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Futur stade du PSG : Parc des Princes, Poissy, Massy, où en est le dossier

Le Paris Saint-Germain devait choisir le lieu de son futur stade « à l’horizon automne 2026 ». L’échéance approche : entre le Parc des Princes, Poissy et Massy, trois dossiers restent ouverts, avec des comités de pilotage programmés à la mi-octobre et une décision possible dès la fin octobre.

Vue générale du Parc des Princes lors d’un match du PSG.
Photo d’illustration : vue générale du Parc des Princes lors d’un match du PSG, alors que le club étudie trois options pour son futur stade. · Crédit photo : Icon Sport

Le Paris Saint-Germain annonce depuis des mois qu’il décidera du lieu de son futur stade à l’automne 2026. On y est : à la mi-octobre, les trois dossiers encore à l’étude — le Parc des Princes, Poissy et Massy — entreront dans leur dernière séquence de comités de pilotage.

Selon L’Équipe, la décision pourrait même tomber avant l’échéance, « Nasser al-Khelaïfi souhaitant qu’elle intervienne le plus vite possible », avec une annonce envisagée vers la fin octobre ou le début du mois de novembre. En attendant, aucun site n’est hors-jeu, comme l’a rappelé RMC Sport lundi : le club attend encore les conclusions des études de faisabilité, notamment économiques, environnementales et liées aux transports.

Le Parc des Princes, le dossier relancé

C’est le dossier qui a changé de dimension. Longtemps à l’arrêt, notamment sur la question d’une vente du stade par la Ville au club, il a été relancé après l’élection d’Emmanuel Grégoire à la mairie de Paris, au printemps. Les élus de la capitale ont voté en avril la reprise des discussions, et un premier comité de pilotage consacré au Parc s’est tenu le 25 juin à l’Hôtel de Ville, coprésidé par la Ville de Paris, le PSG et la mairie du XVIe arrondissement.

Le club, lui, répète qu’il n’investira pas dans une enceinte dont il n’est pas propriétaire. Les études lancées avec la Ville portent sur une transformation du Parc vers une jauge de 60 000 à 70 000 places — contre environ 48 000 aujourd’hui —, selon Ouest-France et Foot Mercato.

« Laisser partir le PSG serait une faute politique sportive et historique, les Parisiens ne le comprendraient pas et Paris serait perdante », avait lancé le maire de Paris lors d’un conseil exceptionnel, cité par RMC Sport. Les discussions englobent aussi l’environnement du stade : la Ville plaide pour un réaménagement plus large de la porte de Saint-Cloud, dans lequel l’agrandissement du Parc pourrait s’inscrire.

Poissy, la force du Campus et la question des transports

Dans les Yvelines, Poissy peut s’appuyer sur un ancrage réel : le Campus PSG, le centre d’entraînement du club inauguré en 2024, y est installé, et le futur stade prendrait place sur le terrain de Stellantis où se trouve l’usine automobile. Mais le dossier bute sur la desserte du site.

Île-de-France Mobilités estime que le coût serait élevé pour doter la zone de transports en commun adaptés à un tel projet — une analyse contestée par les élus locaux, qui défendent la faisabilité de leur candidature. Le volet transports reste, à ce stade, le principal point d’interrogation du projet.

Massy et l’ombre d’un référendum

À Massy, dans l’Essonne, le site étudié est celui de la Zac de la Tuilerie, où un nouveau quartier doit voir le jour avec ou sans stade. Le principal point d’interrogation n’est pas technique : selon L’Équipe, l’adhésion locale au projet apparaît incertaine et l’accueil du club ne suscite pas un engouement particulier chez les habitants.

Surtout, le maire Nicolas Samsoen (UDI) s’est engagé à organiser un référendum si Massy était retenue, une promesse prise avant les élections municipales que le quotidien sportif qualifie d’« initiative qui n’est pas sans risque ». Un tel scrutin n’interviendrait qu’après la conclusion des études, et donnerait aux habitants le dernier mot sur le projet.

Un calendrier qui se resserre

Le calendrier est désormais précis. Les prochains comités de pilotage se tiendront à Poissy le 13 octobre, puis à Massy le 16, indiquent Le Parisien et Le Figaro. Pour le Parc des Princes, la réunion devrait se tenir dans la même semaine d’octobre, même si sa date n’était pas encore définitivement arrêtée.

Ces réunions pourraient être les dernières avant la décision, Nasser al-Khelaïfi poussant pour aller vite. Restera ensuite le temps long : quel que soit le site retenu, le projet ne verra le jour qu’à l’horizon de six à dix ans — recours à expurger, permis à déposer, construction ou rénovation à mener —, pour une inauguration idéale en 2035, selon L’Équipe.

Quel que soit le choix, il engagera le club pour des décennies. L’automne 2026 devait être celui de la décision : il en prend le chemin, avec une dernière séquence de réunions qui pourrait précéder l’annonce.

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