Dans un entretien accordé à Téléfoot, dont des extraits ont été relayés ce week-end, Mika Godts est revenu sur les coulisses de sa signature au PSG. Un détail y dit beaucoup de la relation nouée avec Luis Enrique : l’entraîneur parisien lui avait parlé avant même que le transfert ne se conclue.
« Luis Enrique m’a parlé avant de venir au PSG, mais pour moi, c’était facile de me convaincre de venir ici », raconte l’ailier de 21 ans. Avant de préciser le contenu de cet échange : « J’étais prêt à jouer pour lui. Après, il m’a parlé de ce qu’on allait travailler ensemble et de sa façon de travailler. Donc c’était facile et très bien. »
Arrivé de l’Ajax Amsterdam pour environ 45 M€ en fin de mercato, Godts sort pourtant d’un début de saison discret à Paris : six entrées en jeu toutes compétitions confondues, aucune titularisation, et une seule passe décisive au compteur, à Lille fin août.
La presse belge s’enflamme
Depuis vendredi, la donne a changé. À Rome, face à l’Italie, Godts a ouvert le score et lancé les Diables Rouges vers un succès de prestige (2-0).
Depuis, les éloges pleuvent. Walfoot lui a attribué un 8/10 en voyant « du Hazard dans le génie de Mika Godts », le jury de RTL Sports l’a élu « choisi par tous nos juges » et la RTBF le classe « au top » de la rencontre.
« Il n’a pas pris le n°10 pour rien, et on aimerait qu’il le garde pour de bon », écrit Walfoot. Le parallèle avec Eden Hazard n’est pas nouveau — Le Soir le décrivait déjà, en mars, comme « un ailier plus proche de Hazard que de Doku » — mais il a pris une autre dimension cette semaine.
Dans les colonnes du Soir, l’ancien international Philippe Albert s’enthousiasme : « Mika Godts a montré qu’il était un futur grand. Il a été très virevoltant avec toujours cette volonté de jouer vers l’avant. Son but, c’est de la classe pure. » Il prévient aussi que « le plus dur commence » pour lui, dans un secteur où les postes sont doublés voire triplés.
Place à la France
Ce lundi (20h45), au stade Roi Baudouin de Bruxelles, la Belgique reçoit la France pour la deuxième journée de la Ligue des Nations. Avec, en face, trois visages familiers pour Godts : Ousmane Dembélé, Désiré Doué et Bradley Barcola, ses coéquipiers du PSG. La Belgique, elle, doit composer sans Jérémy Doku, blessé.
Sa titularisation, elle, n’est pas encore acquise. « J’ai dit à Mika qu’il devait continuer à provoquer. Si six tentatives échouent, alors il faut essayer une septième fois, car c’est là sa grande qualité », a expliqué Mark van Bommel dimanche, en conférence de presse.
Sur la concurrence à son poste, l’ailier ne se dérobe pas : « C’est aussi pour cela que j’ai rejoint le PSG. La concurrence est normale dans le football de haut niveau. » Une réponse de joueur sûr de son fait, à l’heure où chaque performance compte double.
Reste à confirmer, du côté de Paris. Selon L’Équipe, Luis Enrique attend beaucoup plus de sa recrue belge, jamais titulaire depuis son arrivée : un premier cap qu’il doit franchir. Une grande soirée face aux Bleus, lundi, changerait forcément le regard à son retour.