Le dossier Zion Suzuki a connu un brutal coup de théâtre dans la dernière ligne droite du mercato. Alors qu'un accord semblait ficelé entre le Paris Saint-Germain et Parme pour le gardien japonais de 23 ans, le club de la capitale a finalement coupé les ponts. En cause, selon L'Équipe : les demandes financières de dernière minute de l'entourage du joueur. Aston Villa, qui suivait le dossier de près, en a profité pour conclure.
Un accord à 35 M€ déjà ficelé
Selon L'Équipe et la presse italienne, le PSG et Parme étaient parvenus à un accord autour de 35 millions d'euros (30 M€ + 5 M€ de bonus) pour le transfert du gardien international japonais. Les termes personnels avaient même été convenus avec le joueur, dont la visite médicale était programmée et les documents en cours d'échange.
Un timing d'autant plus remarquable que Zion Suzuki était encore, quelques jours plus tôt, annoncé du côté de la Juventus dans le cadre d'un prêt. Le PSG s'était finalement imposé dans le dossier, avant que tout ne se retourne.
Jusqu'à 5 M€ de commission réclamés au dernier moment
Le point de rupture ? Selon L'Équipe, l'entourage de Zion Suzuki a formulé au tout dernier moment une demande supplémentaire pouvant atteindre 5 millions d'euros de commission. Une surenchère jugée inacceptable par les dirigeants parisiens, qui y ont vu une forme de chantage et ont décidé de rompre toute discussion.
Le quotidien évoque même une « interdiction de répondre » aux dirigeants parisiens, signe d'une position devenue inflexible. De son côté, RMC Sport (Loïc Tanzi) avance que le PSG aurait estimé que cette exigence n'était qu'un prétexte pour faire capoter l'opération et privilégier un départ vers Aston Villa.
Le PSG coupe les ponts, Aston Villa en profite
La suite a été rapide. Aston Villa, en quête d'un gardien pour anticiper l'avenir d'Emiliano Martinez, a matché l'offre parisienne et bouclé le transfert. Parme a officialisé le départ de son portier, qui s'est engagé avec le club de Birmingham jusqu'en 2031, pour un montant de 30 M€ + 5 M€ de bonus.
Un dénouement cohérent avec la lecture parisienne du dossier : selon la presse italienne, Zion Suzuki n'aurait pas été titulaire garanti à Paris, alors que la Premier League lui offrait davantage de perspectives. Il découvrira l'élite anglaise sous le maillot des Villans.
Un mercato qui se joue à la dernière minute
Cet épisode illustre la fébrilité de la toute fin de mercato. À une semaine de la clôture, fixée au 1er septembre, le PSG reste actif sur plusieurs dossiers, mais celui de Zion Suzuki est, lui, définitivement refermé. Le club de la capitale conserve son effectif au poste de gardien et devra, s'il le souhaite, se tourner vers une autre piste.