Le dossier du futur stade du PSG entre dans une séquence charnière. Selon RMC, les trois projets encore en course — l’agrandissement du Parc des Princes, un nouveau stade à Poissy ou à Massy — seront présentés à la mi-octobre, et le club parisien donnera sa préférence « avant la période de Noël ».
« Parc, Poissy ou Massy, le PSG n’a pas de préférence », a résumé le consultant de RMC jeudi soir. Autrement dit, aucun site n’a, à ce stade, les faveurs du club : l’objectif affiché est de comparer trois dossiers arrivés à maturité avant de trancher.
Poissy le 13, Massy le 16 : le calendrier des comités de pilotage
Selon Le Parisien, les prochaines réunions sont fixées : le comité de pilotage consacré à Poissy se tiendra le 13 octobre, celui de Massy le 16 octobre. Le volet parisien — l’agrandissement du Parc des Princes — est lui aussi attendu à la mi-octobre, sans date encore arrêtée.
Ces réunions doivent permettre de faire un nouveau point d’étape sur les études menées depuis plusieurs mois et de préciser les conditions de réalisation de chaque projet. Le club souhaite disposer d’un maximum d’informations d’ici à la fin de l’automne pour pouvoir avancer vers un choix définitif.
Face à ce calendrier, chaque candidature continue d’avancer ses pions. Début octobre, les élus de Poissy et des Yvelines ont adressé à la direction du club un courrier détaillant un projet à 80 000 places et une arena de 20 000 places, un dossier que nous avons détaillé dans nos colonnes.
Au Parc, l’équation des 70 000 places passe par le toit
Le projet parisien reste le plus complexe à faire aboutir. L’enceinte compte aujourd’hui 47 929 places ; l’objectif affiché, côté club comme côté mairie, est de la porter à 70 000. Selon Le Parisien, l’agrandissement se ferait par étapes : un remodelage des tribunes Auteuil et Boulogne, puis une réorganisation intérieure permettant d’approcher les 60 000 places.
Les 10 000 places suivantes dépendraient, elles, d’une solution technique liée au toit signé Roger Taillibert — le point le plus sensible du dossier, esquissé cette semaine par Le Parisien et loin de faire l’unanimité, comme l’a montré la prise de position de la famille de l’architecte.
Autour du stade, le scénario à 70 000 places prévoit aussi une partie du périphérique recouverte, une esplanade d’environ un hectare, un musée, des boutiques, un dojo et des terrains de padel. Mais le calendrier reste long : certains experts tablent sur dix ans de travaux après leur lancement, pour un horizon évoqué autour de 2035.
Une préférence attendue avant la période de Noël
Reste la question politique, centrale dans l’option parisienne. La cession du Parc des Princes est redevenue une hypothèse depuis l’arrivée à la mairie de Paris d’Emmanuel Grégoire, favorable à la vente. Mais le prix reste en discussion — aucun chiffre n’a filtré — et l’échéance évoquée en mars par l’édile, qui disait souhaiter « clôturer les discussions au plus tard à la fin de l’été », est dépassée.
D’où l’importance de la séquence qui s’ouvre : présentation des trois projets à la mi-octobre, comités de pilotage les 13 et 16 octobre, puis une préférence que le club espère formaliser avant la période de Noël — « avant la fin de l’année », selon Le Parisien. Le calendrier se resserre, mais le choix, lui, reste ouvert.