Ce jeudi, en fin de matinée, la Ligue de football professionnel n’avait toujours rien officialisé. Le PSG-OL de la 8e journée, programmé dimanche 25 octobre à 20h45 au Parc des Princes, reste pour l’instant à sa case. Mais la demande de report est bien sur la table, et elle vient de haut : la préfecture de police de Paris a écrit à la LFP pour réclamer un décalage. L’information, révélée par Le Parisien, a été confirmée par RMC Sport puis reprise par L’Équipe.
Le motif ne tient pas au football. Un nouveau week-end de manifestations est attendu dans la capitale, une semaine après les violences et les pillages du samedi 17 octobre en marge d’une mobilisation contre la vie chère. Le même dimanche, le Stade de France accueille le premier match de saison régulière de NFL en France, entre les New Orleans Saints et les Pittsburgh Steelers, à 14h30. Deux événements, un seul stock de forces de l’ordre.
La LFP n’est pas favorable à un changement de jour, rappelle RMC Sport. Mais sur ce dossier, ce sont les autorités qui ont le dernier mot, et le football professionnel devra s’adapter. La décision est attendue ce jeudi.
Ce qui plaide pour le lundi
Mercredi soir, L’Équipe a avancé que le match avait de bonnes chances d’être décalé au lundi 26 octobre, à 20h45. Un glissement de 24 heures, a priori la solution la moins coûteuse pour le calendrier : elle ne touche ni la journée suivante, ni la préparation du match d’après.
Le week-end a déjà montré que la LFP savait plier. Toulouse-Troyes, prévu samedi à 17h15, a été décalé à dimanche 17h15. Et Montpellier-Red Star, en Ligue 2, a été reporté au lundi 26 octobre à 20h45. La case du lundi soir est donc déjà ouverte dans le calendrier professionnel.
Autre élément qui pousse dans ce sens : le Parc des Princes a accueilli PSG-Barça mardi soir sans incident signalé, malgré les couvre-feux partiels instaurés dans plusieurs villes. Un match de semaine tient. Un dimanche après-midi de manifestations doublé d’un match de NFL au Stade de France, beaucoup moins.
Pour Paris, l’enjeu sportif est double. Un report offrirait 24 heures de récupération supplémentaires à un effectif amputé avant une affiche au sommet : l’OL est leader avec 14 points, le PSG suit à la différence de buts. Mais il tasserait aussi la suite du calendrier parisien.
Le caillou du Ballon d’Or
Le report tomberait sur une soirée particulière. La 70e cérémonie du Ballon d’Or se tient lundi 26 octobre au London Palladium, à 21 heures (heure française), présentée par Thierry Henry et la journaliste Kate Scott. Un coup d’envoi à 20h45 au Parc des Princes, c’est mathématiquement zéro Parisien sur le tapis rouge.
Le PSG a de quoi être concerné : dix de ses joueurs figurent parmi les trente nommés, un record. Ousmane Dembélé, tenant du titre, Achraf Hakimi, Khvicha Kvaratskhelia, Marquinhos, Nuno Mendes, João Neves, Willian Pacho, Fabián Ruiz, Ferran Torres et Vitinha.
Le précédent est récent, et il est douloureux. La saison passée, le Classique OM-PSG avait été décalé au lundi 22 septembre, jour de la cérémonie. Le match avait été avancé à 20 heures, ce qui n’avait pas suffi : plusieurs Parisiens avaient manqué le sacre d’Ousmane Dembélé. Cette fois, selon RMC Sport, seuls les blessés (Dembélé, Marquinhos, Nuno Mendes) pourraient éventuellement faire le déplacement à Londres.
Un effectif déjà à l’os
Car l’infirmerie parisienne s’est remplie mardi soir. Khvicha Kvaratskhelia souffre d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit et sera opéré dans les prochains jours, pour plusieurs mois d’absence. Ousmane Dembélé est touché à l’ischio-jambier gauche, avec une absence estimée à environ trois semaines par Le Parisien et RMC Sport. Marquinhos soigne le haut de la jambe droite, Nuno Mendes est forfait. RMC Sport précise que Dembélé, Marquinhos et Nuno Mendes ne participeront de toute façon pas à la rencontre face à Lyon.
Reste une question simple, et elle sera tranchée dans la journée : le PSG-OL se joue-t-il dimanche 25 octobre à 20h45, ou lundi 26 octobre à la même heure ? Le club n’a rien officialisé, la LFP non plus. Tout dépend désormais du calendrier des manifestations et du nombre de policiers disponibles, pas de la forme de l’OL ni de celle du PSG.