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Mercato : le PSG veut prolonger Ndjantou et faire signer Boly

Le PSG a entamé des discussions pour prolonger Quentin Ndjantou, 19 ans, et négocie le premier contrat professionnel de David Boly, 17 ans, selon RMC Sport. Deux Titis, deux statuts contractuels, une même logique de verrouillage.

Luis Enrique lors d'un entraînement du Paris Saint-Germain.
Photo d'illustration : Luis Enrique lors d'un entraînement du PSG. · Crédit photo : Icon Sport

Le Paris Saint-Germain travaille sur deux dossiers de jeunes joueurs en parallèle. Selon les informations de RMC Sport, publiées jeudi 29 octobre au soir, le club a entamé des discussions pour prolonger Quentin Ndjantou (19 ans) et négocie la signature du premier contrat professionnel de David Boly (17 ans). Aucune signature n’est actée à ce stade.

Deux contrats, deux logiques

Ndjantou est déjà professionnel. Il a signé son premier bail en juillet 2025, et son contrat court jusqu’en juin 2028. Paris veut le lier au club pour les cinq prochaines années, selon RMC Sport. Boly, lui, n’a pas encore de contrat professionnel : les négociations portent sur un premier bail de cinq ans, que la nouvelle législation autorise pour les joueurs majeurs.

La différence de statut n’est pas anecdotique. Pour Ndjantou, il s’agit de sécuriser un joueur déjà intégré au groupe et de repousser une échéance fixée à juin 2028. Pour Boly, il s’agit d’abord de le faire entrer dans le cadre professionnel. Le latéral droit aura 18 ans le 22 janvier 2027, date à partir de laquelle ce type d’accord devient possible.

La Formule 1 de Luis Enrique

Sur le terrain, Ndjantou n’a joué que neuf minutes contre Lyon, lundi 26 octobre. Entré à la 81e, il a décalé Mika Godts pour le but du 2-0 à la 84e. Luis Enrique en a fait un exemple après la rencontre : « Ndjantou, par exemple, c’est une Formule 1, c’est une machine ! »

L’entraîneur parisien a complété sa réponse devant la presse : « Pour nous, en tant que club, les titis sont importants. Ils ont montré qu’ils méritaient du temps de jeu. On tâchera de leur en donner. » Ces propos, recueillis par L’Équipe le 27 octobre, rappellent aussi la contrainte : « La concurrence est très forte. »

RMC Sport insiste sur la polyvalence de Ndjantou, appréciée par l’ensemble du club et par Luis Enrique en premier lieu. Le média précise la réserve qui accompagne ce type de projection : en interne, on estime que si le joueur de 1,82 m ne se blesse pas, son avenir s’écrira sur le long terme avec le PSG.

Boly, le poste qui manque

À 17 ans, Boly est un latéral droit de 1,81 m, un profil rare dans l’effectif parisien : selon RMC Sport, Hakimi est le seul joueur formé à ce poste dans le groupe professionnel. Le club le considère comme un candidat à la rotation à moyen terme. Il a déjà disputé un match de Coupe de France la saison passée.

Le joueur est courtisé, mais il ne souhaite pas faire jouer la concurrence, indique RMC Sport, et estime être dans le plus grand club du monde. Il s’entraînait encore avec le groupe jeudi 29 octobre, à la veille du déplacement au Havre.

Dans la même vague que Doué et Kvara

Les deux dossiers s’inscrivent dans une séquence plus large. RMC Sport rappelle que les discussions ont débuté avec Désiré Doué autour d’une prolongation, et qu’elles se poursuivent avec Khvicha Kvaratskhelia malgré sa grave blessure au genou, contractée cet automne. Paris verrouille les cadres et les jeunes au même moment.

Le mouvement a démarré début septembre, avant PSG-Monaco : le club avait officialisé six prolongations au rond central du Parc des Princes, dont celles de Luis Enrique (2030), Lucas Beraldo, Senny Mayulu, João Neves et Willian Pacho (2031). Ce cycle de signatures a installé la méthode : prolonger tôt, avant que l’échéance ne devienne un sujet.

Ce que cela dit de la rotation

La hiérarchie reste dense. Le PSG joue au Havre ce vendredi 30 octobre (19h00), avec cinq absents, et enchaîne trois rencontres en huit jours. Luis Enrique l’a répété après Lyon : « ils méritent de jouer plus de minutes, c’est difficile de jouer dans cette équipe ».

Prolonger Ndjantou et Boly revient donc moins à promettre du temps de jeu qu’à sécuriser un actif. Le contrepoint est apparu cette semaine : l’exil des Titis que Paris ne parvient pas à retenir est devenu un sujet interne. Deux contrats signés ne règlent pas la question des minutes.

Aucun calendrier n’a été communiqué, et le club n’a rien officialisé. Le signal, lui, est net : Paris préfère négocier aujourd’hui plutôt que d’attendre la dernière année de contrat. Reste à savoir si cette sécurisation s’accompagnera de temps de jeu, seule mesure qui compte pour des joueurs de 17 et 19 ans.

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