Ligue des champions

PSG – Barça : sans Nuno Mendes, qui pour défendre sur Lamine Yamal ?

Nuno Mendes manquera le FC Barcelone, et cette phrase déplace tout le débat du côté gauche. Touché à la cuisse gauche samedi à Strasbourg, le latéral portugais est absent pour plusieurs semaines. Mardi (21 heures) au Parc des Princes, Luis Enrique doit choisir qui affrontera Lamine Yamal, avec trois options et aucune évidence.

Lucas Hernandez à l'entraînement avec le PSG au Campus de Poissy.
Photo d'illustration : Lucas Hernandez à l'entraînement avec le PSG au Campus de Poissy, à la veille du choc contre le FC Barcelone. · Crédit photo : Icon Sport

Nuno Mendes manquera le FC Barcelone, et cette phrase déplace tout le débat du côté gauche. Touché à la cuisse gauche samedi à Strasbourg, le latéral portugais est absent pour plusieurs semaines. Mardi (21 heures) au Parc des Princes, Luis Enrique doit donc choisir qui affrontera Lamine Yamal. Aucune des solutions disponibles ne s’impose.

Ce que Mendes apportait, que personne ne remplace

Le Portugais n’est pas seulement le titulaire du poste. Selon L’Équipe, il avait largement dominé son duel avec Lamine Yamal en huitièmes de finale du Mondial, lors de la victoire de l’Espagne contre le Portugal (1-0). Sa capacité à couvrir seul toute la longueur du couloir permettait à Paris de rester haut et large, sans sacrifier un joueur pour venir l’épauler.

La série actuelle dit la même chose autrement. Les six victoires consécutives toutes compétitions confondues ont démarré avec son retour dans le couloir gauche, après trois matches de suspension. Depuis, Paris n’a plus perdu. Le forfait de dimanche tombe donc au pire moment, à la veille d’un choc qui vaut provisoirement la première place de la phase de ligue.

Yamal arrive lancé

L’ailier catalan sort d’un match plein. Samedi, il a marqué et délivré une passe décisive lors du 5-2 du Barça sur la pelouse du Betis Séville. Sur la saison, RMC Sport recense neuf buts et dix passes décisives en onze apparitions. Pour un latéral, cela signifie quatre-vingt-dix minutes sans relâche, face à un joueur qui repique sur son pied gauche dès qu’il touche le ballon.

Lucas Digne, la solution logique et ses fissures

Sur le papier, Lucas Digne est le numéro 2 du poste, recruté cet été pour faire souffler Mendes. À 33 ans, il a débuté les deux derniers matches de Ligue 1, contre Le Mans puis à Strasbourg, après deux mois passés sur le banc, voire hors du groupe. La titularisation ressemble à une évidence. Elle ressemble aussi à un choix fragile.

La prestation de samedi n’a pas levé les doutes. RMC Sport compte 247 minutes de jeu en cinq apparitions toutes compétitions, dont 26 en Ligue des champions. Selon L’Équipe, la façon dont il s’est situé avec Lucas Hernandez sur l’ouverture du score strasbourgeoise a illustré ses difficultés à gérer un danger qui s’invite entre lui et le défenseur central.

Il existe surtout un précédent lourd. En demi-finale du Mondial, le 14 juillet à Dallas, Digne a concédé un penalty sur Lamine Yamal à la 22e minute, avant d’être remplacé à la 72e. L’Espagne s’est imposée 2-0. Foot Mercato parle d’un duel à dimension psychologique, ce qui n’est pas anodin pour un latéral qui cherche déjà ses repères.

Lucas Hernandez, le profil défensif et le doute physique

L’option inverse consiste à choisir un défenseur. Lucas Hernandez, 30 ans, offre un profil plus rugueux, plus intense dans le contact, avec l’expérience des grands rendez-vous. Luis Enrique l’a déjà essayé à ce poste cette saison : c’est lui qui avait débuté à gauche à Rennes (2-2), le 23 août, pendant la suspension de Mendes.

Le problème est ailleurs. Hernandez est désormais utilisé davantage dans l’axe : samedi à Strasbourg, il a joué défenseur central. Sa vitesse de recouvrement face aux accélérations de Yamal reste une inconnue, et sur ce poste le moindre retard se paie immédiatement.

Warren Zaïre-Emery, le bricolage déjà testé

La troisième piste est celle d’un milieu. Warren Zaïre-Emery, 20 ans, a déjà occupé le couloir gauche pendant la suspension de Mendes : à Lille (2-2) le 28 août, puis contre Monaco (1-2) le 4 septembre, où Lucas Hernandez l’avait relayé à la 63e minute.

Le bilan de ces matches sans Mendes tient en une ligne : 2-2 à Rennes, 2-2 à Lille, 1-2 contre Monaco. Trois rencontres, trois formules différentes, aucune victoire. Le contexte était celui d’un début de saison difficile, mais le constat reste : le poste n’a jamais été réglé en interne.

Zaïre-Emery garde pourtant un argument, la mobilité. Il couvre plus de terrain qu’un défenseur et peut suivre Yamal dans ses déplacements. Le prix est collectif : un milieu déplacé, un ailier obligé de redescendre, une équipe qui perd de la largeur. C’est moins un choix qu’un pansement.

La réponse sera peut-être collective

L’Équipe cite aussi Joao Neves dans une moindre mesure, RMC Sport ajoute Lucas Beraldo. Aucun des deux ne change la nature du problème : Paris n’a pas de doublure au niveau de son titulaire, et le calendrier n’offre aucun match de transition avant le Barça.

D’où l’hypothèse la plus solide, celle d’un dispositif plutôt que d’un nom. Willian Pacho, habitué à l’axe gauche, devrait systématiquement venir épauler son latéral, avec un ailier et un milieu qui glissent pour fermer le couloir. Le titulaire comptera moins que la manière dont le bloc l’entoure. La décision interviendra mardi, et elle dépendra autant du profil retenu que de l’organisation autour de lui.

Joueurs cités

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