Après matchOeil du supporter

Le jour d’après

Une fois de plus, la plus belle des compétitions se termine trop tôt pour le PSG. Une fois de plus, ce qui ne s’était jamais produit nous estarrivé. Une fois de plus, les joueurs de la capitale sont passés à côté d’un grand rendez-vous. Et alors ? On fait quoi ? On boycotte la fin de saison ? On arrête de les supporter ? Certainement pas ! Puis de toute manière, on ne va pas se mentir. Si l’année prochaine, nos joueurs refont le même coup, on sera toujours là pour les encourager. Après, chacun vivra cette deuxième déconvenue à sa façon, avec sévérité ou clémence.Mais ne les abandonnons pas. Ne soyons pas dégoûtésde nos joueurs, et encore moins de notre club. Nous étions là avant, et y seront toujours après. Moi le premier ai été très remonté après la rencontre face à Manchester United. Plus on aime, plus on est déçu, plus on y va fort. Ce club coule dans mes veines, je l’aime. Alors à chaque fois qu’il trébuchera, je serais présent pour me relever avec. Une, deux, ou 100 fois s’il le faut. Celui qui ne tombe pas est celui qui ne vit pas. Nelson Mandela adit :  “Le plus important est d’apprendre à se relever”. Effectivement, les dirigeants se sont trompés après la première remontada. Pas sur le fait d’avoir acheté le joueur qui se rapproche le plus de Ronaldo et Messi, et celui qui peut atteindre leur niveau. Plutôt d’avoir pensé que c’était suffisant pour gagner la Ligue des Champions.

 

Ajouter du caractère au PSG

Aujourd’hui on a la preuve, s’il nous en fallait une, que pour gagner cette compétition, il faut des joueurs avec du caractère. Des joueurs que tout le monde déteste lorsqu’ils ne sont pas dans ton équipe. Des Thiago Motta, Sergio Ramos… On pense tous d’ailleurs qu’avec l’Italien la remontada n’aurait jamais eu lieu. On a besoin du mec qui va te couper une action, mettre des coups, la pression sur l’arbitre. C’est peut-être moche, mais ça marche. L’accumulation de stars ne suffira pas pour atteindre nos objectifs. Objectif tout simplement élevé pour nous. Le Qatar a voulu aller trop vite. D’où le fait de régresser année après année. Le club n’a pas fait les choses comme il aurait dû le faire, étape par étape. Je ne vous cache pas que l’éviction de Nasser Al-Khelaïfi m’a traversé l’esprit. Mais ne soyons pas ingrats et n’oublions pas où nous étions il y a dix ans. Ne devenons pas ces supporteurs capricieux qui ne vivent que par la victoire, et au moindre faux pas jettent tout à la poubelle. Sans notre président, jamais nous n’espérerions gagner la coupe aux grandes oreilles. Jamais nous aurions vu des joueurs de cette trempe dans notre club. Rendez-vous en compte. Soyez fiers d’être Parisiens. Ne laissez pas les autres vous mettre le doute sur le niveau de notre équipe. Ceux-là même qui donneraient tout pour gagner une coupe nationale et qui fêteraient ça comme une Coupe du monde. Il n’y a qu’en France ou gagner les coupes nationales et le championnat tous les ans est minimisé  ! Qu’on ait mis 1 ou 10 milliards qu’est ce que cela change  ? Personne nous enlèvera nos trophées. On m’aurait dit il y a 10 ans que nous gagnerons tous les trophées nationaux, tout en galérant en Coupe d’Europe, j’aurais signé des deux mains. Je voudrais juste que notre président soit moins gentil avec ses joueurs, car il ne peut être ami avec. Qu’il laisse carte blanche à Thomas Tuchel. Cet entraîneur a quand même fait des miracles avec un seul milieu défensif de métier. Je suis pressé de voir de quoi il est capable avec les joueurs qu’il aura choisis. Et ne croyez en aucun cas que nos joueurs s’en foutent royalement, tant qu’ils touchent leurs millions. Il suffit de voir la réaction de Kylian Mbappé et de Presnel Kipembe au coup de sifflet final pour s’en apercevoir. L’Europe entière est contente de notre nouvelle déconvenue. L’UEFA ne cesse de nous mettre des bâtons dans les roues. Ne les aidons pas. Plus la bataille est longue et périlleuse, plus la victoire en sera mémorable. Car je peux vous garantir que victoire il y aura. Je n’ai pas la prétention, ni même l’envie de parler à la place de chaque supporter. En ce qui me concerne, jamais je ne lâcherai ce club. Allez Paris, allez Paris, où tu es nous sommes là, tu ne seras jamais seul, car nous deux c’est pour la vie.

Mehdi Sefraoui