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PSG : non-lieu dans l’enquête pour harcèlement moral, l’affaire Mbappé soldée au pénal

Un non-lieu a été rendu dans l’enquête visant le PSG pour harcèlement moral à l’encontre de Kylian Mbappé. Selon l’AFP, qui cite deux sources proches du dossier, la décision des juges d’instruction a été prononcée en mai 2026 et révélée vendredi 2 octobre.

Kylian Mbappé avec le Paris Saint-Germain face au Club Bruges, en septembre 2021.
Photo d’illustration : Kylian Mbappé avec le Paris Saint-Germain face au Club Bruges, en septembre 2021. Un non-lieu a été rendu dans l’enquête visant le club pour harcèlement moral, révélé vendredi 2 octobre par l’AFP. · Crédit photo : Icon Sport

Un non-lieu a été rendu dans l’enquête visant le Paris Saint-Germain pour harcèlement moral à l’encontre de Kylian Mbappé. La décision des juges d’instruction parisiens, prononcée en mai 2026, a été révélée vendredi 2 octobre par l’AFP, qui cite deux sources proches du dossier. Elle ferme le volet pénal du conflit entre le club et son ancien attaquant.

Selon l’une de ces sources, les magistrats ont prononcé ce non-lieu faute d’avoir établi « de charges suffisantes » contre le club. Ils ont relevé que le joueur s’était « désisté de sa plainte » et l’avait « fait savoir publiquement dans la presse » : à leurs yeux, il était donc « impossible d’enquêter ».

« Il n’y aurait aucun sens à interroger les témoins et mis en cause » quand « le plaignant lui-même ne les soutient pas », a expliqué cette source à l’AFP. Les personnes mises en cause « ne pourraient que faire référence à ce désistement » pour éviter de répondre aux questions, ont anticipé les magistrats.

Sollicité par l’AFP, Me Pierre-Olivier Sur, l’avocat du joueur désormais au Real Madrid, n’a pas souhaité commenter. Le PSG non plus.

Une plainte déposée en mai 2025, retirée en juillet

La plainte, déposée le 16 mai 2025 pour harcèlement moral et tentative d’extorsion de signature, visait le placement de Kylian Mbappé dans le « loft » du PSG à l’été 2023. Une information judiciaire avait été ouverte le 24 juin 2025 par le parquet de Paris, avec la saisine de deux juges d’instruction. Le joueur avait retiré sa plainte en juillet 2025.

La pratique du « loft » consiste à placer un joueur à l’écart du groupe professionnel pour le pousser à partir : plus d’entraînements avec l’équipe première, plus de déplacements, plus de matches. Kylian Mbappé y avait été placé à l’été 2023, après son refus de prolonger son contrat, avant d’être réintégré après la première journée de championnat.

Cette pratique, courante dans les clubs de football, fait déjà l’objet de plusieurs enquêtes à Paris. Dès janvier 2024, l’UNFP, le syndicat des footballeurs professionnels, avait porté plainte contre X en s’appuyant sur une liste d’une cinquantaine de joueurs placés en loft, sans les associer à la préparation de cette plainte ; il accuse les clubs concernés de harcèlement moral et d’extorsion, pour « maximiser le prix des transferts ».

L’autre volet : 61 millions aux prud’hommes et des saisies jugées abusives

En parallèle, le litige financier entre Kylian Mbappé et le PSG s’est joué devant le conseil de prud’hommes de Paris. Le 16 décembre 2025, le club a été condamné à verser près de 61 millions d’euros à son ancien joueur, pour des salaires et des primes impayés ; le PSG a annoncé en février 2026 qu’il ne ferait pas appel, rendant la décision définitive.

Devant la cour d’appel de Paris, la bataille a ensuite porté sur la saisie conservatoire de 55 millions d’euros pratiquée par le camp du joueur sur les comptes du club au printemps 2025. En septembre 2026, la juridiction l’a jugée abusive et a condamné Kylian Mbappé à verser 60 000 euros au PSG, dans un arrêt rendu le 3 septembre 2026.

Au final, chaque volet a connu son issue : un non-lieu au pénal pour le PSG ; une condamnation définitive du club à verser près de 61 millions d’euros à son ancien joueur aux prud’hommes ; et 60 000 euros à la charge de Kylian Mbappé dans le dossier des saisies.

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