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Vitinha, redevenu le maître du jeu du PSG avant le choc contre Lyon

Luis Enrique s'est invité devant les caméras de Canal+ pendant un entretien de Vitinha, le 19 octobre, pour répéter « Quel joueur ! Quel joueur ! ». Une semaine plus tard, le Portugais est redevenu le métronome du PSG, au moment où Paris perd quatre cadres avant de recevoir Lyon.

Luis Enrique avec le PSG lors d'une séance d'entraînement au Campus PSG.
Luis Enrique à l'entraînement au Campus PSG. Photo d'illustration : le 19 octobre, l'entraîneur s'est invité devant les caméras pendant un entretien de Vitinha avec Canal+. · Crédit photo : Icon Sport

Le décor ressemble à une scène de comédie. Lundi 19 octobre, au Campus PSG de Poissy, Vitinha répond aux questions de Canal+. Luis Enrique passe à proximité, s'arrête et s'invite devant la caméra. « Quel joueur ! Quel joueur ! » lance-t-il, avant de poser son bras autour du cou de son milieu de terrain : « Tu peux encore t'améliorer. » Puis, en s'éloignant : « Mais quel joueur… »

Le Portugais, « un poil gêné » selon Le Parisien, a compris la manœuvre : « Il adore nous mettre la pression ! » a-t-il glissé pendant que son entraîneur tournait les talons. Le lendemain, Paris battait le FC Barcelone (4-2) en Ligue des champions, et Vitinha y signait le troisième but parisien, à la 81e minute.

Le joueur de champ le plus sollicité

L'anecdote dit quelque chose du moment. Dans un décryptage publié ce lundi, Le Parisien décrit un joueur longtemps apparu émoussé, puis revenu à son meilleur niveau au cœur d'une série de sept victoires consécutives. Le chiffre le plus parlant concerne son temps de jeu : 946 minutes depuis le début de la saison, le total le plus élevé de l'effectif parisien pour un joueur de champ, devant Willian Pacho (874) et Achraf Hakimi (832).

Le quotidien ajoute un détail qui situe sa régularité. Avec Maghnes Akliouche, il est le seul Parisien à avoir disputé toutes les rencontres depuis la finale de la Supercoupe d'Europe contre Aston Villa (2-1), le 12 août. Et il a cumulé 238 minutes de plus que la recrue estivale.

Un but à Manchester, un but contre le Barça

Les données européennes confirment le retour. Avant le déplacement à Manchester City, Le Parisien le présente comme le milieu le plus efficient de la Ligue des champions depuis plus d'un an : 1 703 passes réussies, 327 passes cassant une ligne et 106 ballons récupérés. Trois chiffres qui résument le métier d'un milieu axial : la relance, la progression, le volume.

Le terrain a suivi. À l'Etihad, il a marqué d'une frappe limpide à la 32e minute et terminé avec la note de 8,13 selon les données SportMonks, pour 90 minutes, 46 passes réussies et trois interceptions. Six jours plus tard, contre Barcelone, il a de nouveau marqué (81e) et signé 7,11, avec 56 passes réussies, comme le détaillent les notes du match.

Le trou d'air, et son explication

Il y a pourtant eu une baisse de régime. Le Parisien parle d'un joueur « traînant », coupable d'« inhabituelles erreurs techniques » et d'un « manque de clairvoyance » sur des rendez-vous pourtant à sa portée. L'explication tient à la charge : un enchaînement sans coupure depuis plusieurs saisons, et une trêve internationale passée à gagner quatre matches avec le Portugal, dont il est revenu avec son premier but en sélection.

Cette trêve a servi de « bouffée d'oxygène », écrit le quotidien, au regard des copies rendues face à Manchester City puis face à Barcelone. Deux prestations de haut vol, dans un calendrier qui ne lui avait laissé aucun répit depuis août.

Quatre absents, un rôle plus large

Le retour tombe au bon moment, parce que Paris se présente diminué. Khvicha Kvaratskhelia, victime d'une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit contre le Barça, doit être opéré et manquera plusieurs mois. Ousmane Dembélé est absent environ trois semaines selon Le Parisien, Marquinhos (cuisse droite) et Nuno Mendes (cuisse gauche) sont également forfaits.

Vitinha, lui, est bien dans le groupe. Les deux compositions probables publiées ce lundi, celle de L'Équipe comme celle du Parisien, le placent dans l'entrejeu. Son rôle s'élargit mécaniquement : privé de Dembélé et de Kvaratskhelia, Paris a moins de percussion devant, et donc plus besoin d'un relais capable de casser une ligne par la passe pour trouver Doué, Torres ou Akliouche.

Une première place en jeu

Le contexte ajoute de la tension. Rennes, qui a déjà joué sa 8e journée, occupe la première place avec 16 points, devant Lille et Monaco (15). Paris et Lyon comptent 14 points en sept matches : le vainqueur de ce lundi passerait à 17 et prendrait seul la tête du championnat.

La soirée a un autre décor. Le Ballon d'Or est remis le même soir à Londres, à 21 heures, une demi-heure après le coup d'envoi du Parc. Vitinha figure parmi les dix nommés parisiens, un record pour un club sur une même édition. Comme Hakimi, Pacho, João Neves, Fabián Ruiz et Ferran Torres, il suivra la cérémonie à distance.

Il reste une réponse possible à la phrase lancée lundi dernier. « Tu peux encore t'améliorer » : le Portugais a quatre-vingt-dix minutes, ce lundi, pour la donner sur le terrain.

Joueurs cités

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