Le PSG se déplace au Havre vendredi 30 octobre, pour la 9e journée de Ligue 1 (19h00, Ligue 1+, arbitre François Letexier). Leader avec 17 points, il affronte la lanterne rouge, qui n’a toujours pas gagné cette saison (deux nuls, six défaites).
Cinq joueurs manquaient à l’entraînement de veille. Luis Enrique s’est présenté en conférence de presse au Campus de Poissy, jeudi en début d’après-midi, avec un groupe toujours privé de quatre blessés et une absence plus inattendue.
Quatre blessés et une naissance
Le point médical diffusé jeudi matin n’apporte aucune embellie : Marquinhos, Nuno Mendes et Ousmane Dembélé « poursuivent leurs soins », indique le club. Khvicha Kvaratskhelia, opéré avec succès du genou droit mardi à Doha après une rupture du ligament croisé antérieur, entame sa rééducation.
La cinquième absence est d’une autre nature. Mika Godts, buteur contre Lyon lundi, était excusé par le staff parce qu’il attend son premier enfant. Sa participation au déplacement en Normandie reste à confirmer.
Interrogé sur l’intégration du Belge de 21 ans, Luis Enrique a répondu : « Ce sont des choses typiques et habituelles dans les temps d’adaptation dont ont besoin les joueurs. Mika est venu en début de saison, on est content de son adaptation. Il faut rester prêt et calme pour profiter de chaque joueur. »
Le reste du groupe est stable. Alessandro Longoni, de retour à l’entraînement collectif cette semaine, fait partie des trois gardiens présents. David Boly était là, comme Vitinha, touché à la cheville à la 76e minute contre Lyon mais resté en jeu jusqu’au bout.
Interrogé sur la répétition des blessures musculaires, l’entraîneur a refusé d’y voir un accident : « Il y a des joueurs plus adaptés à ne pas se blesser, d’autres qui se blessent de façon plus récurrente quand ils font des efforts très intenses. C’est difficile à contrôler. »
Le Havre, l’adversaire qui centre le plus
Le club normand sort d’une défaite 4-3 à Marseille dimanche, après avoir été mené de quatre buts. Luis Enrique a regardé ce match sans y voir de miracle : « J’ai vu des petits moments face à l’OM, ce n’était pas une remontada. »
Il se méfie d’un adversaire qui n’a pris que deux points en huit journées : « Cela n’a jamais été facile de jouer là-bas et demain ce ne sera pas une exception. Ils ont deux attaquants dans l’axe, des pistons, c’est l’équipe de Ligue 1 qui centre le plus. On a eu des problèmes à chaque fois face à eux. »
Paris arrive avec huit victoires consécutives toutes compétitions confondues, et un point d’avance seulement sur Rennes avant cette 9e journée. Un faux pas en Normandie coûterait la première place.
Le dossier Digne
Lucas Digne joue moins ces dernières semaines, et la question a été posée sans détour. Luis Enrique n’a pas esquivé : « Il a de l’expérience à très haut niveau, il parle français, donc tu penses qu’il va s’adapter très vite, mais parfois c’est l’inverse : le joueur que tu penses le moins adapté s’adapte très vite. »
L’entraîneur parisien a surtout retenu son utilité : « On est sûr qu’il va être très important pour nous. » Il assure chercher à réduire son temps d’adaptation pour retrouver la meilleure version du latéral gauche de 33 ans.
Safonov, Doué, Vitinha : les éloges
Matvey Safonov a eu droit à un compliment appuyé : « C’est un gardien très adapté à ce que nous cherchons et aimons comme football moderne. » Luis Enrique a ajouté qu’il était « très courageux » et qu’il continuait à s’améliorer.
Désiré Doué a été décrit comme un joueur à part, à condition de le protéger du bruit extérieur : « C’est le plus difficile pour moi. Je le connais parfaitement, il a une capacité de travail incroyable et a la volonté de toujours aider l’équipe. »
Vitinha, élu homme du match contre Lyon, reste sous-évalué à ses yeux : « Au Ballon d’Or, il n’a pas été là où il mérite d’être. »
Sur le classement du Ballon d’Or, il n’a rien voulu livrer : « Rien. Je suis très content que ce soit terminé. C’est le plus positif. »
Une réponse à distance sur le record
Une question portait sur le record de victoires d’un entraîneur au PSG, qu’il peut décrocher vendredi. La réponse est restée générale : « Je suis vieux, ou suffisamment vieux pour savoir quel type de musique et de bruit il y a autour des grands clubs. C’est un moment très positif pour moi, les joueurs, pour l’équipe. »
Le match se joue vendredi 30 octobre à 19h00 au Stade Océane. Le pronostic et les clés de la rencontre sont détaillés dans notre article du 27 octobre.