La saison 2026-2027 se joue déjà un premier trophée ce dimanche. Le Paris Saint-Germain, triple champion en titre, se déplace au stade Bollaert-Delelis pour affronter le RC Lens dans le cadre du Trophée des Champions (20h45, Ligue 1+ / DAZN). Retour en France pour la 50e édition après deux éditions à l'étranger : un tirage au sort réalisé le 3 juin par la LFP a désigné Lens comme hôte, récompense de son statut de vainqueur de la Coupe de France et de dauphin du PSG en Ligue 1.
Un PSG lancé, quatre jours après Salzbourg
Paris sort d'une semaine idéale. Mercredi, à Salzbourg, les hommes de Luis Enrique ont dominé Aston Villa en Supercoupe d'Europe (2-1), conservant un trophée conquis pour la première fois la saison passée. Le groupe est revenu d'Autriche au complet, sans blessé, et le onze type aligné face aux Anglais — Safonov, Hakimi, Marquinhos, Pacho, Mendes, Neves, Vitinha, Zaïre-Emery, Akliouche, Doué, Kvaratskhelia — devrait être reconduit en grande partie.
Seule contrainte : la feuille de match du Trophée des Champions est limitée à 20 noms, contre 23 en Supercoupe. Luis Enrique devra donc trancher parmi un groupe de 24 joueurs. Ousmane Dembélé et Fabian Ruiz, entrés en cours mercredi, postulent à une place de titulaire.
Lens, une charnière centrale décimée
La situation lensoise est bien plus délicate. Le club artésien, qui a perdu son entraîneur Pierre Sage (parti à Crystal Palace) au profit de Dino Toppmöller, a aussi vu partir plusieurs cadres (Thomasson, Sangaré, Saïd, Sarr, Saint-Maximin) et compte quatre blessés à deux jours du match : Baidoo (trois mois), Gradit (reprise de blessure au genou), Chávez (reprise individuelle) et Celik (opéré du ménisque). Trois d'entre eux sont des défenseurs centraux, ce qui oblige Toppmöller à recomposer entièrement son axe face à la meilleure attaque de France.
Devant, l'incertitude règne aussi : Odsonne Édouard, touché aux adducteurs contre Sunderland en amical, est « très incertain » selon son coach, et la recrue Ivanovic, prêtée par Benfica, n'est pas garantie d'être qualifiée. Le nouveau capitaine Florian Thauvin, lui, est apte. Le bilan de la préparation lensoise reste fragile : défaite 2-0 face à Sunderland pour la dernière sortie.
Ce que disent les confrontations
Le PSG reste sur une victoire 2-0 à Bollaert, le 13 mai dernier, le soir du sacre en Ligue 1. Sur l'historique complet, Paris mène largement : 16 victoires contre 7 pour Lens, et 9 nuls. Surtout, le Trophée des Champions est une chasse gardée parisienne : 14 titres, un record, et une seule défaite dans la compétition depuis 2013. Lens, lui, n'a jamais inscrit son nom au palmarès.
Les trois clés du match
1. L'axe lensois face à l'attaque parisienne. Doué, Kvaratskhelia et Dembélé arrivent face à une défense centrale bricolée. C'est le déséquilibre le plus lisible du match, et il pèse lourd dans notre analyse.
2. L'atmosphère de Bollaert. La rencontre est classée « à risque » par la DNLH et les supporters parisiens seront peu nombreux dans le Pas-de-Calais. Un public lensois bouillant peut compenser une partie du déficit technique, au moins en début de match.
3. La fraîcheur physique. Paris jouera son deuxième match en cinq jours après la Supercoupe, avec un mercato encore ouvert autour du groupe. Lens, en rodage sous son nouveau coach, n'a pas encore trouvé ses automatismes.
Notre pronostic
Nos probabilités estimées : victoire du PSG à 60 %, match nul à 25 %, victoire de Lens à 15 %. L'écart de forme, l'effectif parisien au complet et la charnière lensoise recomposée plaident clairement pour Paris, mais Bollaert et la gestion de l'enchaînement après Salzbourg empêchent d'écarter un scénario plus disputé.
Score le plus probable : 2-1 pour le PSG. Les Parisiens ont marqué deux buts mercredi à Salzbourg, et deux autres lors de leur dernier passage à Bollaert, le 13 mai dernier (2-0). Face à une défense lensoise remodelée, un match à trois buts ou plus nous semble le scénario le plus fréquent — à considérer pour ceux qui raisonnent en scénarios précis.
Dernier détail réglementaire qui peut tout changer : en cas d'égalité à la fin du temps réglementaire, il n'y a pas de prolongation. Les deux équipes iront directement aux tirs au but, comme l'an dernier lorsque le PSG avait battu l'OM aux tirs au but (2-2 à l'issue du temps réglementaire) au terme d'un scénario identique.