Ferran Torres réfléchirait à un retour au FC Barcelone, quelques mois après son départ. C'est ce qu'affirme le média catalan El Nacional, dans un article publié mardi 3 novembre, qui prête à l'attaquant espagnol l'envie de retrouver un club qu'il connaissait par cœur. Aucun départ n'est pour autant à l'ordre du jour : son contrat avec le PSG court jusqu'en juin 2031, et aucun contact entre les deux clubs n'a été rapporté.
Ce que raconte le texte
L'article, signé Marta García, ne se présente pas comme une information de transfert. Il décrit un état d'esprit : celui d'un joueur passé en quelques semaines de la lumière à une série sans but, dans un club où les premières critiques en France, écrit le média, mettent sa confiance à l'épreuve. Le raisonnement d'El Nacional tient en une phrase : quand les buts disparaissent, ce que l'on a quitté reprend de la valeur.
La suite est plus prudente que le titre. El Nacional écrit qu'un retour exigerait bien plus que l'envie du joueur : un accord entre les deux clubs, et une réflexion du Barça sur sa planification offensive, l'espace disponible dans son effectif et les conditions de l'opération. Le média rappelle lui-même que connaître une maison ne garantit pas que le club ait besoin du même attaquant.
Ce que le texte ne dit pas
Il ne mentionne aucune prise de contact, aucune offre, aucune négociation. Aucune source du club parisien n'y est citée. Le PSG n'a laissé entendre à aucun moment qu'il envisageait de s'en séparer, et rien ne dit que le FC Barcelone souhaite le rapatrier. C'est le point central du dossier : le désir prêté à un joueur ne suffit pas à en ouvrir un.
Le contrat signé jusqu'en juin 2031 place de toute façon l'hypothèse dans un autre cadre. Ferran Torres est arrivé à l'été pour être un joueur clé, comme l'expliquait Deco en septembre : le Barça l'a laissé partir parce qu'il voulait ce rôle, pas parce qu'il n'entrait plus dans les plans. Un retour supposerait donc que les Catalans aient, en plus, besoin du même attaquant aux mêmes conditions.
Une disette de sept matches
Le contexte sportif, lui, est vérifiable. Ferran Torres a inscrit sept buts lors de ses six premières rencontres avec Paris, entre le 23 août et le 20 septembre. Depuis, il n'a plus marqué : sept matches et 449 minutes, toutes compétitions confondues, selon les relevés SportMonks.
La série comprend 90 minutes au Havre le 30 octobre, lors du 5-1, puis une entrée à la 60e à Villarreal le 3 novembre, quand Paris menait 5-0. Sur la saison, l'Espagnol en est à sept buts et une passe décisive en treize matches et 773 minutes. Nous avions détaillé ces chiffres fin octobre, avant que la série ne s'allonge.
Mayulu devant lui
À Villarreal, la pointe était occupée par Senny Mayulu, titulaire à la place de l'Espagnol selon Le Figaro. Le Titi de 20 ans a marqué pour la troisième fois en trois matches, et Ferran Torres est entré pour la dernière demi-heure sans trouver la faille.
En Ligue des champions, il n'a été titulaire qu'une fois sur quatre cette saison, contre Bratislava le 9 septembre. Contre Manchester City, Barcelone puis Villarreal, il est entré en jeu. C'est là que le dossier prend consistance : un joueur de 26 ans élu joueur du mois de septembre par l'UNFP, et qui débute désormais les soirées européennes sur le banc.
Un mois de novembre pour répondre
Le prochain rendez-vous tombe samedi 7 novembre au Parc des Princes, contre Troyes (21h05), pour la 10e journée de Ligue 1. Ce sera le dernier match avant la trêve internationale. Pour l'attaquant, c'est la dernière occasion de peser avant que le sujet ne vive deux semaines sans football.
Un départ en janvier reste en tout état de cause peu probable. Paris a perdu Khvicha Kvaratskhelia pour la saison, et n'a guère intérêt à réduire encore ses options offensives. Le club n'a pas ouvert ce dossier. Le média catalan, lui, en a ouvert un à partir d'une série de buts manquants, ce qui n'est pas la même chose.