Le PSG se déplace au Havre ce vendredi 30 octobre (19h00) pour la 9e journée de Ligue 1 avec quatre absents. Trois de ces forfaits sont des lésions musculaires à la cuisse, contractées entre le 17 et le 20 octobre. Le club n'a publié aucun calendrier de retour au-delà de la formule « ces prochaines semaines ».
L'Équipe consacre ce vendredi un article à cette série. Le quotidien rappelle que Paris avait été « épargné par les blessures musculaires lors des deux premières saisons de l'ère Luis Enrique » et qu'il avait déjà traversé « des difficultés similaires à pareille époque l'an dernier ». Il pose la question d'une explication. Le club, lui, n'en a avancé aucune publiquement.
Trois cuisses en quatre jours
Le premier cas tombe le samedi 17 octobre, à Strasbourg. Nuno Mendes termine la rencontre avec une lésion à la cuisse gauche. Le communiqué publié le lendemain évoque une indisponibilité « ces prochaines semaines », sans autre précision. Le latéral portugais n'a pas rejoué depuis.
Trois jours plus tard, le mardi 20 octobre, Paris reçoit le FC Barcelone et s'impose 4-2. Deux joueurs sortent de ce match avec une lésion à la cuisse : Ousmane Dembélé, touché à la cuisse gauche, et Marquinhos, touché à la cuisse droite. Le communiqué du lendemain les renvoie tous les deux en soins pour « ces prochaines semaines ».
Le quatrième absent relève d'une autre catégorie. Khvicha Kvaratskhelia souffre d'une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit, contractée lors de ce même match contre Barcelone. Opéré avec succès à Doha, il a entamé sa rééducation. Sa blessure n'est pas musculaire, et son absence se compte en mois.
« Optimiser la charge d'entraînement »
Interrogé jeudi en conférence de presse, Luis Enrique n'a pas éludé le sujet. « Il y a des joueurs chez qui les blessures sont plus récurrentes que d'autres, c'est donc parfois difficile à contrôler », a-t-il reconnu, selon la retranscription publiée par le club. Il a dit chercher « le maximum de contrôle possible ».
« On cherche à valoriser, à optimiser la charge d'entraînement, pour avoir un minimum de joueurs blessés », a poursuivi l'entraîneur. « Pendant ma carrière d'entraîneur, on a toujours cherché à contrôler ça, il y a eu des moments durs et des moments meilleurs, mais je suis content de ce qu'on cherche à faire. »
Il a refermé la séquence sur une formule qu'il répète depuis le début de saison : « les blessures font partie du football de haut niveau ». Le staff n'a annoncé aucune mesure particulière, et aucune cause unique n'a été désignée.
L'Équipe rappelle de son côté que la méthode du technicien s'est construite dès juillet 2023 sur « un rapport quasi obsessionnel à la nutrition, aux corps et à la répartition si précise de la charge de travail ». C'est cette rigueur, écrit le quotidien, qui a accompagné la montée en puissance athlétique du groupe. La série actuelle interroge donc aussi des outils qui avaient tenu.
Ce que cela change au Havre
Le groupe retenu compte 21 joueurs, sans Kvaratskhelia, Nuno Mendes, Dembélé ni Marquinhos. Mika Godts, absent de l'entraînement de veille pour la naissance de son premier enfant, figure bien dans la liste, comme Désiré Doué et João Neves, également présents.
C'est devant et sur les côtés que Paris paie le plus lourd : plus de latéral gauche titulaire, plus de capitaine en charnière, et les deux ailiers du onze type absents, Kvaratskhelia à gauche et Dembélé à droite. La rotation devient la seule variable d'ajustement, un sujet déjà posé après Lyon.
La compensation est venue du banc. Contre Lyon lundi (2-0), les deux buts ont été inscrits par des entrants : Godts, buteur et passeur en 33 minutes, et Senny Mayulu, buteur en 25 minutes. Quentin Ndjantou, entré pour neuf minutes, a délivré une passe décisive.
Le calendrier ne laisse pas de répit. Après Le Havre, dernier avec deux points en huit journées, Paris enchaîne un déplacement à Villarreal le mardi 3 novembre en Ligue des champions, puis Troyes le samedi 7 novembre. Trois matches en huit jours avec quatre joueurs en moins, dont trois titulaires habituels.
Paris reste leader avec 17 points en huit journées, et le match de ce soir ne devrait pas bouleverser le classement. La vraie question est ailleurs : combien de temps l'infirmerie reste pleine, et combien de semaines le banc peut tenir à ce niveau de rendement.