À une demi-heure de route de Vila-real, Ferran Torres retrouve ce mardi la région où tout a commencé. Né à Foios, au nord de Valence, l'attaquant du PSG revient en Ligue des champions sur une terre qui l'a vu grandir, trois mois après avoir été célébré en héros dans son village.
Foios, le point de départ
Foios compte environ 8 000 habitants. Le 7 août, une foule dense y a accueilli Ferran Torres avec la Coupe du monde. Le centre omnisports porte désormais son nom et une banderole est encore accrochée à la mairie, rapporte L'Équipe. Pour le match à Villarreal, son village se trouve à une trentaine de minutes du stade de la Cerámica.
Son lien avec la région dépasse le football. Après les inondations meurtrières qui ont frappé Valence en octobre 2024, il avait annoncé une aide financière et matérielle aux sinistrés, notamment des vêtements, ainsi qu'un soutien à plusieurs refuges pour animaux endommagés. Foot Mercato avait alors relayé cette mobilisation.
De Valence à Paris
Ferran Torres a rejoint le centre de formation du Valence CF à 7 ans. Il y a disputé 97 matches avec l'équipe première entre 2017 et 2020, remporté la Coupe du Roi 2019 et découvert la Ligue des champions. Manchester City l'a ensuite recruté en 2020.
En Angleterre, il a joué 43 matches, marqué 16 buts et remporté le championnat ainsi que la Coupe de la Ligue. Son passage a duré un an et demi avant un retour en Espagne, au FC Barcelone, en janvier 2022. Il a quitté le Barça en 2026 avec 65 buts en 207 rencontres, selon le bilan publié par le PSG.
Paris l'a recruté le 15 août pour un montant proche de 50 millions d'euros. Les données SportMonks enregistrent un transfert à 48,5 millions, tandis que le club a officialisé un contrat jusqu'en 2031 et le numéro 9. Villarreal n'est donc pas un ancien club pour lui, mais un voisin de ses premiers pas.
Le but qui a offert la Coupe du monde à l'Espagne
Le retour prend une autre dimension depuis le 19 juillet. Entré en jeu lors de la finale du Mondial 2026, Ferran Torres a marqué à la 106e minute le seul but de la victoire espagnole contre l'Argentine (1-0). La FIFA l'a désigné joueur du match. À Foios, une fresque le représente désormais avec le trophée.
Ce but a transformé un tournoi irrégulier en consécration. Titulaire contre le Cap-Vert lors du premier match, puis sorti du onze, il avait déjà offert une passe décisive à Mikel Merino contre le Portugal en huitièmes. En finale, son appel et sa finition en prolongation ont donné à l'Espagne sa deuxième étoile.
Sept buts, puis une disette qui dure
Ses débuts parisiens ont prolongé cet été réussi. Ferran Torres a marqué sept buts lors de ses six premiers matches, quatre en Ligue 1 et trois en Ligue des champions. Il reste le meilleur buteur du PSG cette saison. Son triplé contre le Slovan Bratislava constitue ses trois réalisations européennes.
La suite a été moins efficace. Avant le déplacement au Havre, son compteur affichait 329 minutes sans but. Il a ensuite joué 90 minutes lors de la victoire parisienne (5-1) sans marquer, ce qui porte la série à 419 minutes. Il a toutefois délivré une passe décisive à Strasbourg pendant cette période.
Ce passage à vide ne change pas son statut de meilleur buteur du club, mais il replace sa première série dans son contexte. Son rendement initial, sept buts en 324 minutes, ne pouvait pas rester au même niveau toute la saison. À Villarreal, le sujet sera moins le volume de tirs que sa capacité à retrouver la justesse dans la surface.
Une place en pointe encore disputée
L'Équipe place Ferran Torres dans son onze probable ce mardi, au centre de l'attaque, avec Maghnes Akliouche et Désiré Doué sur les côtés. Le quotidien précise toutefois que la pointe reste l'un des choix ouverts de Luis Enrique, avec Akliouche et Senny Mayulu comme autres solutions.
En l'absence d'Ousmane Dembélé et de Khvicha Kvaratskhelia, son expérience et ses trois buts en C1 plaident pour une titularisation. Le coup d'envoi est fixé à 21h00. Pour Ferran Torres, ce Villarreal – PSG offre une occasion rare : relancer sa saison à quelques kilomètres de Foios, sous les yeux de ceux qui l'ont vu partir.