Ce vendredi soir, à Izmit (20h45, sur TF1 et TF1+), l’équipe de France ouvre sa campagne de Ligue des nations face à la Turquie, et Zinédine Zidane s’assoit pour la première fois sur le banc des Bleus. Après quatorze années de l’ère Didier Deschamps et une quatrième place au Mondial 2026, la France ouvre un nouveau chapitre, au stade Kocaeli d’Izmit.
Trois Parisiens sont du voyage : Ousmane Dembélé, l’un des vice-capitaines nommés par le sélectionneur, Désiré Doué et Maghnes Akliouche, appelé en renfort après le forfait de Warren Zaïre-Emery. Coup d’envoi à 20h45, en clair, avant un deuxième rendez-vous dès lundi en Belgique.
Une première très attendue à Izmit
Les Bleus ont atterri jeudi midi à Izmit, à une centaine de kilomètres à l’est d’Istanbul, où la curiosité autour du nouveau sélectionneur dépasse le cadre français : « C’est très spécial pour nous que Zidane joue son premier match chez nous », raconte Emre Rahmet, journaliste pour Radyospor, dans les colonnes de 20 Minutes.
Dans le groupe, le discours est à la nouveauté. Adrien Rabiot, l’un des quatre capitaines, résumait jeudi les changements : « Des façons de faire différentes, des séances différentes, des idées différentes. (...) Avec Deschamps ou Zidane, l’objectif est le même : gagner. »
Compos probables : un 4-3-3, des points à confirmer
Selon la compo probable relayée par RMC Sport, Zidane alignerait un 4-3-3 : Maignan – Koundé, Jacquet ou Lacroix, Upamecano, Truffert ou Diouf – Cherki, Koné, Rabiot – Olise, Dembélé, Mbappé. La charnière et le couloir gauche concentrent les incertitudes, et les compositions officielles ne tombent traditionnellement qu’une heure avant le coup d’envoi.
Les plans ont été retouchés par des forfaits : touché au genou droit, Ibrahima Konaté a été remis à la disposition de son club et Leny Yoro a été convoqué pour la première fois. À gauche, Adrien Truffert pourrait rejouer avec les Bleus quatre ans après sa seule et unique cape. En face, la Turquie devrait s’appuyer sur Arda Güler et Barış Alper Yılmaz, selon les compositions probables relayées par Flashscore.
Dembélé, un statut de cadre confirmé
Jeudi, Zidane a officialisé sa hiérarchie : Kylian Mbappé (106 sélections) garde le brassard, entouré d’Ousmane Dembélé (67), Adrien Rabiot (66) et Jules Koundé (56) — les quatre joueurs les plus capés du groupe. Pour le Ballon d’Or 2025, c’est un rôle inédit chez les Bleus, où il n’avait jamais porté le brassard sous Deschamps.
Sur le terrain, il part titulaire : testé à la pointe de l’attaque cette semaine, il devrait évoluer dans l’axe ou sur un côté selon les versions. Sa parole compte déjà : il a publiquement défendu la candidature de son coéquipier Khvicha Kvaratskhelia au Ballon d’Or, à un mois d’une cérémonie prévue le 26 octobre à Londres.
Un froid sous surveillance
L’autre dossier du rassemblement est né d’une séquence médiatique. Dans France Football, Kylian Mbappé a expliqué avoir, lui, « toujours été vu comme l’élu » : « J’ai tout de suite été au top, très tôt. Il a eu un parcours différent, les blessures, mais il s’est bien rattrapé ! »
Quelques jours plus tard, après la victoire du PSG à Brest, Ousmane Dembélé a répondu sans nommer personne : « J’ai toujours été au fond de la classe en train de travailler dur. (...) Je n’ai jamais été l’élu mais j’ai bossé et l’année dernière, j’ai été récompensé d’une année fantastique avec le Paris-SG, et puis, cette année, on verra bien, sans pression, tranquille. »
Depuis, le sujet suit les Bleus. Cette semaine, RMC Sport décrivait un « froid qui dure » entre le capitaine et son premier vice-capitaine, avec le témoignage d’un membre de la délégation : « Si tu regardes dans le détail, tu vois qu’il y a un froid. (...) Il y a quelque chose entre eux, ce n’est plus comme avant. » Le média souligne qu’ils continuent de dîner l’un à côté de l’autre et font preuve de professionnalisme.
Le reste est affaire de contexte : selon le journaliste Romain Molina, la campagne médiatique de Mbappé pour le Ballon d’Or passerait mal au sein des Bleus comme au Real Madrid. Sur RMC, Souleymane Diawara et Emmanuel Petit ont conseillé de régler le sujet « entre joueurs ». Un point de vigilance pour un staff qui ouvre son mandat avec quatre matches en onze jours.
Doué et Akliouche, deux occasions à saisir
Désiré Doué, lui, arrive en confiance : homme du match au Vélodrome dimanche dernier (nos notes), il est en concurrence avec Michael Olise pour l’aile droite, où rien n’est figé. Rien ne garantit qu’il débutera, mais sa fenêtre est ouverte.
Maghnes Akliouche, 24 ans, est la dernière pièce entrée dans le groupe : appelé lundi après le forfait de Zaïre-Emery, il veut saisir cette occasion inattendue pour convaincre Zidane. Testé au poste de relayeur cette semaine, il devrait débuter sur le banc, sauf surprise.
Le match en un coup d’œil
Turquie – France, vendredi 25 septembre, à Izmit. Coup d’envoi à 20h45 (21h45 sur place), sur TF1 et TF1+. Ligue des nations, groupe A1, avec la Belgique et l’Italie. Compositions à confirmer avant le coup d’envoi.
Les Bleus enchaîneront lundi en Belgique (20h45, TF1), puis recevront l’Italie le 2 octobre et la Belgique le 5 octobre au Stade de France. Côté PSG, le retour aux affaires est fixé au 10 octobre, contre Le Mans, au Parc des Princes.