Le PSG a pris la température. Selon L’Équipe, relayé par le compte BeFootball puis par But! Football Club ce samedi 31 octobre, le club parisien a approché Achraf Hakimi et son entourage ces dernières semaines pour évoquer une nouvelle prolongation. Le joueur et ses représentants ont freiné les discussions, sans fermer la porte.
Le statut du dossier mérite d’être posé d’emblée : il s’agit d’une prise de température, pas d’une négociation. Aucun accord n’est annoncé, aucune rupture n’est rapportée. Selon le quotidien sportif, le latéral marocain et son entourage estiment qu’il reste suffisamment de temps avant d’entrer dans une phase décisive.
Un contrat qui court jusqu’en juin 2029
Hakimi est lié au PSG jusqu’en juin 2029, l’échéance fixée par sa dernière prolongation, annoncée en novembre 2024. Deux ans plus tard, le club revient donc vers lui alors que deux saisons et demie de contrat restent à courir. À 27 ans, l’international marocain entre dans la période où les directions aiment sécuriser leurs cadres.
Pourquoi Paris avance maintenant
Le timing n’est pas anodin. Vendredi au Havre (1-5), Hakimi a signé le premier triplé de sa carrière et délivré deux passes décisives, un soir où il portait le brassard de capitaine. Notre bulletin du match lui a attribué la note maximale.
Luis Enrique en a remis une couche après la rencontre : « Je pense que c’est pour ça qu’il est le meilleur latéral droit du monde ». Le technicien espagnol a dans le même souffle tempéré l’enthousiasme autour des trois buts : « je ne suis pas excité de voir Hakimi marquer 3 buts ». Sa valeur, disait-il, tient moins au score qu’à son niveau permanent.
Arrivé à l’été 2021, le Marocain a franchi la barre des 200 matches avec Paris. Il sort de deux saisons pleines et d’une soirée qui a rappelé son poids dans le jeu parisien. Pour une direction, ce genre de profil se sécurise avant d’avoir à le faire dans l’urgence.
Le clan Hakimi ne dit pas non
La position du joueur, telle que la décrit L’Équipe, n’a rien d’un bras de fer. Hakimi et ses représentants considèrent simplement que le calendrier ne justifie pas encore d’entrer dans une négociation formelle. Repousser n’est pas refuser, et personne, côté parisien, ne présente la situation comme un conflit.
Aucun montant ni aucune durée n’a filtré, et le club n’a pas communiqué sur le sujet. Les deux parties gardent donc de la marge : Paris pour revenir à la charge, le joueur pour choisir son moment.
Pour le PSG, l’intérêt est simple : éviter qu’un dossier de cette importance n’arrive à échéance. Pour Hakimi, il s’agit de garder la main sur son calendrier, avec un contrat qui le protège encore deux ans et demi.
Ce qu’il faut surveiller, c’est la reprise du contact. Tant que le clan Hakimi repousse l’échéance, Paris n’a qu’une option : laisser passer du temps, puis revenir. Aucune des deux parties n’a intérêt à ce que le dossier s’envenime, et aucune ne l’a laissé entendre ce samedi.