Pendant que dix-neuf Parisiens rejoignaient leur sélection pour l’une des coupures les plus longues de la saison, Lucas Digne, lui, a vécu une trêve à part. Non retenu par Zinédine Zidane, quelques semaines après avoir été titulaire lors de la Coupe du monde 2026, le latéral gauche de 33 ans a d’abord mis le cap sur Dubaï, avec sa femme et ses enfants. Sur place, il a alterné moments en famille et séances d’entraînement, régulièrement relayées sur ses réseaux sociaux.
Sur Instagram, on l’a vu travailler avec Thomas Ameur, son préparateur physique de longue date — un technicien qu’il connaît depuis dix ans et avec qui il avait déjà préparé son arrivée, cet été, après le Mondial. Une façon de garder le rythme à distance, loin d’un Campus vidé de ses internationaux.
Un retour discret à Paris
Rentré à Paris à la fin du mois de septembre, l’ancien d’Aston Villa poursuit une préparation à distance entamée dès les premiers jours de la trêve. Il retrouvera le Campus en début de semaine avec les autres non-internationaux — Lucas Hernandez, Lucas Beraldo, Lucas Chevalier et Warren Zaïre-Emery — tandis que les internationaux, eux, rentreront au compte-gouttes.
Un début de saison manqué
Le contraste avec son début de saison reste saisissant. Recruté pour un peu moins de 10 M€ afin de doubler Nuno Mendes, Lucas Digne n’a connu qu’une seule titularisation : le Trophée des Champions, perdu à Lens (0-1), où il oublie Florian Thauvin sur le seul but de la rencontre.
La suite n’a rien arrangé : une entrée à Lille (2-2) qui n’a pas convaincu Luis Enrique, 18 minutes en cinq journées de Ligue 1, et même une mise à l’écart du groupe face à Monaco (1-2), début septembre — un choix sportif de l’entraîneur espagnol. Toutes compétitions confondues, son temps de jeu dépasse à peine les 100 minutes. Même la suspension de Nuno Mendes, privé des trois premières journées après son exclusion lors du Trophée des Champions, ne lui a pas ouvert la porte.
Une porte entrouverte face au Mans
« Il veut montrer qu’il n’est pas au PSG par hasard », souffle un proche. Début septembre, le joueur lui-même évoquait « un temps d’adaptation à avoir », faute d’avoir pu suivre une vraie préparation, et promettait de « continuer de travailler pour monter en régime ». Conscient qu’il devra faire mieux à la reprise, il veut voir le positif : son heure pourrait sonner plus vite que prévu.
Le calendrier, justement, plaide pour lui : le PSG reçoit Le Mans au Parc des Princes samedi (20h45), pour la 6e journée de Ligue 1, avant un déplacement à Manchester City en Ligue des champions (mercredi 14), puis Strasbourg (samedi 17). Trois matches en huit jours qui devraient ramener de la rotation — et des minutes à distribuer.
D’autant que sur le flanc gauche, Nuno Mendes a encore beaucoup donné avec le Portugal : titulaire face au Danemark (4-2) puis de nouveau dimanche contre la Norvège (2-1), après avoir déjà fêté sa 50e sélection face au Pays de Galles fin septembre. Un enchaînement qui pourrait bien offrir à sa doublure sa première vraie fenêtre dès samedi.
Reste à transformer ce travail de l’ombre en minutes, puis en performances. La réception du Mans, au Parc des Princes, sera sa première occasion de le prouver.