L’été de Charles De Ketelaere aurait pu s’écrire en partie à Paris. Dans un entretien accordé au quotidien belge La Dernière Heure, publié le vendredi 25 septembre, l’attaquant international belge de l’Atalanta Bergame a confirmé avoir discuté avec le Paris Saint-Germain durant le mercato, avant que le club de la capitale ne choisisse Ferran Torres.
« J’ai parlé avec le PSG »
« J’ai parlé avec le PSG mais ils ont finalement choisi Ferran Torres », a déclaré le Diable rouge de 25 ans. Un été où les sollicitations n’ont pas manqué : « Il y a eu des équipes intéressées mais quand tu vois les sommes de transfert sur le marché actuel, ce n’est pas toujours simple de partir. Je sais que l’Atalanta demandait beaucoup. »
Le timing n’a rien d’anodin : le natif de Bruges sortait d’un Mondial abouti avec la Belgique — trois buts en cinq matches, dont un doublé contre les États-Unis en huitièmes de finale (4-1) et l’égalisation face à l’Espagne en quarts (2-1). « Quand l’Espagne a gagné et que je suis resté le seul à avoir inscrit un but au champion du monde, j’ai reçu plein de messages comme si j’avais gagné le tournoi », raconte-t-il.
Le prix réclamé par l’Atalanta
Relancé sur les prétentions de son club, le Belge a lui-même situé la demande de l’Atalanta autour de 50 millions d’euros : « Oui je pense que ça tournait autour de cette somme. Mais il faut trouver une équipe qui met ça. En Premier League, plusieurs équipes peuvent le faire mais ça ne s’est pas fait. »
Sous contrat jusqu’en juin 2028 à Bergame, l’ancien joueur de l’AC Milan ne semble nourrir aucun regret : « Je suis content à l’Atalanta. J’aimerais me battre un jour pour des titres. J’ai cette ambition mais j’ai 25 ans et j’ai encore le temps. » Et une précision sur ses intentions : « Je ne suis pas quelqu’un qui va forcer son départ. J’ai du respect pour l’Atalanta. »
Paris cherchait un numéro 9
Dans le même temps, à Paris, la quête d’un attaquant a occupé une bonne partie du marché. Avec le départ de Gonçalo Ramos vers l’AC Milan, le PSG cherchait un numéro 9 et plusieurs pistes ont été explorées — dont celle du jeune Ivoirien Yan Diomandé, dossier officiellement abandonné fin juillet avant que le Real Madrid ne l’enrôle pour plus de 100 M€.
C’est finalement le 15 août que Paris a officialisé l’arrivée de Ferran Torres en provenance du FC Barcelone, pour un montant rapporté d’environ 48,5 M€ et un contrat jusqu’en 2031. L’Espagnol, buteur en finale du Mondial avec la Roja, retrouvait Luis Enrique, le sélectionneur qui l’avait lancé en équipe d’Espagne.
Le choix Ferran Torres
Un peu plus d’un mois après son arrivée, le choix parisien tourne à plein régime : Ferran Torres affiche sept buts en six apparitions toutes compétitions confondues, pour seulement trois titularisations. Buteur dès ses débuts à Rennes, l’Espagnol a ensuite signé un triplé en Ligue des champions contre Slovan Bratislava (6-1), avant de marquer à Brest (1-0) puis face à l’Olympique de Marseille (2-1).
Des débuts qui portent le recrutement estival parisien, comme le soulignait cette semaine le premier bilan des recrues de l’été.
À Bergame, un début de saison compliqué
En Italie, le contraste est net : l’Atalanta n’a marqué que cinq buts en cinq journées de Serie A et pointe à la onzième place avec six points sur quinze. « C’est vrai qu’on n’a pas bien commencé la saison », reconnaît l’intéressé.
Lui-même ne se cache pas : après « une petite blessure », il assure que « depuis le match contre la Juventus, ça va beaucoup mieux ». Son entraîneur Maurizio Sarri l’a publiquement situé « à 60-70 % » de ses possibilités. Utilisé sur un côté alors qu’il se sent « mieux dans l’axe », il l’accepte sans broncher : « On ne tire pas le maximum de moi sur le côté mais il ne faut pas penser qu’à soi dans un sport collectif. »
Deux France-Belgique en six jours
L’occasion de répondre sur le terrain arrive vite : sous les ordres du nouveau sélectionneur Mark van Bommel, la Belgique affronte la France deux fois en six jours — le lundi 28 septembre au stade Roi Baudouin de Bruxelles, puis le lundi 5 octobre au Stade de France, dans le groupe 1 de la Ligue des nations (France, Italie, Belgique, Turquie).
« C’était moins clair tactiquement par rapport au nouveau coach », a lâché De Ketelaere au sujet de la méthode Rudi Garcia, saluant tout de même le rôle que le Français lui avait confié : « C’est le premier sélectionneur qui m’a donné un rôle important. » De van Bommel, il retient une méthode qui « donne de la clarté ».
Un dossier clos, pour l’instant
Paris a investi sur Torres jusqu’en 2031 et rien n’indique, à ce stade, une relance à l’horizon hivernal ; de son côté, De Ketelaere répète son attachement à Bergame. « Le terrain parle au final », résume-t-il. Deux France-Belgique en six jours lui donneront l’occasion de le faire parler.