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Mercato PSG : pas de recrue pour remplacer Kvara cet hiver, selon Canal+

Le Paris Saint-Germain ne recrutera pas pour remplacer Khvicha Kvaratskhelia cet hiver. Selon Olivier Tallaron, journaliste de Canal+, Paris ne se positionnera sur aucun joueur, sauf nouvelle blessure importante d’un élément majeur. Une information rapportée, pas une annonce du club.

Le logo du Paris Saint-Germain au Parc des Princes (photo d’illustration).
Photo d’illustration : le logo du Paris Saint-Germain au Parc des Princes. Selon Olivier Tallaron (Canal+), Paris ne recrutera pas pour remplacer Kvaratskhelia cet hiver. · Crédit photo : Icon Sport

Le Paris Saint-Germain ne recrutera pas pour remplacer Khvicha Kvaratskhelia cet hiver. L’information ne vient pas du club, mais d’Olivier Tallaron, journaliste de Canal+ qui suit le PSG au quotidien. Dans un message publié mercredi 4 novembre sur X, il affirme que Paris ne se positionnera sur aucun joueur pour compenser l’absence de son ailier géorgien, sauf nouvelle blessure importante d’un élément majeur.

La réserve compte autant que l’affirmation. Tallaron ne décrit pas un marché fermé par principe, mais une ligne qui tient tant que l’infirmerie ne s’aggrave pas. Il ne cite aucune source interne et ne parle pas d’une décision entérinée par la direction : c’est une information de presse, pas une annonce officielle.

Ce que dit exactement Tallaron

« Sauf nouvelle blessure importante d’un élément majeur, le PSG ne se positionnera sur aucun joueur pour remplacer Kvara cet hiver au Mercato. » Le message est court, sans mise en contexte, et c’est précisément ce qui lui donne du poids : il ferme une question ouverte depuis la fin octobre.

Canal Supporters a relayé l’information le même jour, en ajoutant une précision qui lui appartient : « Comme la saison dernière, une opportunité de marché pourrait faire changer d’avis les dirigeants parisiens. » Cette nuance distingue le refus de recruter dans l’urgence d’une porte cadenassée jusqu’en février.

Un dossier ouvert depuis le 20 octobre

Kvaratskhelia s’est blessé le mardi 20 octobre, lors de la troisième journée de la phase de ligue de Ligue des champions, face au FC Barcelone. Le diagnostic est tombé dans les jours suivants : rupture du ligament croisé antérieur du genou droit, une blessure qui engage plusieurs mois.

Le club a confirmé le 27 octobre une opération réussie à l’hôpital Aspetar de Doha et le début de la rééducation, sans communiquer la moindre durée d’indisponibilité. La presse espagnole évoque une saison terminée, les relais français restent plus prudents sur son retour.

Le vide laissé par l’ailier géorgien a immédiatement ouvert le débat sur le marché. Nous avions détaillé le 28 octobre pourquoi le joker médical ne constituait pas la bonne porte d’entrée : le règlement de la Ligue, à son article 213, ne couvre pas une blessure contractée en club. Le seul horizon réaliste était janvier.

Pourquoi Paris peut attendre

Le premier argument est interne. Depuis la blessure, Luis Enrique a trouvé des réponses dans son effectif plutôt que sur le marché. Senny Mayulu a marqué lors de trois matches consécutifs : contre Lyon le 26 octobre, au Havre le 30 octobre, puis à Villarreal le 3 novembre, où il a inscrit le troisième des six buts parisiens dès la 13e minute.

Son installation dans l’axe, en faux numéro 9, a changé la donne. Nous racontions le 4 novembre comment ce Titi de 20 ans a changé de statut en huit jours.

Autour de lui, la profondeur a tenu. Quentin Ndjantou, 19 ans, est entré à la 81e contre Lyon et a décalé Mika Godts pour le but du 2-0. À Villarreal, David Boly, 17 ans, a marqué quatre minutes après son entrée, pour son premier match dans la compétition : à 17 ans et 285 jours, il devient le deuxième plus jeune buteur du PSG en Coupe d’Europe.

Le calendrier médical aide aussi. Ousmane Dembélé, touché à la cuisse gauche le 20 octobre contre Barcelone, est annoncé absent pour environ trois semaines, avec un retour attendu vers la mi-novembre. Ferran Torres, Désiré Doué et Mika Godts restent disponibles pour le front offensif.

Luis Enrique avait posé sa position dès le 24 octobre, en conférence de presse avant PSG-Lyon : « Est-ce que j’ai envie ou besoin de recruter offensivement ? Non, pas spécialement. Aucune blessure ne nous pousse à recruter. Aucune ! » L’information de Tallaron prolonge cette ligne, elle ne la crée pas.

Les résultats ont validé la méthode. Depuis la blessure, Paris a enchaîné trois victoires : 2-0 contre Lyon, 5-1 au Havre, 6-0 à Villarreal. Treize buts marqués, un encaissé. Aucun de ces matches ne s’est joué avec un effectif au complet.

Les noms qui ont circulé

Les pistes apparues depuis la blessure n’ont pas résisté longtemps. Ez Abde, ailier du Betis, a été le nom le plus cité. Le 30 octobre, Matteo Moretto l’a écarté sur DAZN, en rappelant que le Marocain partage un agent avec Achraf Hakimi sans que cela préjuge d’un transfert.

« Il est vrai qu’Abde partage un agent avec Hakimi et qu’il est très ami avec lui, mais il avait déjà la possibilité de quitter le Betis cet été, il est sous contrat jusqu’en 2029 et il est très heureux là-bas. On me dit que, pour l’instant, le dossier du PSG n’a pas beaucoup d’options. »

Le directeur sportif andalou, Manu Fajardo, avait démenti l’intérêt parisien en parlant de « mensonges ». Nous l’avions raconté le 2 novembre : le Betis avait éteint la piste Abde avant même que la question du remplacement ne soit tranchée.

Le dossier Kroupi demande une précision. Le Mirror a rapporté le 2 novembre que Paris suivait Eli Junior Kroupi, avec Arsenal et le Bayern Munich, mais Bournemouth refuse de vendre cet hiver : l’intérêt parisien vise surtout l’été 2027. Un suivi d’attaquant ne contredit donc pas l’absence de recrue de remplacement en janvier.

Quant à Ibrahim Maza, RMC Sport avait déjà rapporté le 28 octobre que le PSG n’envisageait aucune offre cet hiver, en précisant que si Paris se décidait finalement à recruter, ce ne serait pas nécessairement sur un poste offensif.

Ce qui peut encore faire bouger la ligne

La condition posée par Tallaron est étroite, mais elle n’est pas théorique. Une deuxième blessure chez les offensifs, Dembélé ou Ferran Torres, rouvrirait le dossier en quelques heures, sur un marché de janvier réputé étroit où les clubs vendeurs sont en position de force. C’est ce qui rend l’information réversible.

Le calendrier fixe deux repères. Le 31 décembre est le dernier jour pour enrôler un joker sous licence française, un dispositif qui ne s’applique pas au cas de Kvaratskhelia mais reste ouvert à d’autres profils. La fenêtre hivernale, elle, s’ouvre le 1er janvier 2027 et se referme le 1er février à 19h59, dates fixées par la LFP.

Rien n’interdit non plus un revirement sur opportunité, comme le rappelle Canal Supporters. Le refus de recruter dans l’urgence n’équivaut pas à une porte fermée jusqu’au 1er février : il signifie que Paris ne fera pas d’un remplacement de Kvaratskhelia une priorité de marché.

Notre lecture

Le choix décrit par Tallaron n’est pas un aveu de faiblesse, c’est une hiérarchie. Paris possède plusieurs solutions pour un seul poste libéré, et il a encaissé la perte de son ailier sans perdre de match. Le vrai sujet n’est pas le nombre d’ailiers disponibles, mais la capacité de l’effectif à absorber une deuxième absence.

En attendant, la ligne est simple : Paris mise sur ce qu’il a, pas sur ce qu’il pourrait acheter. Le prochain rendez-vous est Troyes, samedi 7 novembre au Parc des Princes, pour la 10e journée de Ligue 1.

Joueurs cités

Le match Prochain match du PSG Compositions probables, forme, face-à-face, cotes des opérateurs
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