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« L’art de la fuite » : Fabian Ruiz, l’homme de l’ombre devenu indispensable avant Manchester City

À la veille du déplacement à Manchester City, L’Équipe consacre un décryptage à Fabián Ruiz, « devenu indispensable et inarrêtable avec le PSG et l’Espagne ». Portrait d’un homme de l’ombre, qui pèse sur le jeu en évitant les duels.

Photo d’illustration : Lucas Chevalier lors d’une séance d’entraînement du PSG au Campus de Poissy.
Photo d’illustration : une séance d’entraînement du PSG au Campus de Poissy, à la veille du déplacement à Manchester City. · Crédit photo : Icon Sport

Un homme de l’ombre, que les grands rendez-vous ont fini par éclairer. À la veille du déplacement du PSG à Manchester City (mercredi, 21h00, Canal+), L’Équipe consacre ce mardi un décryptage à Fabián Ruiz, qu’elle présente comme « devenu indispensable et inarrêtable avec le PSG et l’Espagne ».

À 30 ans, le milieu s’est installé comme une pièce maîtresse d’un club double champion d’Europe en titre, lui qui a aussi décroché la Coupe du monde 2026 avec la Roja.

Et il devrait encore en être mercredi : selon les compositions probables, l’Espagnol est attendu dans le trio du milieu, aux côtés de João Neves et de Vitinha.

L’« art de la fuite » : peser sans s’exposer

C’est la clé du décryptage : un joueur qui pèse sur le jeu « en évitant les duels », ce que L’Équipe appelle son « art de la fuite ».

« Pas le plus spectaculaire au cours d’un match », mais précieux au plus haut niveau : la revue de presse de ParisFans insiste sur l’intelligence et la qualité technique d’un joueur qui fluidifie le jeu, assure l’équilibre et récupère beaucoup, « plus sur des interceptions que d’âpres duels ».

L’intéressé n’a jamais caché son goût pour l’ombre. « Je n’aime pas être dans la lumière et au centre de l’attention, mais je pense que cette année je peux me le permettre », confiait-il à Téléfoot début septembre. Une permission que son palmarès rend légitime : Ligue des champions 2025 et 2026 avec Paris, Euro 2024 puis Coupe du monde 2026 avec l’Espagne.

Real Sociedad, le match qui a tout changé

Tout a basculé il y a deux ans et demi, lors du huitième de finale de Ligue des champions face à la Real Sociedad. Selon L’Équipe, le milieu avait alors été préféré à Manuel Ugarte au poste de sentinelle, pour apporter « plus de maîtrise technique dans la remontée du ballon ». À l’aller au Parc des Princes, il avait ensuite permuté à la pause avec Vitinha, au terme d’une première période très compliquée pour le PSG.

Un moment charnière dans sa carrière : depuis, l’Espagnol ne quitte plus le premier cercle parisien.

Début octobre, il a même quitté le rassemblement de la Roja pour la naissance de son premier enfant. Samedi, face au Mans, il faisait partie des cadres débutant sur le banc avant d’entrer à l’heure de jeu — Luis Enrique ayant choisi de le ménager pour l’Etihad.

Avant City, confirmer le statut

Le principal intéressé fixe en tout cas un cap. Dans un entretien publié lundi par l’UEFA, il vise explicitement « les huit premiers » de la phase de ligue, un objectif manqué lors des deux saisons précédentes, et y glisse une profession de foi : « Les trophées vont et viennent… mais la personne que l’on est ne changera jamais. »

Reste à voir ce que tout cela pèsera mercredi. À l’Etihad, où Paris ne s’est jamais imposé, le PSG défie une équipe de Manchester City lancée — huit victoires consécutives, dont un 3-0 à Anfield dimanche. Pour son homme de l’ombre, l’occasion de confirmer, sur l’une des plus grandes scènes d’Europe, le mot employé par L’Équipe ce mardi : indispensable.

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