La réponse a le mérite de la clarté. Interrogé par L'Équipe sur l'avenir de Warren Zaïre-Emery, son entourage a écarté l'hypothèse d'un départ du Paris Saint-Germain : « Non, pas pour l'instant. Warren aime trop Paris pour penser à partir. Il a 187 matches professionnels à 20 ans, et 13 sélections en équipe de France, peu de clubs auraient pu lui offrir un tel temps de jeu. » Une sortie qui referme le débat né du rôle de « couteau suisse » du Titi.
Un Titi qui se projette au PSG
À seulement 20 ans, le natif de Montreuil affiche déjà 187 matches (11 buts, 14 passes décisives) sous le maillot parisien, toutes compétitions confondues. Sous contrat jusqu'en juin 2029, avec une année supplémentaire en option selon la presse, Zaïre-Emery voit toujours son avenir au Parc des Princes. Un cadre contractuel qui éloigne, pour l'instant, toute urgence à statuer côté direction.
Le poids du rôle de « couteau suisse »
La question n'était pourtant pas anodine. Warren Zaïre-Emery s'est imposé comme l'un des joueurs les plus polyvalents de Luis Enrique : titulaire dans l'entrejeu, il a aussi assuré un intérim de très haut vol au poste de latéral droit, lorsque Achraf Hakimi s'est blessé à la cheville la saison dernière. Plus récemment, il a même été aligné sur le côté opposé face à Lille, signe d'un profil que son entraîneur apprécie autant qu'il le déplace.
La finale de C1, l'épisode Ruiz
Le point de bascule du débat remonte à la finale de Ligue des champions remportée face à Arsenal. Titulaire inamovible durant la campagne européenne, Zaïre-Emery avait été relégué sur le banc au profit du revenant Fabian Ruiz, un choix si marquant que Luis Enrique s'en était excusé publiquement : « J'ai été très injuste aujourd'hui avec Warren en tant qu'entraîneur. Il méritait de jouer cette finale. »
« On ne peut pas lui en vouloir »
Le principal intéressé, lui, avait pris la décision avec philosophie : « Ça, ce sont les choix du coach, c'est sa formule. On ne peut pas lui en vouloir. Il a gagné, c'est comme ça. Sur le moment, j'étais un peu frustré, mais quand on voit l'équipe qui gagne, on ne peut qu'être content. » Un état d'esprit que la réponse de son clan vient aujourd'hui confirmer : Warren Zaïre-Emery se projette au PSG, et nulle part ailleurs.