Le Paris Saint-Germain a frappé un grand coup, mercredi à l’Etihad, en battant Manchester City (4-2) pour la 2e journée de Ligue des champions. Ousmane Dembélé, buteur de la tête au deuxième poteau (15e) et passeur décisif sur le quatrième but (62e), en a été l’un des grands artisans. Mais c’est après le coup de sifflet final qu’il a offert à la soirée son moment le plus savoureux.
Au micro de Canal+, quelques minutes plus tard, le Ballon d’Or 2025 a livré une interview décontractée, drôle et pleine d’autodérision, que L’Équipe a résumée d’un mot : « loufoque ».
« Je vais peut-être demander d’autres vacances »
Le premier échange donne le ton. Interrogé sur les doutes qui ont entouré Paris avant ce grand rendez-vous, Dembélé balaie : « Non, on s’en fout complètement que les gens aient douté de nous. On est en octobre, c’est le deuxième match de Ligue des champions et on reste concentrés. »
Et quand on lui demande s’il n’avait pas envie, ce soir-là, de remettre les pendules à l’heure : « Non, vraiment pas du tout. Il y a eu la trêve internationale. Après, je suis parti en vacances. D’ailleurs, je vais peut-être demander d’autres vacances, si possible... »
Le running gag ne s’arrête plus. Quand le plateau lui suggère que Luis Enrique pourrait encore le libérer ce week-end, il renchérit : « Ouais, c’est possible jusqu’au mois de mars, je pense. C’est le coach qui décide. » Son refuge de vacancier, lui, restera secret : « Avec ma famille, je ne peux pas le dire. » Et sur la Ligue des champions, sa compétition : « Le mardi ou le mercredi, je prends vraiment le plaisir à jouer, surtout quand je reviens de vacances. »
« Ça fait 10 ans qu’on me critique »
C’est Samir Nasri qui déclenche la séquence suivante. Présent sur le plateau, l’ancien international adresse un bravo appuyé à Dembélé, « après tout ce qui a été dit ». Réponse du principal intéressé, hilare : « De toute façon, ça fait 10 ans qu’on me critique, donc ça ne va pas changer. Mais merci, Samir. On sait ce que c’est. »
Une pique légère adressée aux critiques nées pendant la trêve internationale, où son rendement avec les Bleus avait une nouvelle fois fait débat. Depuis l’été, ses périodes de repos comme son temps de jeu alimentent les conversations. Le principal intéressé, lui, préfère en rire : sourire, vannes, et réponse sur le terrain.
« On joue Le Havre, je crois ? »
En fin d’entretien, Dembélé déroule pourtant très sérieusement sur son corps : « Bien sûr, je suis un footballeur, j’aime jouer tous les matchs. Après, sur 70, comme j’ai dit, 60, 70 matchs dans la saison, je peux pas tous les jouer. » Il assume : « Il faut savoir souffler. » Puis enchaîne, sûr de lui : « Voilà, on joue Le Havre, je crois, samedi, c’est ça ? »
« Strasbourg », corrige le plateau, sous les rires. « J’espère jouer... », glisse l’ailier, qui s’amuse ensuite du sujet de sa Normandie natale : « Moi, je connais, c’est mon coin, c’est mon coin. »
Une bourde que L’Équipe a relevée dans la nuit, non sans malice : c’est bien à Strasbourg que le PSG se déplace samedi, pour la 7e journée de Ligue 1 (17h15).
Un temps de jeu géré avec précaution
Sa saison est gérée à la carte. Après le nul à Rennes fin août, une première semaine de repos avait suivi. Avant Manchester City, il a de nouveau été préservé, laissé au repos avec Nuno Mendes pour la réception du Mans. Selon L’Équipe, il n’a d’ailleurs été titulaire que trois fois en six journées de Ligue 1. En Ligue des champions, le rendement ne souffre pas de cette gestion : trois buts en deux matches cette saison, dont celui de mercredi.
Reste à savoir si le staff le jugera d’attaque pour le déplacement en Alsace, après un début d’automne passé à alterner les grands soirs et les mises au repos. Buteur et passeur face à City, Dembélé a en tout cas prouvé que, dans les rendez-vous qui comptent, il répondait toujours présent. Vacances ou pas.