Le Paris Saint-Germain a décidé de maintenir l’exclusion des Parias Cohortis, l’une des sections du Collectif Ultras Paris (CUP). Selon l’AFP, qui a appris l’information lundi 21 septembre auprès d’une source proche du dossier, le groupe de supporters « n’a définitivement plus accès à la tribune Auteuil du Parc des Princes et ne pourra pas participer aux déplacements du club ».
L’information a été reprise le jour même par Le Parisien et RMC Sport. Elle ne s’accompagne d’aucune communication officielle du club, ni d’aucune annonce de mesure individuelle visant des personnes.
Un groupe écarté depuis le printemps
Le groupe d’environ 80 personnes avait déjà été exclu temporairement la saison dernière, après une altercation violente entre supporters parisiens en avril, lors d’un déplacement à Angers. Pour retrouver le virage Auteuil et le CUP, plusieurs conditions lui avaient alors été fixées : exclure ses membres violents et changer de position dans la tribune.
Mais le groupe ne s’est pas séparé de ses supporters les plus « véhéments », a expliqué lundi la source proche du dossier. Après de nouvelles discussions et une réévaluation de la situation durant l’été, le club a finalement décidé de maintenir l’exclusion : les Parias Cohortis ne retrouveront ni la tribune Auteuil du Parc des Princes, ni les déplacements du club.
La rixe de l’A11 en arrière-plan
La décision trouve son origine dans les incidents du printemps. En avril, une rixe entre deux groupes du CUP avait éclaté sur une aire de repos de l’autoroute A11, à hauteur de La Ferté-Bernard (Sarthe), avant le match de Ligue 1 entre Angers et le PSG. Un car de supporters avait été caillassé, vitres et porte brisées, et un groupe d’une quarantaine de supporters avait été aperçu marchant le long de l’A11 en direction de l’aire de repos.
À la suite de cette rixe, plusieurs centaines de supporters du CUP qui faisaient le déplacement vers Angers avaient fait demi-tour. L’exclusion temporaire des Parias Cohortis, décidée fin avril, courait jusqu’à la fin de la saison dernière.
La position du club
Le club, qui ne « tolère » aucune violence, a pris « acte qu’ils n’ont pas respecté la condition sine qua non qui avait été fixée dans un timing précis », selon une source proche du dossier citée par l’AFP.
La sanction vise un seul groupe : aucune procédure de dissolution ni aucune mesure nominative n’a été annoncée, et aucune autre section du CUP n’a été mentionnée. Concrètement, les Parias Cohortis n’auront plus accès à la tribune Auteuil et ne participeront plus aux déplacements officiels du club.
Cette décision intervient quelques jours après le rejet par le Conseil d’État de la requête du CUP, qui contestait l’interdiction de déplacement des supporters parisiens pour le Classique du 20 septembre à Marseille (l’arrêt du 18 septembre est à relire ici). Elle confirme la ligne tenue par le club depuis le printemps : aucune tolérance pour les violences entre supporters.