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OM v PSG 7 octobre 2012 : Ibra marque son territoire

En marge de la rencontre entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain ce dimanche 28 octobre, la rédaction de Paris United vous propose de revenir sur des « Classiques » du passé. Nous revenons dans cet article sur le match nul deux partout, survenu au Vélodrome le 7 octobre 2012. Il ne s’agit pas de la confrontation la plus spectaculaire mais l’une des plus consistantes en termes d’apprentissage.

 

Retour dans le temps 

A l’aube de l’automne 2012, le PSG est un club bien différent de celui de 2018. Pas de Mbappé ni de Neymar, le onze est construit autour de joueurs cadres comme Maxwell et évidemment la star de l’époque, Zlatan Ibrahimovic. Tout droit arrivé du Milan AC contre la somme de 20 millions d’euros, le géant suédois rallie la capitale avec un statut de rockstar et porte fièrement le projet des investisseurs de QSI, arrivés un an auparavant.

Entraîné par Carlo Ancelotti, le club de la capitale réalise un début de championnat assez difficile. Après la réception compliquée de Lorient au Parc (2-2), les Parisiens enchaînent avec deux autres matchs nuls. Pointant à la onzième place, les hommes d’Ancelotti redressent la barre et signent quatre succès de rang afin de se hisser à la seconde place de Ligue 1 avant le déplacement de tous les dangers lors de la 8ème journée. Le Paris Saint-Germain se rend chez l’ennemi marseillais pour une rencontre alléchante entre les deux formations qui dominent notre championnat de France.

Fort de son mercato estival réussi avec notamment les arrivées de Thiago Silva, Ezequiel Lavezzi et Marco Verratti, le PSG doit se montrer à la hauteur. Les attentes des instances décisionnaires du club sont claires, gagner et instaurer une hégémonie sur le football national.

 

La rencontre

Dans un stade Vélodrome en pleine restauration, les Rouge et Bleu se doivent de faire un résultat face à des Olympiens défaits une seule fois en 7 journées de championnat.

Carlo Ancelotti décide d’aligner un 4-3-1-2 avec Sirigu dans les cages, Maxwell et Jallet dans les couloirs, une charnière brésilienne formée de Thiago Silva et Alex. Pour le milieu de terrain, c’est Marco Verratti qui endosse le rôle de sentinelle devant la défense, devant lui se trouvent Matuidi, Javier Pastore et Clément Chantôme. Le front de l’attaque est quant à lui occupé par le duo Ibrahimovic-Ménez.

 

Composition du Paris Saint-Germain 

Le coup d’envoi est donné devant plus de 40 000 spectateurs, sous la houlette de Tony Chapron.

Dans un match d’une rare intensité, les deux formations se neutralisent pendant les 15 premières minutes avant un emballement général qui durera jusqu’à la 32ème minute. En effet, galvanisé par son public, l’OM pousse et pose de gros soucis dans le couloir droit de la défense parisienne. Christophe Jallet peine à s’imposer face à André Ayew. Le Ghanéen lance parfaitement André Pierre-Gignac dans la profondeur, l’ancien Toulousain efface Jallet d’un crochet dévastateur avant de croiser sa frappe et de tromper Sirigu.

Les joueurs d’Elie Baup mènent 1 but à 0 mais cet avantage sera de courte durée. A la suite d’un corner botté par Maxwell, Ibrahimovic fait le ménage dans la surface, prend le meilleur sur Nkoulou et d’un coup de pied impressionnant, fusille Mandanda à bout portant. Le géant suédois relance la rencontre et permet aux siens de revenir à égalité, 1 but partout.

Jamais rassasié et soucieux de marquer de son empreinte son premier « Classique », Ibra prend ses responsabilités deux minutes plus tard. Monsieur Chapron accorde un coup-franc assez lointain (35 mètres) au PSG et l’ancien Milanais ne se fait pas prier en envoyant une puissante frappe flottante tout droit dans le petit filet d’un portier phocéen, complètement médusé. A cet instant, le Paris Saint-Germain reprend l’avantage 2 buts à 1. Malheureusement la passivité 7 minutes plus tard d’Alex va permettre à Gignac de signer lui aussi un doublé. L’international français qui prend le meilleur de la tête sur le stoppeur auriverde.

Les deux équipes rentrent donc dos à dos aux vestiaires après une première période très disputée.

Auteur d’une première période catastrophique, Pastore se voit remplacer par Kévin Gameiro afin de permettre à Ibrahimovic de redescendre d’un cran et de prendre pleinement le jeu à son compte. Un coaching qui aurait dû s’avérer payant mais l’ancien Lorientais n’arrive pas à redresser sa frappe après une offrande de Jérémy Ménez. La dernière occasion de la rencontre sera parisienne, Ibrahimovic organise un magnifique jeu en triangle mais le Suédois sera trop court à la réception d’un centre de Ménez.

Au terme d’un second acte assez terne, les hommes de Carlo Ancelotti ne sont pas parvenus à faire mieux qu’un match nul et se voit à ce moment de la saison, distancés de trois longueurs par l’Olympique de Marseille.

 

Enseignements et postérité 

Intervenu tôt dans la saison du club de la capitale, ce « Classico » n’a pas été un frein aux ambitions nationales de cette saison 2012-2013. En effet, le PSG parviendra à glaner le titre de champion de France en fin de saison, après l’avoir laissé filer une année auparavant, au Montpellier de Louis Nicollin.

Ce premier titre hexagonal acquis sous l’ère des propriétaires qataris, sera le premier d’une longue série qui va durer jusqu’à la saison 2016-2017. Néanmoins, cette hégémonie sur le championnat de France constitue encore aujourd’hui, un réel frein aux performances de notre effectif en Ligue des Champions. En témoigne ce seuil des quarts de finale que le club parisien ne parvient pas à dépasser depuis ce malheureux match retour (0-1) face à Manchester City durant la saison 2015-2016.

Concernant l’éternel adversaire marseillais, le rachat de ces derniers par un investisseur américain est une bonne chose dans le sens où le PSG peut réellement se jauger lors de ces confrontations. Malgré une invincibilité qui dure depuis le 27 novembre 2011.

Une réponse est à venir ce dimanche 28 octobre au Stade Vélodrome pour les hommes de Thomas Tuchel. Après un piètre match nul 2 partout concédé au Parc des Princes face au Napoli d’un certain, Carlo Ancelotti.

Quoiqu’il en soit, ALLEZ PARIS-SG !!

Valentin Dionot

Paris United

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