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Paredes, un argentin en Europe

Leandro Paredes a sûrement réalisé son meilleur match avec le PSG face à Angers. Est-ce le déclic ou un match en trompe l’œil ?

 

Léandro Paredes est arrivé fin janvier pour 47M€. Une signature pour parer aux ennuis de Tuchel au milieu de terrain et par le refus d’Everton de lâcher Gueye à ce moment-là. Pas titulaire lors des gros matchs, l’argentin n’avait rien montré dans les rencontres dites « plus faciles ». Emprunté, lent, ne pesant pas sur le jeu, ne montrant rien techniquement, il était une énorme déception. Tout le monde se demandait alors pourquoi avoir fait ce transfert dans la précipitation ?

Cette saison, avec les arrivées d’Herrera et Gueye, on se doutait que son temps de jeu serait limité. Titularisé contre Reims, ce fut une nouvelle fois une rencontre ratée. Certes, il était entouré de remplaçants, donc avec le manque d’automatisme qui va avec, mais son attitude, son manque d’engagement et son déchet technique étaient trop importants.

De nouveau aligné face à Angers, avec Verratti et Gueye à ses côtés, le numéro 8 parisien a réalisé une belle prestation. Enfin, c’est la première impression qu’on a eue. Pourtant, avec le recul, il y a beaucoup de choses à dire. Tout d’abord, Angers n’a pas effectué de pressing, de harcèlement, choisissant de se replacer assez bas. L’argentin a donc pu joueur dans un fauteuil. Mais qu’a-t-il créé ? Pas grand-chose en réalité. Il a tenté de jouer simple, sans prendre de risque dans la passe. Deux belles frappes sont à mettre à son crédit, mais c’est tout.

 

Un joueur pas fait pour le foot européen

En fait, on s’attendait tellement à un nouveau match médiocre, qu’on a sûrement surévalué son match face au deuxième du classement.

Paredes, c’est un numéro 10 de formation. En Argentine, à ses débuts, il était comparé à Riquelme. Il fut repositionné en numéro 6 lors de son prêt à Empoli. En équipe d’Argentine, il évolue également devant la défense. Mais le football de sélection sud-américain, même s’il y a de l’agressivité, il n’y a pas la même intensité. Il est donc moins harcelé quand il joue avec l’albiceleste. Mais finalement, l’ancien romain n’a effectué qu’une belle saison. C’était à la Roma lors de la saison 2016-2017. Et encore, dès qu’ils ont pu, ils l’ont vendu au Zénith pour 23M€, soit le prix du transfert d‘Imbula. C’est dire.

L’argentin est trop lent pour le football européen d’aujourd’hui. Et contrairement à beaucoup de ses compatriotes, il n’a pas la gara (grinta argentine). Avec ce PSG, qui met de l’intensité, qui cherche à jouer rapidement vers l’avant, il n’est pas à sa place. J’ai presque envie de dire qu’il aurait beaucoup plus à l’aise dans le PSG de Laurent Blanc, quand l’équipe multipliait les passes avant de chercher à déséquilibrer.

Le football a cela de bien que tout peut arriver. Il pourra peut-être rendre service quand il faudra faire reposer un milieu de terrain, mais c’est tout. Et ça fait cher le transfert pour rendre service. Ce qui est sûr, c’est qu’à ce jour, le passage de l’argentin est un échec. Et il y a peu de chance pour que ça devienne autre chose.

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