L’équipe de France retrouve le Stade de France. Lundi 5 octobre (20h45, TF1), les Bleus de Zinédine Zidane reçoivent la Belgique pour la 4e journée de Ligue des nations, avec l’objectif de rester en tête du groupe A1. Trois jours après leur nul frustrant contre l’Italie (1-1) et une semaine après leur succès à Bruxelles (0-1), les voisins se retrouvent, et un Parisien concentre l’attention : Ousmane Dembélé.
Toujours privés de Kylian Mbappé, blessé au genou gauche en Turquie le 25 septembre et forfait pour toute cette fenêtre internationale, les Bleus confient de nouveau une large part de leurs responsabilités offensives au Ballon d’Or 2025.
Un soir sans réussite
La soirée de vendredi a laissé des traces. Titulaire dans l’axe et capitaine pour la première fois au coup d’envoi, Dembélé a été le joueur qui a le plus frappé (six tirs), mais deux seulement ont trouvé le cadre. Son manque de réalisme a sauté aux yeux à la 48e minute : seul devant le but, il n’a pas converti une frappe repoussée par Gianluigi Donnarumma. Il est aussi le titulaire tricolore qui a touché le moins de ballons (63), loin derrière un Michael Olise étincelant (105).
Toujours aucun but, non plus, sous l’ère Zidane : en trois sorties (1-0 en Turquie, 1-0 en Belgique, 1-1 contre l’Italie), l’ancien Rennais n’a pas encore fait trembler les filets avec les Bleus.
La charge des consultants
Sur RMC, les consultants n’ont pas épargné le Ballon d’Or. « Le Dembélé du PSG en Bleu, on ne l’aura pas. Ce n’est pas le même jeu, ce n’est pas huilé de la même façon », a tranché Daniel Riolo, ajoutant qu’« en équipe de France, il y a mieux que lui ». Emmanuel Petit a évoqué, lui, un « complexe d’infériorité » vis-à-vis de Kylian Mbappé : « Il devrait s’inquiéter. Si Désiré Doué continue d’avoir le même rendement en équipe de France, il peut lui prendre sa place. »
Christophe Dugarry a choisi l’exigence : « Les joueurs hors normes, comme Olise, ne vivent que d’exigences. Cependant, c’est à Dembélé, le Ballon d’or, et non à lui de prendre les clés de l’équipe de France. Cette équipe ne peut pas atteindre un vrai niveau collectif si elle n’a pas un Dembélé fort. »
Walid Acherchour a, lui, résumé un autre agacement, dans l’After Foot : « J’en ai marre de patienter avec Ousmane Dembélé. » Quelques jours plus tôt, Pierre Ménès avait déjà ciblé un joueur trop dézoné : « Ce que je n’ai pas aimé, c’est de le voir dézoner à ce point-là et d’aller chercher les ballons à 70 mètres du but adverse. »
Zidane défend son attaquant
Face à la vague, le sélectionneur a opposé un soutien appuyé. « J’ai trouvé Ousmane bon. Il fait du Ousmane. Il bouge beaucoup, il sort de sa position et le fait très bien. J’apprécie ce qu’il fait avec nous et je n’ai pas grand-chose à lui reprocher. Il n’a pas marqué mais s’est procuré des occasions », a insisté Zinédine Zidane après la rencontre. Lundi, il devrait avoir une nouvelle occasion de marquer des points — et surtout des buts.
Un Dembélé serein, selon RMC
D’après RMC Sport, le joueur vit sereinement la situation. Habitué aux critiques, du PSG au FC Barcelone en passant par les Bleus, il est conscient de ne pas avoir livré un bon match face aux Italiens. Reste une certitude : il est convaincu de pouvoir inverser la tendance et espère sortir une grosse performance contre les Diables Rouges.
Doué en embuscade
Pendant ce temps, Désiré Doué monte. Titulaire au match aller à Bruxelles, l’ailier de 21 ans a encore été l’un des Bleus les plus en vue vendredi. « Le coach m’a directement mis à l’aise. Il connaît mes qualités », a-t-il confié au micro de TF1, avant d’assumer ses exigences : « Il en faut beaucoup plus, je le sais. Je travaille pour ça. Il faut que je travaille ma lucidité devant le but, être encore plus calme. »
Dans un secteur où la concurrence s’exacerbe, les deux Parisiens se disputent une place de choix dans un onze que Zidane n’a pas dévoilé. « Il y aura des changements », a simplement annoncé le sélectionneur dimanche, à la veille du match.
Godts, l’autre Parisien
En face, un autre joueur du PSG pourrait entrer en scène : Mika Godts. Le Belge de 21 ans s’est distingué pendant la trêve — premier but international contre l’Italie, puis titularisation face aux Bleus à Bruxelles — et reste dans le groupe de Mark van Bommel pour ce déplacement à Paris.
Vainqueurs en Turquie et en Belgique avant leur nul contre l’Italie, les Bleus comptent sept points, une unité de plus que la Belgique. Rester en tête du groupe A1 passera par un bon résultat lundi (20h45, TF1), pour le dernier match de cette longue fenêtre internationale. L’occasion, pour Ousmane Dembélé, de transformer les critiques en réponse sur le terrain.