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Saga Brésil : les tops et les flops

31 Brésiliens ont porté les couleurs du PSG depuis la création du club en 1970. Si certains ont fait étalage de tout leur talent, dautres nont pas laissé un souvenir impérissable. Tour dhorizon.

 

Les tops

En 1991, Canal + rachète le PSG et veut en faire une grande équipe. Artur Jorge, alors nouvel entraîneur de Paris, décide de faire venir deux Brésiliens du Benfica Lisbonne : Valdo et Ricardo. Technique, vif, fin passeur et doté d’un QI footballistique au-dessus de la moyenne, le premier nommé se montre indispensable dès la première saison et participe à 34 matches.

Le meneur de jeu aime se déplacer sur toute la largeur du terrain et éclaire le jeu parisien. Artiste du ballon rond, Valdo n’a pas d’équivalent pour servir ses coéquipiers sur les coups de pieds arrêtés. Il est le précurseur de la tradition brésilienne à Paris. Qui dit grande équipe, dit grand défenseur. Pour se faire, les dirigeants ramènent également de la capitale portugaise Ricardo, capitaine de la Seleçao lors de la coupe du monde 1990. Technique, solide doté d’un jeu de tête impressionnant, l’Auriverde impose son style sur les terrains d’Europe et de France.

Il existe des joueurs qui n’ont besoin que d’une année pour marquer les esprits. C’est le cas de Leonardo. Alors qu’il vient de perdre Youri Djorkaeff en 1996, le club recherche un milieu offensif et se tourne vers Léo. Sa classe balle au pied ainsi que son attitude en dehors du terrain séduisent tout le monde. Après seulement quelques mois au club, le numéro 7 parisien maîtrise parfaitement le français, donnant des interviews plus intéressantes que quelques joueurs locaux.

En 2001, Paris arrache la signature de Ronaldinho au nez et à la barbe du Real Madrid et du FC Barcelone. C’est le retour du football-samba dans la capitale. Technique, vivacité, solidité, vitesse balle au pied, frappe de balle, tireur de coup franc : c’est le meilleur joueur qu’il m’a été donné de voir. Le Parc des Princes retenait son souffle à chaque prise de balle. Ronnie donnait cette impression que tout était facile et que le football n’est qu’un amusement. Tout simplement magique.

Avant de passer au top du top, la crème de la crème, je voulais parler de Nenê qui a été un des seuls joueurs à nous faire rêver avec son habilité balle au pied et sa patte gauche exceptionnelle sous l’ère Colony Capital. Voilà, c’est dit.

Venons-en à présent au joueur qui a été élu en 2008 par les internautes meilleur joueur de l’histoire du PSG. J’ai nommé « Captain Raí » Grand et athlétique (1m89, 87kg), le Brésilien en imposait par son grand gabarit pour un milieu offensif. Ce qui lui permettait de s’imposer souvent dans les airs. Élégant, il a enchanté le public du Parc pendant les meilleures années du club. (1993-1998) Le meneur de jeu dégageait une impression d’aisance et un calme olympien peu importe les épreuves. Ce qui lui a permis de tenir le coup après une première année chaotique. Plus de vingt ans après son départ, sa place se trouve inchangé. Elle est au sommet, au top de la crème.

 

 Les flops

En plus de Valdo et Ricardo, un troisième Brésilien débarque dans la capitale en 1991 en la personne de Geraldão. Vainqueur de la Ligue des Champions en 1987 avec Porto, le défenseur est présenté comme le « Ronald Koeman brésilien », en plus de mettre 66 % de ses coups francs. Les supporteurs ne verront que les 34 % restant. Très lent et pas technique, il ne restera qu’une saison au PSG contrairement à ses deux compatriotes. Il était pourtant le plus attendu des trois !

En 1997, les dirigeants parisiens sont à la recherche du remplaçant de Leonardo parti au Milan AC. Ils décident de recruter Edmilson Goncalves en provenance de Porto. Un petit tour et puis s’en va après 18 matches et 0 but, il retourne au Sporting Lisbonne dès janvier.

Espoir prometteur au Brésil, Vampeta fait partie des joueurs brésiliens qui n’auront jamais réussi en Europe. En janvier 2001, le PSG le recrute à lInter Milan et pense pouvoir le relancer. Il n’en sera rien. Ni décisif, ni hargneux et peu concerné à la récupération de balle, le milieu de terrain n’est pas au niveau. Plus enclin à briller dans les boîtes de nuit que sur les pelouses, il ne joue que sept matches en première division.

Lors du mercato hivernal en 2008, Everton Santos débarque et ose la comparaison avec Robinho. Ce qui aurait pu être une erreur quelconque de casting se transforme en flop retentissant. Il est très vite surnommé « Jean-Claude Robignaud ». Qui dit Everton, dit forcément Souza. Moins nul que son binôme (c’était difficile de faire pire), il joue 17 matches avant de retourner au pays. Les deux font la paire.

créa visuel : Graphic UNTD

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