L'Olympique de Marseille a concédé jeudi 17 septembre à Istanbul sa quatrième défaite consécutive en s'inclinant 1-4 contre Besiktas pour son entrée en Ligue Europa. À trois jours du Classique, l'équipe de Bruno Genesio a livré le même match que les trois précédents : une première période tenue, puis un effondrement.
Une bonne première période et puis plus rien
Pendant quarante-cinq minutes, Marseille a fait jeu égal. Besiktas a ouvert le score par Ilhan Fakili, l'OM a égalisé par Keyliane Abdallah et les deux équipes sont rentrées aux vestiaires à 1-1. L'Équipe résume la suite sans détour : « Une bonne première période et puis plus rien ».
Le deuxième acte a viré au calvaire. Les Marseillais ont encaissé trois buts après la pause, dont deux en trois minutes selon le récit de L'Équipe, et ont fini par lâcher prise. « On prend ce deuxième but sur une touche, le troisième sur un corner. Ça veut dire beaucoup de choses sur ce qui nous manque aujourd'hui », a déclaré Bruno Genesio sur Canal+, dans des propos relayés par Foot Mercato.
L'entraîneur marseillais n'a pas cherché d'excuse. « C'est difficile, ça fait 4 défaites de suite. Surtout, la plupart des matches se ressemblent », a-t-il poursuivi, décrivant une équipe qui « perd en organisation tactique » et ne « court plus ensemble » au fil des rencontres. « Ce ne sont pas les meilleurs moments de ma carrière », a-t-il conclu à Istanbul.
Une première depuis 1964
La statistique a été publiée jeudi soir, relayée par Foot Mercato : selon le compte Stats Foot, Bruno Genesio devient le premier entraîneur de l'OM à perdre quatre de ses cinq premiers matches officiels depuis Mario Zatelli, en 1964. Soit 62 ans. La série a débuté après la victoire 4-0 contre Strasbourg le 21 août : Monaco (0-2), le Paris FC (2-3), Rennes (0-1), Besiktas (1-4).
Marseille n'a donc plus gagné depuis le 21 août, ce que L'Équipe qualifie d'inquiétant à trois jours de recevoir le PSG. Le quotidien posait déjà la question avant le déplacement turc : avec un effectif restreint et aucune recrue, l'OM est-il taillé pour jouer la Ligue Europa ? La réponse d'Istanbul n'a rien arrangé.
Un Vélodrome qui ne fait pas le plein
Le décor ne s'annonce pas plus clément. À cinq jours du Classique, 7 500 places restaient à vendre sur la billetterie officielle, selon les constatations du Parisien reprises par L'Équipe, qui titrait sur un Vélodrome qui « ne fait pas le plein pour le Classique ». Les doutes sur le jeu ne viennent pas seulement de l'extérieur : Foot Mercato relève que Mehdi Benatia, conseiller sportif du club, s'interroge sur le système de jeu.
Ce que le PSG peut en attendre
Sportivement, Paris trouve un adversaire à la confiance en miettes, privé de repères collectifs et incapable de tenir quatre-vingt-dix minutes. Le PSG, septième de Ligue 1 avec cinq points, reste sur sa première victoire de la saison à Brest (1-0) et doit composer avec l'incertitude autour d'Achraf Hakimi, touché à la cuisse droite.
Deux réserves, tout de même. Paris ne s'est plus imposé au Vélodrome en championnat depuis octobre 2024, et un OM dos au mur dans un Classique peut se transcender. Côté marseillais, Geoffrey Kondogbia (cuisse) et Tochukwu Nnadi (genou), forfaits à Istanbul, espèrent revenir dimanche, sans garantie.
Le verdict tombe dimanche 20 septembre à 20h45, au Vélodrome, sous la direction de François Letexier. Pour Marseille, l'enjeu est d'éviter une cinquième défaite de rang avant une trêve internationale qui tombe à pic. Pour Paris, celui de confirmer que sa saison a basculé à Brest.