L’information a fait l’effet d’une déflagration, vendredi 25 septembre : Manchester City a été jugé coupable sur 114 des 115 chefs d’accusation de la Premier League pour manquements financiers. Les sanctions, elles, ne sont pas encore fixées : amende, retrait de points, voire exclusion — et le club a déjà annoncé son intention de faire appel.
En attendant, c’est tout un pan de son avenir qui s’écrit en pointillés. Selon le quotidien catalan SPORT, les doutes nés de ce verdict fragilisent les pré-accords signés par le City Football Group — à commencer par celui qui doit conduire Cavan Sullivan, 17 ans, en Angleterre. Un dossier que le PSG, le FC Barcelone et le Real Madrid suivent de longue date.
Cavan Sullivan, 17 ans et déjà international
Né le 28 septembre 2009 à Philadelphie, Sullivan vient de fêter ses 17 ans. Milieu gaucher capable d’évoluer dans l’axe comme sur les deux ailes, il est passé professionnel à 14 ans avec le Philadelphia Union et reste le plus jeune joueur jamais aligné dans un match de MLS, depuis juillet 2024.
Sa saison 2026 a changé d’échelle : 7 buts et 5 passes décisives en 24 matches, dont six buts et quatre passes sur les seuls mois d’août et septembre. Trois fois de suite dans l’équipe-type de la semaine, il a aussi été appelé pour la première fois par Mauricio Pochettino, le sélectionneur des États-Unis.
Titulaire samedi contre le Pérou, il a disputé 62 minutes pour sa première cape, à deux jours de son 17e anniversaire — dans une large victoire américaine (4-1). « À 16 ans, performer, se battre et jouer avec de la personnalité. Avec du caractère », a salué son sélectionneur après la rencontre.
Un pré-accord fragilisé par le dossier City
Tout était presque verrouillé. En 2024, Sullivan a signé avec le Philadelphia Union le contrat homegrown le plus cher de l’histoire de la MLS. Sa famille a ensuite confirmé à ESPN l’existence d’une clause le liant à Manchester City, et selon SPORT, l’arrivée en Angleterre est prévue pour 2028, à l’issue de son contrat avec le club de Philadelphie.
Mais depuis le verdict, ce pré-accord n’est plus une évidence. « Il est vrai qu’il existe un pré-accord avec eux pour Sullivan, mais on ne sait jamais ce qui peut arriver. Nous espérons qu’ils régleront tout de la meilleure façon possible », a déclaré son agent, Dan Segal, à SPORT.
Rien ne devrait être tranché avant plusieurs mois : les sanctions n’ont pas encore été annoncées — amende, retrait de points, possiblement rétroactif, voire exclusion, selon l’échelle prévue par le règlement — et un appel du club est attendu, ce qui étirerait encore le calendrier. Autant d’incertitudes qui pèsent sur les opérations en cours du City Football Group.
Le PSG à l’affût, sans offre à ce stade
De quoi réactiver les convoitises. Selon SPORT, le PSG, le FC Barcelone et le Real Madrid comptaient déjà parmi les clubs qui suivaient Sullivan avant que le City Football Group ne prenne les devants. L’incertitude actuelle remet tout en jeu.
En France, Foot01 et Canal Supporters se sont fait l’écho du dossier après le verdict. Selon Transferfeed, relayé par Foot01, Paris serait même prêt à formuler une offre si le pré-accord devenait caduc — un scénario qui reste, à ce stade, hypothétique.
Rien n’indique pour l’instant qu’une offre ait été transmise : Sullivan reste lié au City Football Group, et aucun des clubs cités n’a entamé de démarche officielle. Pour Paris, ce dossier s’inscrit en tout cas dans une stratégie assumée : le club multiplie les approches sur les très jeunes profils, à l’image du dossier JJ Gabriel, accéléré ces derniers jours.
Reste à savoir ce que deviendra Manchester City d’ici 2028. C’est de cette réponse — sanction, appel, rebondissements — que dépend aussi l’avenir du prodige, désormais suivi de très près à Paris.