Le Paris Saint-Germain a frappé un grand coup : vainqueur de Manchester City (4-2) mercredi soir à l’Etihad Stadium, pour la 2e journée de la phase de ligue de la Ligue des champions, il a construit son succès en trente-deux minutes éclatantes avant de résister au réveil mancunien. Désiré Doué est l’homme du match selon les données SportMonks (8,44).
Paris a d’abord livré un premier acte de gala. Après dix minutes de pressing mancunien, les hommes de Luis Enrique ont signé une sortie de balle de dix passes en vingt secondes, conclue par une frappe précise de Doué au ras du poteau gauche de Donnarumma (0-1, 13e). Deux minutes plus tard, l’ailier servait Dembélé, buteur de la tête au deuxième poteau (0-2, 15e) ; à la 32e, Vitinha a ajouté un troisième but d’une frappe limpide (0-3). Et pour la première fois depuis quatorze ans, Manchester City regagnait les vestiaires avec trois buts de retard.
Avant le coup d’envoi, deux choix forts de Luis Enrique : Zaïre-Emery préféré à João Neves dans l’entrejeu, et Maghnes Akliouche titularisé aux côtés de Doué et d’un Dembélé de retour, comme Nuno Mendes dans le couloir gauche. Privé de Mayulu et Longoni, tous deux blessés, le PSG retrouvait en face un visage connu : Gianluigi Donnarumma, l’ancien gardien parisien, dans les buts de Manchester City.
Les notes du PSG
Les notes ci-dessous proviennent des données SportMonks, joueur par joueur.
Désiré Doué (8,44) — 66 minutes, un but (13e) et une passe décisive (15e), deux passes clés et deux grosses occasions créées pour 27 passes réussies. L’ailier a lancé la soirée d’une frappe précise au terme d’une action collective limpide, puis a offert le deuxième but à Dembélé. Remplacé à la 66e par Kvaratskhelia.
Vitinha (8,13) — 90 minutes, un but (32e), trois tirs cadrés sur trois, 46 passes réussies et trois interceptions. Le Portugais a dicté le tempo du récital parisien en première période, avant de tenir le choc quand Manchester City est revenu dans la rencontre.
Ousmane Dembélé (7,54) — 76 minutes, un but (15e), une passe décisive (62e) et trois passes clés. De retour après son repos face au Mans, il a marqué de la tête au deuxième poteau, puis lancé Akliouche sur le quatrième but. Remplacé à la 76e par Ferran Torres.
Matvey Safonov (7,42) — 90 minutes et six arrêts, dont quatre dans sa surface, face au déluge de tentatives mancuniennes. Le Russe a tenu son équipe à flot, privant notamment Haaland d’un triplé (83e), et a été aidé par ses montants, touchés deux fois par les Citizens.
Nuno Mendes (7,36) — 90 minutes, neuf duels gagnés, trois interceptions et sept fautes subies. Chahuté par séquences, le Portugais s’est rattrapé avec un sauvetage sur sa ligne (70e) et a obtenu le penalty de la fin de match, stoppé irrégulièrement par Matheus Nunes.
Maghnes Akliouche (7,28) — 76 minutes, un but (62e), trois passes clés et une grosse occasion créée. Titulaire surprise, il a été impliqué dans l’action du troisième but avant de s’offrir le quatrième d’une frappe enroulée du gauche, mal maîtrisée par Donnarumma. Remplacé à la 76e par João Neves.
Fabián Ruiz (7,12) — 84 minutes, une passe décisive (13e), 40 passes réussies, trois tacles et deux interceptions. Précieux dans la circulation avant la pause, l’Espagnol a ensuite souffert, à l’image du ballon perdu devant Bouaddi qui a précédé le second but d’Haaland. Remplacé à la 84e par Lucas Hernández.
Marquinhos (6,90) — 90 minutes, dix dégagements et 45 passes réussies. Le capitaine a tenu son rang en première période, avant de souffrir comme toute la défense parisienne au retour des vestiaires.
Willian Pacho (6,89) — 90 minutes, trois interceptions et neuf dégagements. Devancé par Haaland sur le but du 1-3 (53e), l’Équatorien a ensuite multiplié les interventions dans sa surface.
João Neves (6,78) — Entré à la 76e à la place d’Akliouche, il a densifié l’entrejeu avec quatre duels gagnés et trois tacles en quatorze minutes.
Achraf Hakimi (6,63) — 90 minutes, sept duels gagnés, six tacles et une passe clé. Solide face à Jérémy Doku avant la pause, le Marocain a souffert face à l’entrant Ndiaye, après avoir effleuré le poteau mancunien d’une tête.
Khvicha Kvaratskhelia (6,62) — Entré à la 66e à la place de Doué, il a apporté une menace supplémentaire en contre-attaque et participé à la conservation du ballon en fin de rencontre.
Lucas Hernández (6,59) — Entré à la 84e à la place de Fabián Ruiz, il s’est installé dans le couloir gauche pour verrouiller la fin de match : une interception et un dégagement en six minutes.
Lucas Beraldo (6,52) — Entré à la 84e à la place de Zaïre-Emery, il a participé au verrouillage final avec une interception et deux passes réussies.
Warren Zaïre-Emery (6,47) — 84 minutes, une passe décisive (32e), cinq duels gagnés et un carton jaune (69e). Préféré à João Neves, il a équilibré l’entrejeu et signé la talonnade décisive pour Vitinha sur le troisième but.
Ferran Torres (6,30) — Entré à la 76e, il a vu son penalty de la 90e repoussé par Donnarumma, privant Paris d’un cinquième but. Une soirée frustrante pour le joueur du mois de septembre.
Côté City
Erling Haaland (8,44) a sonné la révolte : un doublé (53e, 75e) et une barre transversale (74e). Iliman Ndiaye (7,45) et Ayyoub Bouaddi (7,14), entrés à la pause, ont signé les deux passes décisives ; Gianluigi Donnarumma (6,68) a stoppé le penalty de Ferran Torres, mais sa faute de main sur la frappe d’Akliouche (62e) a offert le quatrième but parisien.
Le fait du match : un premier acte de gala
Trois buts en trente-deux minutes, dix passes en vingt secondes sur l’ouverture du score : Paris a livré un premier acte de gala, puis un second de souffrance, sous les vagues mancuniennes. City a touché deux montants et obtenu un penalty en fin de match, sans jamais réussir à recoller complètement.
Vainqueur 4-2, le champion d’Europe signe la première victoire de son histoire à l’Etihad Stadium et enchaîne un deuxième succès en deux journées de Ligue des champions.
« La première mi-temps a montré ce que nous voulons faire en tant qu’équipe. […] On a souffert en 2e mi-temps. Ils auraient mérité de marquer plus de buts. On aurait pu perdre dans ce match », a reconnu Luis Enrique après la rencontre, avant de se projeter vers la réception du FC Barcelone : « ce n’est pas important d’être la meilleure équipe maintenant, mais à la fin de la saison. »