Nouveau rebondissement au centre de formation du Paris Saint-Germain. Selon les informations de L’Équipe, publiées mercredi 30 septembre, Paulo Gonçalves, recruteur du club et membre du Comité social et économique (CSE), est sous le coup d’une procédure de licenciement pour faute grave.
L’entretien préalable à un éventuel licenciement a déjà eu lieu et le CSE a été notifié, comme le prévoit la loi. Selon L’Équipe, cette procédure fait suite à une enquête confiée par le PSG à un cabinet extérieur, chargé d’examiner l’ensemble des signalements portés à sa connaissance.
Cette enquête aurait notamment révélé des comportements agressifs ou inappropriés à l’égard de collaborateurs — une altercation avec un autre salarié sur un terrain est évoquée — ainsi que d’autres faits graves de nature à ouvrir une procédure de licenciement.
Contacté par L’Équipe, Paulo Gonçalves n’a pas souhaité répondre. Dans son entourage, le lien est fait entre la décision du club et son rôle dans l’enquête qui avait visé Yohan Cabaye la saison dernière.
Un salarié protégé
Comme il siège au CSE, Paulo Gonçalves bénéficie du statut de salarié protégé : l’inspection du travail devra se prononcer sur son dossier avant qu’un éventuel licenciement puisse être prononcé. La procédure ouverte ne signifie donc pas, à ce stade, que son départ du club est acté.
L’enquête qui visait Yohan Cabaye
Cette procédure s’inscrit dans la continuité d’un dossier qui agite l’Académie depuis près d’un an. Paulo Gonçalves était à l’origine de l’enquête interne qui avait visé, la saison dernière, Yohan Cabaye, directeur sportif du centre de formation, accusé notamment de harcèlement envers Pierre Reynaud selon L’Équipe.
Les alertes remontent à fin octobre 2025 : l’inspection du travail s’était rendue au Campus de Poissy et le CSE avait lancé sa propre enquête. Une trentaine de personnes avaient été auditionnées, évoquant un climat pesant, des situations de stress, du harcèlement moral, des risques psychosociaux, des conflits d’intérêts et des problèmes de comportements.
Rendues publiques le 12 février, les conclusions du CSE demandaient les départs de Yohan Cabaye et de Lucas Vigneron, responsable des opérations du centre de formation. La direction avait finalement maintenu Cabaye à son poste en lui adressant un avertissement, et Lucas Vigneron n’avait pas été sanctionné.
Un climat toujours tendu au Campus
Depuis, le climat reste pesant. Selon L’Équipe, les relations se seraient dégradées entre Yohan Cabaye et certains salariés, notamment Mathieu Le Scornet, directeur technique de la formation et de la préformation, et Lucas Vigneron.
La cellule de recrutement du club a elle aussi été bousculée ces derniers mois : Pierre Reynaud a repris ses fonctions après plus de huit mois d’arrêt de travail, Omar Allel — pressenti pour devenir le patron des recruteurs — est parti au Paris FC après une dizaine d’années au PSG, et Paulo Gonçalves est lui-même en arrêt maladie depuis plusieurs mois.
Interrogé par L’Équipe, le club souligne qu’il prend « très au sérieux tout signalement relatif aux conditions de travail » et que chaque signalement fait l’objet d’un « examen rigoureux et impartial ». Le PSG indique engager « les procédures qu’il estime appropriées » lorsque les éléments sont suffisamment graves, et ne pas commenter davantage « des situations individuelles ou une procédure en cours ».
Près d’un an après les premières alertes, le dossier du centre de formation reste ouvert — et sa prochaine étape passe par l’inspection du travail, qui devra se prononcer sur un éventuel licenciement de Paulo Gonçalves.