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PSG : le club français des Brésiliens

Entre le Brésil et le PSG, cest une grande et longue histoire damour. De nombreux auriverde ont marqué de leurs empreintes le club parisien. Pour le pire, mais surtout pour le meilleur. Tour dhorizon des principaux acteurs de cette idylle.

 

 Denisot lance le carnaval

Au total, 31 Brésiliens ont porté la tunique rouge et bleu depuis 1970. Si les années 90 vont contribuer à créer des liens forts entre Paris et le Brésil, cela aurait pu commencer dès la création du club. Promus en première division en 1971, les dirigeants parisiens tentent ni plus ni moins d’attirer le roi Pelé dans la capitale. Sans succès. Le PSG, sur les recommandations de ce dernier, se rabat alors sur son coéquipier Joel Camargo, légende de Santos et tout juste sacré champion du monde. Après deux matches et un licenciement, le premier auriverde du club sombre dans l’oubli. Mais ses compatriotes, qui voient en Paris un nouvel eldorado, n’hésitent pas pour autant à passer de l’autre côté de l’Atlantique. Armando Montairo (1973-1974) et Abel Braga (1979-1981) auront plus de réussite. Mais c’est sous l’ère Canal plus (1991-2006) que l’idylle va vraiment commencer. Michel Denisot, alors président du club, développe la culture brésilienne. Ricardo et Valdo (1991-1995) débarquent du Benfica et seront les joueurs de base du deuxième titre de champion de France en 1994. Le milieu offensif est le premier brésilien à conquérir le Parc des Princes. Il réalise son chef d’œuvre lors du quart de finale retour de l’UEFA face au Real Madrid en 1993 (4-1) en étant impliqué dans les quatre buts.

 

Raï à jamais dans nos coeurs

Celui qui deviendra l’exemple de succès brésilien au PSG est Raï. Son arrivée au club a marqué un tournant. « C’était quand même le capitaine de la Seleção ! En plus d’être le frère de Socrates. Après sa venue, on a vite senti le frémissement des gens au Brésil par rapport au PSG » déclare Jean-Michel Moutier, directeur sportif du club à l’époque. Malgré des débuts difficiles où il se retrouve dans l’ombre de Valdo lors de sa signature en 1993, Raï va devenir le joueur de la plus belle période de l’histoire du club. Il permet à Paris de briller sur la scène européenne, chose qu’on rêve de réaliser depuis, avec quatre demi-finales européennes de suite et une victoire en coupe des Coupes. Après cinq années passées dans la capitale, capitaine Raï gagnera un championnat, deux coupes de France et deux coupes de la Ligue, en plus de la C2. C’était un artiste, mais également un grand meneur d’hommes. Une véritable icône qui sera élu meilleur joueur de l’histoire du club. La réussite des auriverdes a une portée internationale pour Paris qui devient alors une référence au pays du Roi Pelé. Autre joueur qui restera dans le cœur des Parisiens : Leonardo. Resté qu’une saison (1996-1997), il quittera Paris après avoir livré son meilleur match. Le 27 août 1997, le PSG reçoit le Steaua Bucarest après la défaite 3-0 sur tapis vert lors du match aller. Paris écrase les Roumains 5-0 et se qualifie pour la Ligue des Champions. Leonardo réalise quatre passes décisives. Chapeau l’artiste. Il reviendra 15 ans plus tard en tant que directeur sportif pour poser les premières pierres du projet qatari.

 

Ronnie le magicien

S’il n’a rien glané avec le PSG, Ronaldinho est le joueur le plus talentueux à avoir évolué dans la capitale. Son recrutement est un tour de force de la part des dirigeants face à la concurrence des grandes écuries. Malgré quelques écarts qui le pousseront sur le banc de touche à plusieurs reprises, la magie du meneur de jeu va émerveiller le championnat de France pendant deux saisons.

Le seul joueur qui faisait couper son souffle au Parc à chaque prise de balle. Il faut vraiment l’avoir vu jouer au stade pour comprendre. Finesse, force, dribbles, vitesse, puissance, lecture de jeu, passes. Il avait la panoplie complète. Il était surtout l’homme des gestes incroyables, entre passe à l’aveugle et sa virgule. Unique. « Je pense que c’est Raï et Ronaldinho, plus tard, qui ont permis de créer ce lien très fort entre le PSG et le Brésil », affirme Isabela Pagliari, journaliste brésilienne.

 

Neymar nouvelle légende ?

D’autres auriverdes n’ont pas eu la même réussite, loin de là. Parmi ces ratés, on retiendra les passages rocambolesques dAdailton, Vampeta, et plus récemment des fameuses doublettes Aloisio-Alex et Everton-Souza. L’habit ne fait pas le moine. Il ne suffit pas de venir du pays du football pour réussir à Paris. À la fin de la période Colony Capital, Nenê viendra raviver la flamme brésilienne au PSG en assurant merveilleusement bien la transition entre l’ère post et pré-qatari. L’arrivée de QSI au PSG n’a pas coupé le lien avec les Brésiliens, bien au contraire. Thiago Motta, Maxwell, Thiago Silva, Marquinhos… tant de joueurs sous nos couleurs depuis 2011. Le dernier à avoir rejoint ses compatriotes, n’est autre que Neymar, avec cette singularité d’être déjà considéré comme l’un des meilleurs joueurs du monde avant de signer. Deux saisons gâchées par des blessures au plus mauvais moment. Souhaitons-lui (nous) une troisième saison pleine, pour devenir le meilleur joueur de l’histoire du club ?

créa visuel : Graphic UNTD

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