L'Olympique de Marseille reçoit le PSG dimanche 20 septembre (20h45) au Vélodrome, et il aborde ce Classique dans une situation qu'il n'avait plus connue depuis longtemps : treizième de Ligue 1 avec trois points après quatre journées, pour une seule victoire et trois défaites de rang.
Trois défaites, un même scénario
La dernière en date résume la série. Vendredi 11 septembre, au Roazhon Park, l'OM s'est incliné 1-0 sur un but d'Adrien Thomasson à la 52e minute, une minute après une grosse occasion marseillaise. Marseille avait pourtant dominé la première heure et touché la barre par Igor Paixão, sans jamais concrétiser ses temps forts.
Le mois ressemble à cette soirée. Après un premier succès 4-0 contre Strasbourg le 21 août, l'OM a perdu 0-2 à Monaco, 2-3 au Vélodrome contre le Paris FC, puis 0-1 à Rennes. Trois revers de suite, un même manque d'efficacité : le Méridional résume une équipe « séduisante par séquences mais toujours aussi inefficace ».
Un milieu décimé, un banc très court
Le manque est encore plus criant dans l'entrejeu. Geoffrey Kondogbia, touché avant la réception du Paris FC, est toujours en réathlétisation. « Kondo est toujours en réathlétisation, il va mieux. Je n'aime pas donner de délai », a indiqué Bruno Genesio le jeudi 10 septembre, rapporte L'Équipe. Tochukwu Nnadi, recrue de l'été, manque également.
Genesio l'avait annoncé dès le 4 septembre : « Kondo est blessé, on a besoin de milieux supplémentaires. Kamissoko a rejoint le groupe. Ça permet aux jeunes de saisir des opportunités. » Quinten Timber étant parti dans les dernières heures du mercato, les options de rechange se sont réduites à presque rien.
À Rennes, la conséquence est directe : l'entraîneur a reconduit le onze qui avait déjà perdu contre le Paris FC, soit De Lange – Weah (cap.), Egan-Riley, Aguerd, Emerson – Højbjerg, Abdelli – Harit, Angel Gomes, Paixão – Gouiri.
« Avec qui on va rivaliser ? »
Après la défaite bretonne, Genesio a reconnu une forme d'impuissance : « On a eu à faire beaucoup de bricolage pour l'instant. Donc il va falloir du temps. Est-ce qu'on en aura ? Je ne sais pas », a-t-il expliqué, avant de poser la question qu'il refuse de trancher lui-même.
« Avec qui on va rivaliser ? C'est surtout cette question-là à laquelle il faut répondre. Aujourd'hui, je ne suis pas capable de vous le dire et ce n'est pas à moi de vous le dire », rapporte Ouest-France. Sur l'origine des difficultés, il renvoie d'ailleurs à d'autres qu'à lui.
« Il faut peut-être expliquer les choses plus clairement. Et ce n'est pas à moi de le faire », une phrase que L'Équipe rattache au silence du propriétaire Frank McCourt, après un mercato où Marseille a laissé partir plusieurs joueurs sans compenser les départs.
Istanbul jeudi, le PSG dimanche
Le calendrier n'offre aucun répit. Jeudi 17 septembre, l'OM lance sa campagne de Ligue Europa à Istanbul, face au Beşiktaş, trois jours avant de recevoir Paris. Selon La Provence, Bruno Genesio a écarté l'idée de « balancer » la rencontre européenne pour préserver ses forces en championnat.
Le PSG dispose d'une semaine complète. Après sa première victoire de la saison en Ligue 1, 0-1 à Brest dimanche 13 septembre sur un but de Ferran Torres, Paris prépare le Vélodrome sans match en milieu de semaine. Son début de saison reste irrégulier, comme le détaille notre bilan chiffré avant le Classique.
Un Classique au contexte inhabituel
Le match se joue dimanche 20 septembre à 20h45, en exclusivité sur Ligue 1+2, et sera arbitré par François Letexier, assisté de Cyril Mugnier et Mehdi Rahmouni. Le contexte marseillais est lui aussi inhabituel : selon Made in Marseille, plus de 9 200 places restaient disponibles en début de semaine, l'OM ayant ouvert des catégories à visibilité réduite pour proposer des tarifs plus bas.
Les deux derniers Classiques donnent la mesure de l'enjeu. En septembre 2025, Marseille avait mis fin à quatorze ans sans victoire à domicile contre Paris (1-0) ; en février 2026, le PSG avait répondu par sa plus large victoire dans un Classique (5-0, au Parc des Princes).
Pour l'OM, l'objectif est simple à énoncer : arrêter une série de trois défaites avant la trêve internationale. Pour le PSG, l'occasion est inverse : enchaîner un deuxième succès de rang en Ligue 1 et ne pas laisser filer le trio de tête, Lille, Monaco et Rennes comptant dix points.