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Kvaratskhelia se confie à la BBC : « je pourrais presque être entraîneur »

Il s'est longuement confié à la BBC : Luis Enrique, son transfert au PSG, sa complicité avec Ousmane Dembélé et son ambition d'un triplé en Ligue des champions. À un mois de la cérémonie du Ballon d'Or, Kvaratskhelia assume des objectifs à la hauteur de son nouveau statut.

Le logo du Paris Saint-Germain au Parc des Princes.
Khvicha Kvaratskhelia s'est confié à la BBC cette semaine. Photo d'illustration : le logo du Paris Saint-Germain au Parc des Princes. · Crédit photo : Icon Sport

En pleine trêve internationale, Khvicha Kvaratskhelia a accordé un long entretien à la BBC. L’ailier de 25 ans y revient sur Luis Enrique, son transfert au PSG, sa complicité avec Ousmane Dembélé et ses ambitions, à un mois de la cérémonie du Ballon d’Or.

Le contexte n’est pas anodin : le Géorgien traverse un début de saison parisien délicat, déjà passé au crible dans notre analyse chiffrée. Le meilleur joueur de la dernière Ligue des champions ne se cache pas, mais préfère insister sur tout ce qu’il apprend au quotidien à Paris.

« Je pourrais presque être entraîneur dès aujourd’hui »

Le premier hommage, le plus appuyé, va à son entraîneur. « Je pense avoir énormément appris. Mentalement, physiquement, j’ai beaucoup progressé, et ma compréhension du football s’est considérablement enrichie », raconte Kvaratskhelia à la BBC.

Puis vient la phrase qui dit tout : « Avec tout ce que j’ai appris, je pourrais presque être entraîneur dès aujourd’hui ! Être avec lui, c’est apprendre quelque chose chaque jour. Mentalement, physiquement, psychologiquement, il vous transforme. »

Le Géorgien détaille encore l’exigence du quotidien : « Il vous donne constamment des leçons pour que vous soyez toujours prêt. Si vous avez une seule minute à jouer, vous devez être prêt. » Avant de résumer : « Avec ce coach, il faut simplement écouter ce qu’il vous dit, appliquer ses consignes et donner 100 % sur le terrain. »

Un hommage qui dit beaucoup de la méthode de l’Espagnol, arrivé en 2023, et de l’autorité qu’il s’est construite au fil des saisons.

« Je n’ai pas hésité une seconde »

L’entretien revient aussi sur le choix qui a tout déclenché : son arrivée au PSG. « Rejoindre le PSG a représenté une nouvelle étape, car le PSG est l’un des plus grands clubs de l’histoire du football. J’étais extrêmement fier de venir ici », raconte-t-il.

« Bien sûr, j’avais d’autres offres, mais quand j’ai parlé avec le président et avec Luis Enrique, je n’ai pas hésité une seconde. Quand ils m’ont présenté le projet et la manière dont ils me voyaient, j’ai dit à mon agent et à mon père : ne discutez même pas avec les autres clubs. Je vais là-bas. »

« Je savais que je pouvais réussir dans cette équipe », ajoute-t-il. Un choix que le temps a largement validé : entre-temps, l’ailier a remporté deux Ligues des champions d’affilée et s’est installé parmi les cadres du vestiaire parisien.

Dembélé, une entente « vraiment facile »

Autre temps fort de l’entretien : sa relation avec Ousmane Dembélé. « C’est vraiment facile de le comprendre, car sa vision du foot permet cela. Tu as juste à faire un appel, il va te faire une passe décisive facilement », décrit Kvaratskhelia.

Il s’appuie même sur un souvenir précis : « Face au Bayern, sur ma passe décisive, je sais où il va se trouver, où il va se démarquer, et je lui ai donné le ballon. » Dans ce même entretien croisé, le Ballon d’Or 2025 lui renvoie la balle : « Ma relation en foot avec Kvara est électrique. On va provoquer les adversaires en un contre un, les échanges sont fluides, avec ces qualités. »

Leur complicité existait d’ailleurs bien avant leur rencontre à Paris : « Quand j’étais à Naples, Ousmane m’a suivi sur Instagram. Au début, je pensais juste qu’il s’était trompé », s’amuse le Géorgien, avant de conclure : « Maintenant, nous sommes amis. »

Trois Ligues des champions d’affilée ? « Tout est possible »

Interrogé par BBC Sport sur la perspective d’un triplé européen, l’ailier n’a pas éludé : « Gagne trois Ligues des Champions d’affilée ? Je pense que tout est possible. La première était difficile, mais nous l’avons faite, la deuxième était difficile, mais nous l’avons faite, donc tout est possible avec le travail, et avec la faim de gagner des titres ! »

« Je pense que cette équipe a la capacité de tout gagner ! Donc je pense que nous pouvons le faire », a-t-il ajouté. Le message, en tout cas, est clair : le double tenant du titre ne compte pas s’arrêter en route.

Ballon d’Or : « C’est un plaisir et je suis fier »

À un mois de la cérémonie du 26 octobre, Kvaratskhelia figure parmi les trente nommés au Ballon d’Or 2026. « Être prétendant au Ballon d’Or, c’est déjà un plaisir d’être parmi ces joueurs dans la course. J’ai déjà le sentiment d’avoir fait quelque chose de spécial l’année dernière, je suis vraiment heureux et on verra ce qu’il se passera », confie-t-il.

Le Géorgien mesure aussi ce que sa présence à ce niveau représente pour son pays : « Je suis heureux de représenter la Géorgie, un petit pays. Les petits enfants savent que même s’ils viennent d’un petit pays, ils peuvent accomplir ce genre de choses. »

À l’approche du match de Ligue des nations entre la Géorgie et l’Irlande du Nord, ce vendredi, une autre comparaison accompagne son nom : celle avec George Best, sacré en 1968, l’Irlande du Nord restant le plus petit pays par sa population à avoir produit un Ballon d’Or. « Bien sûr que je le connais », répond Kvaratskhelia. « Il y a longtemps, certaines personnes m’ont dit que, même dans ma façon de jouer, je lui ressemble. Je n’en suis pas sûr, parce qu’il était l’un des meilleurs de l’histoire du football, et c’est un plaisir, et j’en suis fier. »

Ces confidences tombent à un moment où son début de saison parisien reste scruté. De quoi nourrir l’appétit plutôt que les doutes : « Je continue simplement à travailler et à m’entraîner. Je reste le même, je ne veux rien changer. On verra ce qui se passera. »

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