Le dossier de la prolongation de Désiré Doué a changé de nature. Selon RMC Sport, le Paris Saint-Germain a formulé une première offre verbale à son attaquant à la fin du mois d’octobre. Vendredi 7 novembre, le compte @ActuL1_ a ajouté la précision qui manquait, sur la base des informations d’Abdellah Boulma : les derniers échanges sont décrits comme positifs et un nouveau contrat jusqu’en juin 2032 est évoqué. Rien n’a été signé et le club n’a rien officialisé.
Une offre verbale, pas un accord
La nuance n’est pas de forme. Une proposition transmise oralement à l’entourage d’un joueur n’est ni un contrat, ni une signature. But Football Club précise qu’aucun accord imminent n’est attendu et que les discussions se poursuivent sans précipitation. Il reste à fixer les conditions salariales, la durée exacte et le calendrier d’une éventuelle annonce. Paris veut sécuriser son ailier sur la durée ; le joueur, lui, n’a jamais exprimé l’envie de partir.
De la prise de contact à l’offre
Le 17 septembre, L’Équipe révélait une première proposition de prolongation jusqu’en 2031 ou 2032, assortie d’une revalorisation salariale jugée significative. Le 22 octobre, RMC Sport rapportait à son tour qu’une première offre verbale avait été formulée par la direction parisienne. Une semaine plus tard, le média britannique TEAMtalk décrivait des négociations qui progressent, sans accord bouclé, et quatre clubs étrangers toujours à l’affût.
Cette concurrence s’est refroidie. Le 6 novembre, Christian Falk, spécialiste du Bayern Munich, a écarté la piste bavaroise dans le podcast The Bayern Insider : selon lui, le club allemand n’a pas les moyens de payer le prix que Paris réclamerait pour son joueur. Arsenal, Chelsea et Manchester City avaient pris des renseignements ces derniers mois, selon TEAMtalk, et reçu la même réponse : Doué ne cherchait pas à quitter Paris.
Un contrat jusqu’en juin 2032 évoqué
Vendredi 7 novembre, But Football Club a relayé une information d’Abdellah Boulma diffusée par le compte @ActuL1_ : les échanges se poursuivent et un nouveau contrat jusqu’en juin 2032 est désormais évoqué. Doué est aujourd’hui lié au PSG jusqu’au 30 juin 2029, après un transfert de Rennes pour 50 millions d’euros hors bonus à l’été 2024. Un bail jusqu’en 2032 couvrirait trois saisons de plus et le mènerait jusqu’à ses 27 ans.
Cette durée n’est pour l’instant rapportée que par ce relais. Elle n’a été confirmée ni par le club, ni par L’Équipe, Foot Mercato ou Fabrizio Romano dans les éléments consultés, et But Football Club prend soin de préciser qu’il s’agit d’une échéance évoquée pendant les échanges, pas d’un accord définitif. L’hypothèse n’est pas neuve : L’Équipe citait déjà 2031 ou 2032 en septembre. Ce qui change, c’est qu’elle devient l’horizon affiché des discussions.
Pourquoi Paris veut verrouiller ce dossier
Doué n’est plus un espoir à intégrer, c’est un cadre à préserver. Samedi 7 novembre, il a disputé les quatre-vingt-dix minutes de PSG-Troyes (1-0) et signé la quatrième meilleure note de nos colonnes (7,83), avec quatre passes clés et le débordement qui amène la tête de Warren Zaïre-Emery sur le montant. Paris enchaîne une onzième victoire consécutive et occupe la tête de la Ligue 1 comme de la phase de ligue de la Ligue des champions.
Le calendrier des prolongations parisiennes éclaire la méthode. Selon Abdellah Boulma, un accord a été trouvé avec Ousmane Dembélé jusqu’en juin 2030 et il ne manquerait plus que l’officialisation. Khvicha Kvaratskhelia, victime d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit le 20 octobre contre Barcelone, est lui aussi évoqué jusqu’en 2032. Achraf Hakimi, lié jusqu’en 2029, se rapprocherait d’un bail jusqu’en 2031. Chaque dossier avance séparément, dans un cadre financier fixé en interne.
Ce qui reste à régler
Il reste l’essentiel : le salaire, la structure du nouveau contrat et le moment de l’annonce. Aucune des deux parties n’a intérêt à brusquer un dossier sans urgence contractuelle, puisque le bail actuel court jusqu’en 2029. La trêve internationale ouvre une fenêtre de discussion avant le déplacement à Nice, programmé le samedi 21 novembre à 17h15. D’ici là, la seule certitude tient en une phrase : une offre existe, elle est verbale, et elle n’a pas été signée.