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Stade du PSG : aucun site favori, trois dossiers en lice et une décision avant la fin de l’année

Seize mois d’études, trois comités de pilotage et toujours aucun favori. Le Parisien affirme qu’aucun dossier n’est distancé entre le Parc des Princes, Poissy et Massy, alors que L’Équipe évoquait une finale Paris-Poissy. Le board de QSI doit trancher avant la fin de l’année.

Vue générale du Parc des Princes lors d’un match du PSG.
Photo d’illustration : vue générale du Parc des Princes, l’un des trois sites encore étudiés par le PSG pour son futur stade. · Crédit photo : Icon Sport

Aucun des trois dossiers n’est distancé. Vendredi 23 octobre, Le Parisien a publié un décryptage qui douche les pronostics des dernières semaines : seize mois après le lancement de ses études, le PSG n’a écarté ni le Parc des Princes, ni Poissy, ni Massy. Les trois derniers comités de pilotage se sont tenus la semaine dernière à Poissy, Paris et Massy, et ils ont clos le processus d’analyse.

Le quotidien donne la mesure du travail accumulé : près de 2 millions d’euros dépensés par site, et « des montagnes de données » compilées auprès de cabinets privés et d’organismes publics. La décision à venir ne reposera donc pas sur une intuition, mais sur un empilement d’études comparables d’un site à l’autre.

Aucun dossier distancé, contrairement aux rumeurs

« Contrairement aux bruits divers et variés que s’ingénient à faire circuler certains élus, aucun dossier n’est à ce jour distancé », écrit Le Parisien, qui ne nomme pas ces élus. La formule vise les pronostics relayés ces dernières semaines, entre une finale Paris-Poissy annoncée et un dossier Massy présenté comme hors jeu par plusieurs relais.

Le Parc des Princes garde une place à part. Le Parisien le qualifie de « choix du cœur », un symbole fort auquel « la plupart des supporters restent viscéralement attachés ». Le stade du XVIe arrondissement assure aussi « un taux de rentabilité sans égal », et l’aménagement proposé par Emmanuel Grégoire autour de la porte de Saint-Cloud « ne manque pas d’atout ».

Cinq jours plus tôt, L’Équipe voyait une finale Paris-Poissy

La lecture contredit celle de L’Équipe. Le 19 octobre, le quotidien sportif prenait parti, en le signalant : « Si l’on devait se mouiller et donner un favori aujourd’hui, on miserait sur une finale Paris-Poissy, avec un avantage pour le Parc des Princes. » Une projection assumée, pas une décision du club.

Le PSG n’a jamais varié sur ce point. Le 15 octobre, son directeur général Victoriano Melero répétait qu’« il n’y a pas de favori, chacun a ses avantages et ses contraintes ». Il ajoutait que le sujet dépasse la seule enceinte : « ce n’est pas qu’un stade, c’est beaucoup plus important que ça ».

Dix cabinets, une série de critères, six décideurs

Reste la mécanique de la décision. Selon Le Parisien, les services du club compilent les données d’une dizaine de cabinets privés : prix du foncier, coût de construction, accessibilité, capacité, impact économique et écologique, soutien des élus locaux, recours juridiques possibles. Chaque dossier sera évalué sur ces critères avant d’être soumis au board.

La présentation doit se tenir au Campus de Poissy, devant le board de QSI présidé par Nasser Al-Khelaïfi. Une demi-douzaine de personnes devra en sortir un site « prioritaire ». Doc O’Connor, cofondateur d’Arctos, actionnaire du PSG à hauteur de 12,5 %, sera « largement associé » à la réflexion.

Un site prioritaire, pas un lauréat

Le vocabulaire n’est pas neutre. Le board ne doit pas désigner un lauréat définitif, mais un dossier prioritaire, avant la fin de l’année. SoFoot situe l’annonce « vers le 21 décembre », Le Parisien parle de la fin de l’automne comme date butoir. La nuance laisse aux deux autres sites une chance de revenir.

S’ouvrira ensuite une phase de sécurisation, au premier trimestre 2027, avec les parties concernées : Stellantis à Poissy, Carrefour et Altarea à Massy, la Ville de Paris pour le Parc. Un vote du Conseil de Paris sur la vente du stade est même évoqué pour le début 2027. Les sites non retenus resteraient en réserve.

C’est là que tout peut encore se déplacer. Un site prioritaire n’engage ni le financement ni les autorisations, et les collectivités gardent leur mot à dire sur le calendrier. La décision de la fin d’année fixera un cap. Elle ne fermera pas les autres portes.

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