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Mercato PSG : pas de joker médical pour Kvaratskhelia, ce que Paris peut vraiment faire

Kvaratskhelia opéré du genou droit, le PSG ne peut pas recruter de joker médical : le règlement de la LFP ne le prévoit pas. Ce qui reste ouvert jusqu'au 31 décembre, et pourquoi le vrai dossier est janvier.

Luis Enrique, entraîneur du Paris Saint-Germain, à l'entraînement au Campus de Poissy.
Photo d'illustration : Luis Enrique à l'entraînement au Campus de Poissy, le 24 octobre 2026. · Crédit photo : Icon Sport

Le Paris Saint-Germain a confirmé mardi 27 octobre que Khvicha Kvaratskhelia a été opéré avec succès d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit, à l’hôpital Aspetar de Doha. Le club précise qu’il « va désormais débuter sa rééducation », sans annoncer la moindre durée d’indisponibilité. Depuis une semaine, le mot qui accompagne chaque débat sur son remplacement est pourtant un autre : « joker médical ». Il ne correspond pas à sa situation.

Le règlement de la Ligue, à son article 213, encadre strictement ce dispositif. So Foot en citait le texte dès le 21 octobre : le joker médical n’est ouvert que dans trois cas, « décès d’un joueur sous contrat ; blessure grave du gardien de but ou de son remplaçant ; blessure grave d’un joueur sous contrat, lors d’une sélection en équipe de France, si cette blessure entraîne pour le joueur une incapacité d’une durée supérieure ou égale à trois mois ».

Trois cas prévus, aucun ne concerne Kvara

Aucun des trois ne s’applique. Kvara s’est blessé le mardi 20 octobre avec le PSG, face au FC Barcelone en Ligue des champions, et non avec la Géorgie. Il n’est pas gardien de but. Et aucun décès n’est à déplorer dans l’effectif. Paris ne peut donc pas invoquer la blessure de son ailier pour obtenir un renfort immédiat.

Le raisonnement vaut aussi pour le calendrier. Un joker médical se recrute quand le règlement l’autorise, pas quand un club perd un cadre. La presse a repris l’expression parce qu’elle décrit bien l’intuition sportive, pas parce qu’elle ouvre un droit.

Le « joker », lui, reste ouvert jusqu’au 31 décembre

L’article 213 prévoit une autre possibilité, plus large et sans lien avec une blessure. Un club de Ligue 1 « peut, à compter du lendemain du dernier jour de la première période d’enregistrement principale jusqu’à la veille du premier jour de la période d’enregistrement complémentaire, recruter un joueur dit joker ». La période complémentaire s’ouvre le 1er janvier 2027 : la fenêtre court donc jusqu’au 31 décembre 2026.

Deux limites comptent. Le texte précise que cette possibilité est « strictement limitée à un joueur par club ». Et selon So Foot, elle se restreint en pratique aux joueurs évoluant en France, sous licence de la FFF, ou aux joueurs libres de tout engagement.

C’est là que le raisonnement se fragilise. Aucun des profils cités ce mercredi par Foot Parisien, Estêvão, Endrick et Nico Williams, n’entre dans ce cadre : tous sont sous contrat à l’étranger, à Chelsea, au Real Madrid et à l’Athletic Bilbao. Un joker ne peut pas les faire arriver en octobre ou en novembre. Le seul calendrier réaliste pour ces noms reste l’ouverture du marché d’hiver.

Ce que Paris peut vraiment faire, et à quelle date

Le dossier réel est donc un dossier de janvier. Il existait même avant la blessure : L’Équipe assurait dès le 22 octobre, relayé par CulturePSG, que le PSG envisageait déjà le recrutement d’un ailier gauche jeune et à fort potentiel lors du mercato hivernal. Le quotidien ajoutait que la blessure de Kvara pouvait réorienter ce profil.

Les montants circulent, sans confirmation du club. Foot Parisien écrivait mercredi matin que Paris disposerait de 80 à 100 millions d’euros pour ce dossier, avec une short-list Estevão, Endrick et Nico Williams, et un « verdict imminent » entre trois options : recruter tout de suite, attendre janvier, ou ne rien faire.

But Football Club, citant le compte X PSGInside Actu le 24 octobre, décrivait un club qui ne veut pas se précipiter et privilégie une arrivée au mercato d’hiver, avec une enveloppe autour de 80 millions et six pistes offensives : Nico Williams, Ibrahim Maza, Saïd El Mala, Paris Brunner, Alphadjo Cissé et Estêvão. Deux d’entre elles, Brunner et Cissé, seraient plutôt visées pour l’été 2027.

Le dossier Estêvão illustre les conditions d’un tel mouvement. TEAMtalk rapportait le 27 octobre que Chelsea ouvrirait à un prêt en janvier sous trois conditions : un prêt sec, sans option ni obligation d’achat, la prise en charge intégrale du salaire par Paris, et une garantie de temps de jeu. Rien n’est officialisé, et aucun des deux clubs n’a communiqué.

Luis Enrique : « aucune blessure ne nous pousse à recruter »

L’entraîneur parisien a coupé court dès le samedi 24 octobre, en conférence de presse avant PSG-Lyon. « Est-ce que j’ai envie ou besoin de recruter offensivement ? Non, pas spécialement, a-t-il répondu. Aucune blessure ne nous pousse à recruter. Aucune ! » Puis la nuance, rapporte CulturePSG : « On reste attentif, comme toujours, mais pas pour combler une blessure. Pour renforcer l’équipe. »

Il a aussi rappelé qu’il ne comptait pas changer de méthode en cours de saison : « J’ai dit en début de saison qu’on peut rester tranquille même s’il y a deux ou trois blessures importantes. »

Les solutions internes ont déjà répondu contre Lyon

Le terrain a offert un début de réponse lundi. Privé de Dembélé, Kvaratskhelia, Marquinhos et Nuno Mendes, Luis Enrique avait confié le couloir gauche à Warren Zaïre-Emery. Paris a gagné 2-0, avec des buts de deux entrants : Senny Mayulu (72e), servi par Mika Godts, puis Godts lui-même (84e), lancé par Quentin Ndjantou.

Ndjantou, 19 ans, n’avait pas joué une seule minute avec le PSG depuis le 8 août. « Ndjantou est une Formule 1 ! C’est une machine ! Quand il va prendre des minutes, il sera très important aussi », a lancé son entraîneur après la rencontre, selon So Foot.

Rien ne garantit que ce colmatage tiendra jusqu’en janvier, entre le déplacement au Havre vendredi 30 octobre et les échéances européennes. Mais le club n’a annoncé ni durée d’indisponibilité pour Kvara, ni recrutement, ni renoncement. Deux dates structurent le dossier : le 31 décembre, dernier jour pour enrôler un joker sous licence française, et le 1er janvier, première date à laquelle un Estêvão ou un Nico Williams peuvent réellement arriver.

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