Vendredi soir, à Kocaeli (20h45, sur TF1), Zinédine Zidane dirigera son premier match à la tête de l’équipe de France. Vingt-trois joueurs sont réunis depuis lundi à Clairefontaine pour ce rassemblement d’ouverture, dont trois Parisiens : Ousmane Dembélé, Désiré Doué et Maghnes Akliouche. Trois statuts, trois façons d’aborder la nouvelle ère.
Pour le sélectionneur nommé le 28 juillet, l’heure des répétitions s’achève : place au premier match, trois jours après sa première séance collective. Cinq joueurs découvrent le groupe, et une bonne partie des rôles se devine plus qu’elle ne s’annonce. Aucun onze n’a filtré du camp français.
Ce que l’on sait vient des séances ouvertes à la presse et des indiscrétions de L’Équipe, depuis la première liste du sélectionneur. Des tendances, donc — pas une composition.
Dembélé, du statut de cadre à la pointe de l’attaque
À Clairefontaine, Ousmane Dembélé s’est avancé en leader. Selon L’Équipe, le Ballon d’Or 2025 fait partie des trois vice-capitaines choisis par Zidane pour ce rassemblement, avec Adrien Rabiot et Jules Koundé, derrière Kylian Mbappé qui conserve le brassard. Le sélectionneur a installé à ses côtés les joueurs les plus capés du groupe : un signe de plus pour un attaquant qui s’impose comme un cadre, avec ou sans brassard.
Sur le terrain, Zidane l’a positionné à la pointe de l’attaque lors de la mise en place tactique de mardi, en 4-3-3, comme l’a relevé CulturePSG. Un rôle inhabituel chez les Bleus, où Dembélé a surtout occupé le couloir droit lors du Mondial 2026, mais familier pour lui : c’est là qu’il évolue au PSG depuis un an et demi. La presse en déduit une attaque avec Mbappé à gauche et Dembélé dans l’axe vendredi, sans confirmation officielle.
Son statut dépasse le seul terrain : cette semaine, le tenant du Ballon d’Or a milité pour l’un de ses coéquipiers. Nommé parmi les trente joueurs de l’édition 2026, Dembélé a défendu la candidature de Khvicha Kvaratskhelia dans les colonnes de la BBC, jugeant que le Géorgien « mérite » le trophée, lui qui « a fait une saison exceptionnelle ». La cérémonie est prévue le 26 octobre, à Londres.
Doué, une place à prendre à droite
Mardi, dans la première équipe alignée en 4-3-3, Désiré Doué occupait l’aile droite, avec Dembélé dans l’axe et Bradley Barcola à gauche, toujours selon CulturePSG. Son rival direct pour ce poste, Michael Olise, a lui été aligné à droite avec la seconde équipe : la hiérarchie reste ouverte et rien ne garantit que le Parisien débutera vendredi.
Sa forme parisienne plaide pour lui. Sorti du onze à Bratislava, utilisé vingt-quatre minutes à Brest, Doué a répondu au Vélodrome en étant désigné homme du match lors du succès face à l’OM (nos notes). À vingt et un ans, il fait partie des choix confirmés par la première liste du sélectionneur — un statut à défendre sur une aile où la concurrence est dense.
Akliouche, entré par le milieu
C’est lui qui a intégré le groupe en dernier. Maghnes Akliouche, 24 ans, a été appelé lundi pour suppléer Warren Zaïre-Emery, forfait sur blessure (notre article). À l’entraînement, Zidane l’a testé comme relayeur droit d’un milieu à trois, avec Manu Koné en sentinelle et Eduardo Camavinga à gauche — la confirmation, selon CulturePSG, que le sélectionneur le veut au milieu plutôt que sur une aile.
Le profil colle à cette idée : un joueur polyvalent, passé par le Mondial 2026 avec la France, arrivé de Monaco cet été. À Paris, Akliouche est la recrue la plus utilisée de l’été — huit matches officiels sur huit, cinq titularisations. Chez les Bleus, ce rassemblement est pour lui l’occasion de s’installer dans le cycle qui s’ouvre.
Le premier acte, et après
Pour les trois Parisiens, le rendez-vous de Kocaeli ouvre une séquence de quatre matches en onze jours avec les Bleus, jusqu’à France-Belgique, le 5 octobre. Le PSG, lui, rejouera le samedi 10 octobre contre Le Mans, au Parc des Princes. D’ici là, les rôles entrevus cette semaine à Clairefontaine restent des tendances : le premier onze de Zinédine Zidane, lui, sera dévoilé vendredi, avant le coup d’envoi.