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Tuchel : La révolution continue. Fin : Quel système offensif contre quel adversaire ?

Kylian peut-il prendre la place de Cavani et libérer une place pour un joueur qui assurerait une plus grande stabilité défensive ? Pour conclure cette saga, voici notre réponse !

 

La réponse à la question quasi blasphématoire évoquée n’est ni binaire ni définitive. Tuchel, qui aime s’adapter à l’adversaire, pourrait utiliser un 3-4-1-2 contre des équipes plus regroupées, qui ne font pas de la possession du ballon une priorité ou encore contre des adversaires à priori plus faibles collectivement et techniquement que le PSG. A contrario, il pourrait utiliser un 3-4-2-1 contre des adversaires possédant un collectif dominateur comme Manchester City ou Barcelone. Une autre caractéristique que regardera Tuchel pour choisir entre ces deux systèmes pourrait être le profil de la charnière et la hauteur du bloc adverse.

Difficile par exemple, il semble difficile de préférer Mbappé en 9 face à une équipe telle que l’Atlético de Madrid et sa paire  Godin-Gimenez, un joueur de duels comme Cavani semble beaucoup plus adapté pour cette confrontation. En revanche, face au Barcelone de Piqué et Umtiti, mettre Mbappé en 9 et avoir un joueur de plus au milieu de terrain semble une option intelligente dans la quête de la possession de balle. De même, adopter une composition plus prudente à l’extérieur semble dans la logique des choses. Enfin, dans le cadre d’un match retour le résultat de l’aller a bien évidemment de grandes conséquences sur l’organisation tactique du match retour.

Les compos en image

Le 3-4-2-1

Système plus stable permettant à deux latéraux de travailler ensemble sur les ailes (Bernat+Kimpembe ; Alves+Kehrer), tout en gardant une présence forte au centre du terrain avec 4 joueurs : Verratti, Marquinhos, Di Maria, Neymar. Les deux derniers se projetant très rapidement dès le ballon récupéré. Dans ce système, Neymar jouit d’une liberté totale en phase offensive.

Le 3-4-1-2

Système naturel de l’équipe dont la relation technique Verratti-Neymar est la colonne vertébrale. Cavani pesant sur la charnière adverse, il libère des espaces pour Mbappé. Di Maria est ici cantonné à un rôle plus défensif et doit faire attention de ne pas déstabiliser l’équipe en créant un 3-3-4 qui couperait l’équipe en deux, avec seulement 6 joueurs à la récupération, et un milieu en infériorité numérique (cf. Liverpool PSG). Dans ce système, la discipline collective des quatre offensifs parisiens est cruciale. À noter qu’à la place d´Alves on peut mettre Di Maria pour peser sur le côté gauche adverse s’il est plus faible, et laisser Bernat occuper une position plus défensive côté gauche.

 

En conclusion

Contre certains adversaires et dans certaines configurations, Tuchel pourrait préférer mettre Di Maria dans les meilleures conditions c’est-à-dire dans un rôle de double 10 et de laisser Kylian Mbappé occuper la position d’avant-centre, au détriment d’Edinson Cavani qui n’entrerait qu’en cours de jeu. Dans cette organisation, on ne trouverait qu’un seul joueur concerné de manière plus légère par le travail défensif, Di Maria et Neymar pressant le milieu adverse. Les attaques se faisant en utilisant un maximum de verticalité pour chercher Mbappé dans l’espace, avant que le bloc adverse soit reformé. Dans cette formule il serait impossible pour l’adversaire de couper les transmissions milieu-attaque tant les solutions seraient nombreuses pour le porteur du ballon au milieu.

Notons que dans notre esprit, mettre Cavani sur le banc serait un simple choix tactique de Tuchel dans le but de gagner. Il ne devrait en aucune façon constituer les prémices d’un départ du « Matador » ou d’une mise à l’écart. Au contraire, lancer des négociations de prolongation en parallèle serait du meilleur augure. Le PSG a besoin d’un grand 9 comme Cavani, la question de son départ ne doit pas se poser.

Henri Lacoste

Paris United

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