Selon les informations de L’Équipe, confirmées par Le Parisien, Jonathan Calderwood, le jardinier en chef du Paris Saint-Germain, a été convoqué à un entretien préalable pouvant déboucher sur un licenciement. Contacté, le PSG n’a pas souhaité faire de commentaire, et l’intéressé n’a pu être joint.
Treize ans après son arrivée, l’homme est devenu une figure du club : au sein de l’effectif, seul Marquinhos peut se prévaloir d’une ancienneté équivalente à la sienne, souligne Le Parisien.
Un « ground manager » précurseur en Ligue 1
Son recrutement, en 2013, avait surpris : le PSG était alors le premier club de Ligue 1 à se doter d’un « ground manager », ce responsable de la pelouse très courant en Angleterre. Jonathan Calderwood, né en Irlande du Nord, débarquait d’Aston Villa, où il avait été élu meilleur jardinier de Premier League en 2009 et en 2012.
L’affaire PSG – Rennes
La procédure fait suite à l’affaire du match PSG – Rennes, comptant pour la 1re journée de Ligue 1. Fin août, la pelouse du Parc des Princes avait été jugée impraticable, et la rencontre avait dû être inversée pour se disputer au Roazhon Park, où elle s’est achevée sur un nul 2-2. Le club avait alors expliqué ce souci par la canicule qui avait frappé la France, et notamment Paris et sa région, pendant tout l’été.
Pour cette incapacité à accueillir la rencontre et à respecter le calendrier, la Ligue de football professionnel a sanctionné le PSG d’une amende de 150 000 euros, tout en lui rendant l’organisation du match retour, programmé en mars au Parc des Princes. Un arbitrage que le Stade Rennais conteste : le club breton a saisi le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), qui doit rendre un avis consultatif avant le 15 novembre. La décision finale reviendra au conseil d’administration de la LFP, avant une éventuelle saisine du tribunal administratif.
Une 4e place au classement des pelouses
Selon L’Équipe, la direction parisienne a également peu apprécié que le club ait terminé 4e du classement des pelouses de Ligue 1 la saison dernière, derrière Nice, Metz et Nantes, lui qui est plus habitué à la première place. Le quotidien rappelle par ailleurs qu’un match retour finalement joué à Rennes représenterait un manque à gagner important pour le double champion d’Europe.
À ce stade, aucun licenciement n’est acté. L’entretien préalable n’est que la première étape d’une procédure dont l’issue reste ouverte.