Le Parisien a révélé, mercredi 16 septembre, que le Paris Saint-Germain avait décidé de resserrer sa campagne de soutien au Ballon d'Or autour de deux joueurs : Ousmane Dembélé, le tenant du titre, et Khvicha Kvaratskhelia, désigné meilleur joueur de la dernière Ligue des champions. Fabian Ruiz, troisième candidat parisien crédible, n'en fait plus partie, alors que les votes viennent de s'ouvrir.
L'information a été reprise le jour même par CulturePSG (16 septembre, 17h09) et Foot Mercato (16 septembre, 16h27), qui décrivent la même logique. Le site parisien résume la décision d'une formule : le club « commence à compresser, pour ne pas voir les votes disperser les voix ». Football365 a relayé l'information le lendemain matin.
Pourquoi resserrer maintenant
Un seul joueur sera récompensé parmi les trente nommés, et le calendrier explique l'urgence : les votes des jurés viennent d'ouvrir, alors que la cérémonie est fixée au lundi 26 octobre 2026 à Londres. Les suffrages sont donc recueillis avant le verdict, ce qui donne tout son sens à une campagne concentrée sur deux noms plutôt que trois.
Le précédent éclaire la méthode. La saison dernière, le PSG avait clairement fait de Dembélé son numéro 1, mais le dilemme était, selon CulturePSG, « beaucoup moins pointu ». Cette fois, Paris doit arbitrer entre deux dossiers solides, et l'hypothèse d'un resserrement à un seul nom n'est pas écartée : Foot Mercato évoque la possibilité que le club valorise une candidature unique au fil de la campagne et des performances.
Fabian Ruiz, le doublé sans la vitrine
Écarté, Fabian Ruiz présente pourtant l'argument le plus rare : il est le seul joueur à avoir remporté la Ligue des champions et la Coupe du monde la saison passée, avec le PSG puis l'Espagne. Mais le milieu a manqué plusieurs mois de compétition, blessé de janvier à mai, et il souffre d'un déficit de mise en lumière, faute d'être un joueur de statistiques comme ses deux coéquipiers, souligne Foot Mercato.
La semaine précédente, les trois hommes avaient pourtant posé ensemble : une interview croisée accordée à The Athletic, puis une Une de France Football samedi, où Dembélé et Kvaratskhelia apparaissaient aux côtés de l'Espagnol. Cette mise en avant collective avait une limite évidente, relève CulturePSG : il est impossible de récompenser les trois.
Dembélé et Kvaratskhelia, deux profils, deux handicaps
Ousmane Dembélé avance avec son statut de tenant du titre, sa place de meilleur buteur de l'équipe et une demi-finale de Coupe du monde avec les Bleus. Son bémol, rappelle Foot Mercato, tient à une saison un peu moins flamboyante sur le plan statistique et à plusieurs périodes de blessure.
Khvicha Kvaratskhelia a été élu meilleur joueur de la campagne de Ligue des champions remportée par le PSG et a reçu son trophée individuel le 9 septembre au Parc des Princes. Le Géorgien a été décisif sur chaque match à élimination directe à partir du barrage retour, souligne Foot Mercato. Son handicap est structurel : il n'a pas disputé le Mondial, qui pèse lourd dans le vote.
Le fond du dossier est déjà connu : Dembélé refuse de se citer dans son propre top 3 et, les soutiens s'accumulent pour Kvaratskhelia, de Toni Kroos à Michel Platini. Cette fois, ce n'est plus seulement l'avis de ces observateurs qui compte, mais l'arbitrage du club lui-même.
La concurrence et le Classique
La presse cite plusieurs rivaux crédibles : Rodri, Lamine Yamal, Kylian Mbappé, Harry Kane et Michael Olise, auxquels Le Parisien ajoute Jude Bellingham. Aucun club n'échappe à cet arbitrage : le Real Madrid soutiendrait Mbappé plutôt que Bellingham, le Barça miserait sur Yamal plutôt que Rodri et le Bayern sur Kane plutôt qu'Olise, selon Foot Mercato.
Le calendrier parisien peut encore déplacer la ligne. Le Classique à Marseille, dimanche 20 septembre, puis la suite de la campagne donneront, d'après Foot Mercato, une orientation au choix de la direction. La réponse de Dembélé à Kylian Mbappé après la victoire à Brest, au micro de Ligue 1+, a déjà constitué le premier acte de cette séquence.