Trois apparitions, une seule entrée en jeu en Ligue 1, une mise à l’écart face à Monaco : recruté cet été à Aston Villa pour doubler Nuno Mendes, Lucas Digne n’a pas encore trouvé sa place au Paris Saint-Germain. Pendant la trêve internationale, le latéral de 33 ans n’a pas coupé avec le travail : il s’entraîne à Dubaï avec la structure SPS Performance, en attendant la reprise du 10 octobre contre Le Mans.
Trois matches, puis plus rien
Lancé titulaire au Trophée des Champions perdu à Lens (0-1), il a ensuite perdu du terrain dans la hiérarchie : face à Rennes puis à Lille, Luis Enrique a préféré des solutions internes — Lucas Hernandez, Lucas Beraldo ou Warren Zaïre-Emery — plutôt que de lancer sa recrue. Le bilan est maigre : deux entrées en jeu, 18 minutes à Lille et 26 face au Slovan Bratislava (6-1), un peu plus de 100 minutes toutes compétitions confondues, et aucune titularisation en Ligue 1.
La veille, il affichait pourtant sa sérénité en zone mixte : « Si je devais m’inquiéter après trois matches, ce serait triste. C’est une adaptation, ça demande plein de choses. » Le 4 septembre, le couperet tombe : il n’est pas dans le groupe pour PSG – Monaco (1-2). Ni blessure ni sanction — selon L’Équipe, un choix volontaire de Luis Enrique, destiné à pousser un joueur jugé trop installé dans son rôle de doublure.
Sa dernière apparition remonte au 9 septembre. Depuis, plus rien : pas utilisé à Brest, puis de retour dans le groupe au Vélodrome, sans entrer en jeu. Dans le même temps, les échos relayés par la presse font état de critiques internes : un manque d’implication supposé, selon Foot01, et un déficit athlétique pointé par L’Équipe, qui souligne toutefois que des coéquipiers l’ont déjà vu venir travailler au Campus pendant ses jours de repos.
Dubaï, pour garder le rythme
Non retenu par Zinédine Zidane pour ce rassemblement des Bleus, alors qu’il avait participé à la Coupe du monde 2026, il a mis le cap sur Dubaï avec sa femme et ses enfants. Sur place, il travaille avec SPS Performance, une structure spécialisée dans l’accompagnement d’athlètes de haut niveau : séances partagées avec Mohamed-Ali Cho (Hull City) et l’ancien Monégasque Helder Costa, sous la direction de son fondateur, Nic St-Maurice. Il relaie ses séances sur ses réseaux sociaux, et a même été aperçu en tenue d’entraînement du PSG.
Les tribunes, elles, ne l’ont pas lâché : face au Slovan Bratislava, le Collectif Ultras Paris avait déployé une banderole à son intention — « Bon retour à la maison Lucas », rapportait But Football Club — et le joueur avait remercié ses soutiens sur Instagram.
La réponse attendue
La reprise s’annonce chargée : le PSG, sixième de Ligue 1 après cinq journées (8 points), reçoit Le Mans le 10 octobre, quatre jours avant un déplacement à Manchester City en Ligue des champions, puis le FC Barcelone au Parc des Princes le 20 octobre.
Trois matches en dix jours : une rotation qui redeviendra une nécessité, et autant de fenêtres possibles pour un joueur encore en quête de temps de jeu — à condition que ce travail à distance porte ses fruits.
Luis Enrique, lui, n’a jamais voulu en faire un cas : « Lucas, je le connais très bien, il n’y a rien de spécial », assurait-il après la défaite contre Monaco, rappelant qu’avec un effectif aussi fourni, « trois joueurs devront être dehors du groupe à chaque match ». Une porte laissée ouverte — mais aucun statut garanti.
À 33 ans et avec 64 sélections, Lucas Digne sait que rien ne lui sera offert sous le maillot parisien. Reste à transformer ces jours de travail à Dubaï en minutes, puis en performances : la reprise du 10 octobre, contre Le Mans, sera l’occasion d’une première réponse.