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Le PSG rate presque un penalty sur deux depuis mars 2025 : les chiffres d’une anomalie

Le PSG n’a converti que 13 de ses 24 penalties depuis le 11 mars 2025, toutes compétitions confondues, soit 54,2 %. Le raté d’Ousmane Dembélé à Strasbourg, samedi 17 octobre, prolonge une série que les victoires parisiennes ont jusqu’ici rendue indolore. Mais elle pose une question que le club n’a pas tranchée : qui tire, et selon quelle hiérarchie ?

Le logo du Paris Saint-Germain au Parc des Princes (photo d’illustration).
Photo d’illustration : le logo du Paris Saint-Germain au Parc des Princes. Le PSG a manqué 11 de ses 24 penalties depuis mars 2025. · Crédit photo : Icon Sport

13 sur 24. Depuis le 11 mars 2025, le PSG n’a converti que 13 de ses 24 penalties obtenus en match, toutes compétitions confondues, soit 54,2 %. Ce bilan, relayé par Foot Sur 7 à partir des données de Data’Scout, inclut le raté d’Ousmane Dembélé à Strasbourg, samedi 17 octobre. Il ne raconte pas une soirée, mais une série de près de vingt mois.

Le week-end a ajouté un onzième raté

À la Meinau, Dembélé est entré alors que Paris était mené 0-1. Son penalty manqué n’a pas empêché le club de renverser la rencontre : passe décisive pour Ilya Zabarnyi (77e), puis but (85e), avant le troisième but de Désiré Doué dans le temps additionnel. Le PSG s’est imposé 3-1 et le raté est passé au second plan. Il reste pourtant le onzième penalty manqué parisien depuis mars 2025, comme le détaille notre article sur les notes du match.

La série court depuis le 11 mars 2025, date du huitième de finale retour à Liverpool, et se poursuit malgré les rotations. Sur un échantillon de 24 tentatives, la marge statistique existe : une réussite de plus ferait grimper le taux de plusieurs points. Mais la répétition des échecs, avec des tireurs différents, est un signal plus solide que le seul pourcentage.

Cette saison, le problème a changé de visage. Sur les quatre penalties obtenus par le PSG, un seul a été converti, par Lucas Beraldo contre Le Mans (3-1). Désiré Doué avait manqué le sien dans le même match, Ferran Torres a buté sur Gianluigi Donnarumma face à Manchester City (4-2), et Dembélé a ajouté un troisième échec consécutif à Strasbourg. Trois penalties de rang manqués, comme le relève RMC Sport.

Neuf tireurs, aucun spécialiste

Le détail le plus parlant ne tient pas au pourcentage. Avant le match de Strasbourg, Data’Scout recensait dix penalties manqués en match par neuf tireurs différents. Dembélé, Doué et Ferran Torres sont les trois noms cités par Foot Sur 7, mais aucun ne s’est installé comme une évidence. Luis Enrique l’a reconnu après la victoire : Paris n’a pas de vrai spécialiste.

Le décompte publié par Data’Scout le 14 octobre, avant Strasbourg, affichait 13 réussites sur 23 tentatives (56,5 %). Le raté de Dembélé porte le bilan à 13 sur 24, soit 54,2 %, le chiffre retenu depuis samedi. La différence entre les deux mesures tient à un seul tir, celui de la Meinau.

La question du tireur attitré n’est pas un débat de vestiaire inventé par les chiffres. Elle touche à la préparation, à la hiérarchie et à la capacité d’assumer un geste qui pèse lourd dans un match serré. Quand le tireur change, le gardien adverse n’a pas de repères, mais le tireur non plus : la routine, la prise d’information et le choix du côté se construisent dans la répétition.

Un coût encore limité, pas inexistant

Le plus troublant, c’est que la série n’a pour l’instant rien coûté. Les trois matches concernés par les quatre penalties de la saison se sont tous soldés par une victoire parisienne. À Strasbourg, le PSG a même gagné sans avoir besoin de son penalty. Le coût est resté nul, ce qui explique pourquoi le sujet n’a pas enflé plus tôt.

Mais le calcul change dès qu’un match se resserre. Un penalty à 0-1 n’est pas un bonus : il remet une équipe dans le match, oblige l’adversaire à sortir et déplace le rapport de force. En Ligue des champions, où les écarts se comptent souvent sur une action, un raté peut décider d’une qualification. Le PSG a assez de marge pour absorber un échec en Ligue 1 ; il en aura moins face au Barça, qu’il reçoit mardi 20 octobre (21h00) au Parc des Princes pour la 3e journée, un match dont voici les clés et notre pronostic.

La comparaison avec les séances de tirs au but invite pourtant à la prudence. Paris y a enchaîné les réussites depuis Anfield, ce qui suggère que le problème n’est pas le geste en lui-même, mais son contexte. Un penalty en cours de match se tire sans échauffement spécifique, avec l’enjeu immédiat et la fatigue du match. La différence tient moins à la technique qu’à la routine.

Reste à savoir si le PSG doit désigner un tireur unique. La réponse appartient au staff, pas aux données : un spécialiste peut manquer deux fois de suite, et un relais peut réussir. Mais la série actuelle plaide pour une hiérarchie claire, au moins sur les penalties décisifs. Dembélé, Doué et Ferran Torres ont tous les trois la qualité pour assumer ce rôle. Il manque une décision, pas un pied.

En attendant, le chiffre reste là : 13 sur 24 depuis mars 2025, 54,2 %. Ce n’est pas une faillite, c’est une anomalie qui dure. Et dans un club qui joue les trois compétitions, une anomalie finit souvent par se rappeler au mauvais moment.

Joueurs cités

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