Le PSG reçoit Troyes samedi 7 novembre au Parc des Princes (21h05, Ligue 1+), pour son dernier match avant la trêve internationale. Leader de Ligue 1 avec 20 points après neuf journées, il affronte un promu classé 16e avec 8 points, et Luis Enrique a mis son groupe en garde contre l’excès de confiance.
L’entraîneur parisien s’est présenté devant la presse vendredi au Campus PSG, à la veille de la 10e journée, quatre jours après le 6-0 infligé à Villarreal en Ligue des champions. Un quatrième succès en quatre matches européens, mais un score qu’il a refusé de prendre pour une vérité.
« Le match le plus difficile de la semaine »
Interrogé sur ce qu’un match face à Troyes peut apprendre de son équipe, comparé aux chocs contre Barcelone ou Manchester City, le technicien espagnol a haussé le ton. « Demain ce sera un match de championnat très important. Troyes est une équipe en difficulté mais ce ne sera pas facile. Si on s’attend à un match facile, c’est tout l’inverse, demain ce sera le match le plus difficile de la semaine. »
Il a ajouté que Paris avait « besoin des trois points » et que la rencontre serait « un bon test ». Le discours n’est pas isolé : l’équipe reste sur dix victoires consécutives toutes compétitions confondues, et le staff craint que la série nourrisse un relâchement.
Oublier Villarreal
Le 6-0 à Vila-real a été au centre de l’échange. « Le plus important est le résultat mais il y a toujours des choses à améliorer. L’écart qu’on a vu entre le PSG et Villarreal n’est pas vrai entre les deux équipes », a assuré Luis Enrique. Avant de trancher : « Il faut oublier ce match » et se concentrer sur « les problèmes qu’on aura demain contre Troyes ».
Le raisonnement vaut aussi pour le 1-9 encaissé par Lens face à Côme. « Ce n’est pas l’écart entre Côme et Lens. Lens est une très bonne équipe. J’ai vu ce match et Côme a joué de manière merveilleuse, fantastique », a-t-il développé. Pour lui, ces scores sont « des incidents », pas des indicateurs de niveau.
Six absents, un groupe à ménager
Le point médical a occupé une bonne partie de la prise de parole. Le club avait annoncé en matinée la mise au repos d’Achraf Hakimi, deuxième joueur de champ le plus utilisé cette saison, jusqu’au début de la trêve.
Maghnes Akliouche, touché au mollet contre Villarreal, restera en soins et manquera également le rassemblement de l’équipe de France. Marquinhos, Nuno Mendes et Ousmane Dembélé ont repris l’entraînement individuellement et devraient revenir après la coupure. Khvicha Kvaratskhelia, opéré du genou droit au Qatar, poursuit son protocole de soins.
Cela fait cinq blessés et un joueur préservé, soit six cadres absents pour la réception du promu troyen. Un contexte qui explique en partie les précautions du coach, et qui pèsera sur la composition.
Un sans-faute à boucler avant la coupure
La rencontre a un enjeu de série. Depuis la trêve d’octobre, Paris a gagné tous ses matches, et une victoire samedi bouclerait la période. « Ce sera la première fois qu’on aura gagné tous les matchs entre deux trêves, c’est une motivation pour le match de demain », a souligné Luis Enrique.
Au classement, l’objectif est de conserver la tête pendant la coupure. Paris compte 20 points après neuf journées, deux de plus que Lille (18) et trois de plus que Lyon (17). Une contre-performance rapprocherait le peloton avant un déplacement à Nice, le 21 novembre.
Fabian Ruiz, « l’un des meilleurs milieux du monde »
Une question sur Fabian Ruiz, auteur d’un doublé à Villarreal, a offert le passage le plus élogieux. « C’est un joueur différent, il a de tout, c’est l’un des meilleurs milieux du monde, un joueur incroyable », a lancé Luis Enrique, qui a aussi salué sa capacité à changer l’image qui l’entourait à son arrivée.
Le coach a terminé sur le bruit qui accompagne les séries. « Il y a deux scénarios quand tu es joueur ou entraîneur du PSG : soit c’est catastrophique, on l’a connu, soit c’est exceptionnel », a-t-il résumé, avant de rappeler que son groupe s’entraînait « comme d’habitude » et que « le passé ne signifie rien sur l’avenir ».