Il y a du changement dans l’entourage de Julián Álvarez. Selon AS, l’attaquant de l’Atlético de Madrid a mis fin à sa collaboration avec Fernando Hidalgo, son agent depuis près de dix ans. Un divorce qui pourrait rebattre les cartes d’un dossier que le PSG suit de près en vue du mercato de janvier.
D’après le quotidien madrilène, l’Argentin de 26 ans, champion du monde 2022, est même sans représentant depuis quelques semaines. C’est son père, Gustavo Álvarez, qui a pris la main : il pilote la recherche d’une nouvelle agence, avec l’objectif de retrouver un cadre plus serein après un été qui a laissé des traces.
L’agence de Pastore en pole
Un nom revient avec insistance : The Elegant Game, l’agence de l’ancien international argentin Javier Pastore, qui gère notamment Enzo Fernández, coéquipier et ami d’Álvarez en sélection. Selon AS, les discussions seraient « avancées », à une signature près. Un détail qui n’échappera à personne au Parc des Princes : de 2011 à 2018, Pastore a porté les couleurs du PSG et y reste très populaire.
À Madrid, ce changement est aussi lu comme un geste d’apaisement. Selon AS, la sortie de Hidalgo — ou sa réassignation ailleurs dans l’entourage du joueur — pourrait aider Álvarez à renouer avec son club et avec ses supporters, après des mois de tension entre les deux camps.
Un été sous haute tension
Car cet été a laissé des traces. Álvarez avait fait du FC Barcelone sa priorité et réclamé publiquement son départ pendant la Coupe du monde. L’Atlético a tenu bon, repoussé toutes les approches et publié un communiqué pour acter la fin des discussions avec le rival catalan. Son directeur sportif, Deco, a fini par résumer : « Julian, c’est du passé. »
Le climat avait dégénéré bien avant. Fin août, le directeur général du club, Miguel Ángel Gil Marín, avait pointé la responsabilité de l’entourage : « Il est vraiment mal. Des personnes se sont chargées de le tromper et de le confondre », avait-il lâché. En face, Hidalgo avait répliqué publiquement, sur les réseaux sociaux.
Sur le terrain, le début de saison de l’Argentin reste poussif : aucun but en sept journées de Liga et toujours pas de réalisation en Ligue des champions, seulement une passe décisive sur la pelouse de Liverpool. Il a en revanche retrouvé les filets avec l’Argentine pendant la trêve, lors du 7-0 face au Burkina Faso.
Et le PSG dans tout ça ?
Le PSG connaît le dossier par cœur. En novembre 2025, Álvarez l’avait reconnu lui-même : « Il y a eu des discussions entre les dirigeants du PSG et mon agent, ils ont montré un intérêt pour me recruter, mais ça ne s’est pas fait. »
Cet intérêt ne s’est jamais démenti : selon le média espagnol SPORT, la direction parisienne avait même rencontré Hidalgo — c’est lui qui tenait alors les discussions — en demandant de décaler les négociations officielles après la finale de la Ligue des champions.
Fin septembre, le quotidien El Nacional assurait même que Luis Enrique avait fait de l’Argentin sa priorité pour janvier, un scénario que nous détaillions ici. Rien n’a été confirmé depuis côté parisien — mais la recomposition de l’entourage d’Álvarez change un paramètre : ce n’est plus avec Hidalgo que les Parisiens devront discuter.
Deuxième paramètre, le contexte madrilène. Si l’Atlético a fermé la porte cet été, il n’a jamais rouvert celle du FC Barcelone, et en juin, Marca expliquait déjà que le club préférerait vendre son attaquant au PSG plutôt qu’au rival catalan. Une donnée qui n’a pas perdu de sa pertinence à l’approche de l’hiver.
Reste l’essentiel : le joueur. Sa préférence estivale allait au FC Barcelone, et rien n’indique à ce stade que Paris soit devenu son plan A. Le marché d’hiver n’ouvrira de toute façon que le 1er janvier 2027 — d’ici là, ce feuilleton a au moins retrouvé une chose qu’il avait perdu depuis longtemps : du mouvement en coulisses.