Ce qu’il s’est pass’e mercredi
Le PSG est rentré de Manchester avec une première dans l’histoire du club : un succès 4-2 à l’Etihad Stadium, mercredi, pour la 2e journée de la Ligue des champions (le récit du match). Mais dans le sillage de cette victoire, un dossier a refait surface : les coups de pied arrêtés. L’Équipe lui consacre un article ce vendredi, quand Luis Enrique, lui, a déjà défendu son équipe.
Paris n’a rien encaissé dans cette phase. Les deux buts mancuniens, eux, sont venus du jeu : Erling Haaland a réduit l’écart de la tête sur un centre d’Iliman Ndiaye (53e), avant de conclure son doublé sur un service d’Ayyoub Bouaddi (75e). Mais sur coups de pied arrêtés, les alertes se sont multipliées dans la surface parisienne.
Le direct de So Foot en a consigné plusieurs. Dès la 11e minute, un corner rentrant a fini sur la barre parisienne, Safonov gêné par Marc Guéhi, l’arbitre sifflant une faute sur le gardien. Juste après la pause, sur un nouveau corner, Joško Gvardiol a encore gagné son duel aérien, sans conséquence, le gardien parisien captant le ballon sans problème.
La plus dangereuse est venue d’un coup franc, à la 69e : la tête de Gvardiol, encore lui, a été détournée sur sa ligne par Nuno Mendes. Onze corners pour Manchester City, deux pour le PSG : les chiffres du match disent la pression subie dans cette phase.
La réponse de Luis Enrique
Interrogé après la rencontre, l’entraîneur parisien n’a pas esquivé le sujet. Sa réponse, rapportée par Planetepsg, tient en deux temps.
« Je pense que nous sommes une des meilleures équipes de Ligue 1 et en Europe sur les coups de pied arrêtés qu’ils soient offensifs, ou défensifs », a-t-il d’abord assuré. Avant de concéder la difficulté du cas mancunien : « Mais si tu joues contre une équipe comme Manchester City, avec des joueurs de grande taille et talentueux, c’est toujours difficile à gérer ce genre d’action. »
La lecture de L’Équipe
Dans son édition de ce vendredi, L’Équipe consacre un article au sujet, sous un titre qui résume l’enjeu : « Taille, profils, carences ». Le constat de départ est paradoxal : « En difficulté sur coups de pied arrêtés mercredi, les Parisiens n’en ont pas subi les conséquences. »
Le quotidien pose alors la question de fond : « Simple alerte ou résurgence de difficultés que l’on pensait évacuées ? » Et il apporte sa nuance sur la sortie de l’entraîneur : « L’entraîneur du Paris-SG n’a pas tout à fait tort mais n’a pas totalement raison non plus. »
Au-delà des frontières, le constat se rejoint : pour la dépêche Keystone-ATS, Manchester City a « fait sa loi sur les coups de pied arrêtés durant toute la rencontre », au point qu’il relève du « petit miracle » que Paris n’ait pas encaissé dans cette phase.
Strasbourg, puis le Barça
Le sujet arrive au cœur d’une semaine chargée : le PSG se déplace à Strasbourg samedi (17h15) pour la 7e journée de Ligue 1 (notre analyse de l’affiche), avant de recevoir le FC Barcelone mardi (21h00) au Parc des Princes, un choc entre les deux premiers de la phase de ligue.
Mercredi, les coups de pied arrêtés n’ont rien coûté au PSG. La question posée par L’Équipe, elle, reste ouverte : alerte passagère, ou faille à surveiller avant le choc face au Barça ?