« Traîner au deuxième poteau sur les renvois de corner » : dans un décryptage publié cette semaine, L’Équipe s’attarde sur la « spécialité » de Marquinhos, le capitaine parisien déjà buteur à trois reprises cette saison. La dernière démonstration remonte à dimanche, au Vélodrome.
Après un corner repoussé, il a surgi au second poteau pour reprendre le centre reculé de Nuno Mendes, puis conclure en deux temps malgré la parade de De Lange sur sa première tentative. Son 46e but sous le maillot parisien, le troisième de la saison, a offert au PSG la victoire dans le Classique (2-1), face à un OM qui a enregistré une cinquième défaite de rang.
Le réflexe du second poteau
Quand un corner est repoussé, Marquinhos ne recule pas avec le bloc : il traîne dans la surface, au second poteau, à l’affût du ballon qui revient. « À l’affût au second poteau », écrit justement L’Équipe, qui décrypte ses « déplacements fétiches » et son évolution, saison après saison.
Ses trois buts de la saison racontent le même radar : tous sont nés d’un ballon venu de l’aile. Contre Monaco, il a ouvert le score de près, à la suite d’un corner, sur un centre de Khvicha Kvaratskhelia (31e). À Lille, sa tête décroisée au second poteau a arraché le nul dans le temps additionnel (2-2), sur un centre de Vitinha. À Marseille, le centre décisif était signé Nuno Mendes.
Le rendement, lui, est redoutable. Selon les données SportMonks, le capitaine affiche trois buts sur quatre tirs, tous cadrés, en cinq matches de Ligue 1 — 450 minutes, soit un but toutes les 150 minutes.
Treize ans de buts, d’Olympiakos au Vélodrome
L’histoire a commencé par un but. Le 17 septembre 2013, pour son tout premier match sous le maillot parisien, un Marquinhos de 19 ans venait marquer de la tête à Olympiakos, en Ligue des champions (4-1). Treize ans plus tard, le voilà avec 46 buts en 529 matches — dont 29 en Ligue 1 et 11 en Ligue des champions — et un statut à part : joueur le plus capé de l’histoire du club.
Les saisons se sont suivies avec une régularité rare : cinq buts pour sa première saison, six lors de l’exercice 2019-2020, autant en 2020-2021, encore cinq en 2021-2022. Des moments forts en Europe aussi — buteur à Old Trafford et à Munich en 2020-2021, décisif contre l’Atalanta puis le RB Leipzig lors du Final Eight de 2020.
Une seule année est restée vierge : 2023-2024, conclue avec 36 matches sans le moindre but. Depuis, le capitaine a retrouvé la mire — trois buts en 2024-2025, deux en 2025-2026 — et entame sa quatorzième saison parisienne, à 32 ans, avec un appétit intact.
Ce que cela dit du PSG
Pour Paris, ces buts pèsent lourd. Dans un début de saison encore en rodage — le PSG pointe au sixième rang après cinq journées — le capitaine a été décisif à Lille, où son égalisation à la 90e+5 a sauvé un point (2-2), comme à Marseille, où son but a scellé la victoire dans le Classique. « Il porte le PSG sur ses épaules en Ligue 1 depuis un mois », résume L’Équipe.
Le PSG, lui, exploite cette veine avec méthode. Le 9 septembre, face au Slovan Bratislava (6-1), les deux premiers buts étaient nés de ballons récupérés au deuxième poteau, conclus par Ousmane Dembélé. Onze jours plus tard, au Vélodrome, c’est un défenseur — le capitaine — qui a remis ça sur corner renvoyé. Ce placement n’est donc pas réservé aux attaquants : il se travaille, et il rapporte.
Cap sur les 50
Avec 46 réalisations, Marquinhos égale Lucas Moura au classement des buteurs de l’histoire parisienne et se rapproche d’une barre symbolique. « Il se rapproche des 50 réalisations avec le PSG », écrit L’Équipe : il en manque quatre.
Le calendrier offre de quoi avancer. Après la trêve internationale, le PSG reçoit Le Mans au Parc des Princes le samedi 10 octobre, avant deux rendez-vous européens : un déplacement à l’Etihad Stadium contre Manchester City, le mercredi 14 octobre, puis la réception du FC Barcelone, le mardi 20 octobre.
À quatre buts de la barre des 50, le capitaine parisien a donc trois rendez-vous d’octobre pour continuer de grimper. Et une spécialité — traîner là où les ballons finissent — qui n’a pas fini de lui sourire.