À l’heure de la trêve internationale, le recrutement estival du Paris Saint-Germain livre un premier verdict. Après cinq journées de Ligue 1 et une entrée en lice en Ligue des champions, Le Parisien a posé la question, lundi 21 septembre : entre « débuts extraordinaires » et « pas le rendement espéré », que valent vraiment ces recrues ? Cinq arrivées pour un peu plus de 150 M€, cinq profils, cinq histoires déjà bien différentes.
Ferran Torres, la recrue déjà décisive
Arrivé du FC Barcelone contre 48,5 M€, l’Espagnol est la recrue la plus décisive : sept buts en six matches, dont quatre en Ligue 1, pour seulement 252 minutes de championnat. Un doublé à Rennes, un triplé contre le Slovan Bratislava, le seul but parisien à Brest et l’ouverture du score au Vélodrome (66e), sept minutes après son entrée en jeu.
Ses sept réalisations sont venues de ses sept premiers tirs cadrés, souligne CulturePSG, pour qui seul Zlatan Ibrahimović avait fait mieux sur ses six premiers matches parisiens, avec huit buts. Ferran Torres partage la tête du classement des buteurs de Ligue 1 avec quatre réalisations et va récupérer son badge de meilleur buteur le 10 octobre, contre Le Mans.
Reste la question de son statut : trois de ses cinq apparitions en championnat sont intervenues en sortie de banc, dont celle du Vélodrome. Sa capacité à débuter les grandes affiches fait débat, comme nous l’évoquions le 21 septembre.
Mika Godts, le temps de l’apprentissage
Il est le seul à n’avoir pas encore connu la moindre titularisation : Mika Godts, 21 ans, arrivé de l’Ajax pour environ 45 M€, est entré en jeu lors des six matches officiels du PSG depuis la reprise. Toujours en cours de rencontre, pour 117 minutes de Ligue 1 et 26 minutes en Ligue des champions — et une passe décisive à Lille, sur le but de Vitinha.
Ses entrées ont montré une vraie percussion — 45 minutes dès ses débuts à Rennes — mais aussi des passages plus discrets : treize minutes à Brest, dix dans le Classique. Le Parisien range ses premières semaines parmi les « moins convaincantes », quand le staff a fixé deux axes de progression, selon L’Équipe : le travail sans ballon et la variété dans la prise d’initiative.
Maghnes Akliouche, la recrue la plus utilisée
Maghnes Akliouche s’est imposé comme la recrue la plus utilisée : huit matches officiels sur huit possibles, cinq titularisations, 422 minutes toutes compétitions, plus que Ferran Torres (324). L’ancien Monégasque, arrivé contre 50 M€, a même débuté la Supercoupe d’Europe et le Trophée des Champions en août.
Une confiance qui se prolonge : après la victoire contre le Slovan Bratislava — où il a délivré sa première passe décisive —, Luis Enrique a insisté sur un joueur qui « s’adapte le plus vite » au jeu demandé, alors que le Parisien était critiqué sur Canal+ pour son manque d’influence. Sa disponibilité défensive et ses appels en profondeur, souligne Football365, composent sa valeur d’usage.
Dernière preuve de son intégration : appelé par Zinédine Zidane lundi 21 septembre pour suppléer Warren Zaïre-Emery chez les Bleus, où il compte dix sélections pour un but.
Lucas Digne, l’adaptation la plus laborieuse
Doublure désignée de Nuno Mendes, recrutée pour environ 7 M€ en provenance d’Aston Villa, Lucas Digne n’a pas encore trouvé son rythme. Titulaire lors du Trophée des Champions perdu à Lens (0-1), il a été pris dans son dos par Florian Thauvin sur l’unique but, avant d’être écarté du groupe face à Monaco, début septembre, pour des « raisons sportives » selon L’Équipe.
Depuis, le latéral de 33 ans n’a eu droit qu’à deux entrées en jeu : 18 minutes à Lille et 26 minutes face au Slovan Bratislava. Un peu plus de 100 minutes toutes compétitions, le total le plus faible des recrues, alors qu’il n’a plus été utilisé à Brest ni à Marseille.
Le Parisien avait détaillé cette mise à l’écart dès le 4 septembre : Luis Enrique lui avait préféré Lucas Hernandez et Warren Zaïre-Emery, milieu de formation, dans le couloir gauche pendant la suspension de Nuno Mendes, et ses débuts ont été jugés « moins convaincants ».
Khalil Ayari, un dossier à part
Cinquième recrue de l’été, Khalil Ayari ne s’inscrit pas dans le même tempo. L’ailier tunisien de 21 ans, arrivé en 2025 depuis Stade Tunisien, a vu son option d’achat levée au terme de sa première saison, pour un contrat définitif depuis le 1er juillet 2026.
Le 4 août, le PSG l’a prêté pour une saison à Dunkerque, en Ligue 2, sans option d’achat. Passé par le Mondial 2026 avec la Tunisie, il n’a pas disputé la moindre minute avec l’équipe première : impossible, donc, d’évaluer son apport pour l’instant.
Ce qu’il faut retenir
« Je suis content de tous nos nouveaux joueurs, car ils nous apportent tous quelque chose de très important pour continuer à grandir », a résumé Luis Enrique après le Classique. Dans les faits, le bilan est contrasté : une réussite immédiate, des adaptations en cours et un PSG seulement sixième de Ligue 1 après cinq journées, à cinq longueurs de Monaco.
La séquence d’octobre servira de juge de paix : Le Mans au Parc des Princes le 10 octobre (20h45), un déplacement à Manchester City en Ligue des champions le 14, puis la réception de Barcelone le 20. D’ici là, une évidence : si Ferran Torres continue sur ce rythme, le recrutement estival aura tenu sa promesse principale.