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La parenthèse francilienne de Kevin Trapp

Dithyrambique concernant son aventure parisienne au travers d’une interview accordée à France Football, Kevin Trapp a vécu une histoire plutôt tiraillée dans le club de la capitale. Retour sur les trois saisons passées par le portier allemand au Paris Saint-Germain. 

Un statut rapidement glané

Débarqué tout droit de Bundesliga et plus précisément de l’Eintracht Francfort, Kevin Trapp rallie le PSG lors du mercato estival de l’année 2015. Moyennant une somme de 9 millions d’euros, le gardien allemand ne tarde pas à chambouler l’esprit de son coach, Laurent Blanc. Dans une formation  au sein de laquelle Salvatore Sirigu est confortablement installé dans les cages parisiennes, les qualités démontrées par Trapp outre-Rhin, lui assurent la place de gardien numéro 1 très rapidement.

C’est plus précisément, le jeu au pied du jeune allemand qui plaît à l’entraîneur du Paris Saint-Germain. Au sein d’un dispositif prônant la possession et des phases de transitions rapides, il était primordial d’avoir une véritable rampe de lancement, très à l’aise techniquement et précis dans ses relances. Outre cette première qualité, l’école des gardiens allemands a une réputation qui la précède. Explosif sur leur ligne et dans un style assez atypique proche de celui des gardiens de handball, Kevin Trapp fait l’unanimité dés son arrivée. Il semble même, s’installer de manière pérenne dans les buts du Paris Saint-Germain.

Des performances en dents de scie

A postériori, il reste très difficile de réellement donner un avis quant au niveau de jeu affiché par Kevin Trapp durant ses trois saisons sous le maillot rouge et bleu. Si l’ancien gardien de Francfort s’est distingué en Bundesliga de par sa grande qualité de relance rapide, les supporters parisiens n’ont pas pu souvent admiré cette facette de leur nouveau portier. Après deux terribles erreurs le 11 septembre 2015 face aux Girondins de Bordeaux et une autre au mois de novembre au Santiago Bernabeu, difficile de se rendre compte de la réelle plus-value de Kévin Trapp vis-à-vis de Salvatore Sirigu. Néanmoins, il a été fait à plusieurs reprises le rapprochement entre cette récurrence d’erreurs de relance au pied et les méthodes de travail souvent décriées de l’ancien entraîneur des gardiens, Nicolas Dehon.

Cependant, tout n’est pas à jeter dans les performances de Kevin Trapp au PSG. En effet, sur la longueur, le portier allemand encaisse très peu de buts et s’avère être plutôt déterminant lors de ses duels en un contre un face aux attaquants. De plus, son objectif de devenir joueur international pour intégrer la Mannschaft a pu être atteint durant sa période passée au Paris Saint-Germain. Joachim Löw n’était pas insensible et cela traduit d’un niveau globalement satisfaisant affiché par Kevin Trapp.

L’ex-numéro 16 du PSG est d’ailleurs l’auteur de matches références notamment lors d’un classico compliqué d’octobre 2015, au cours duquel il repousse un penalty décisif de Barrada. Plus important encore, sa double performance sur la scène européenne face a Chelsea permettant à sa formation d’obtenir son précieux billet vers les quarts de finale de la compétition. De nombreux parisiens ont encore en tête son arrêt spectaculaire face à Diego Costa.

 

Un divorce à l’amiable

Outre ses quelques éclaircies, la fin de parcours de Kevin Trapp au Paris Saint-Germain fût longue et difficile. Notamment par la gestion catastrophique des gardiens orchestrée par Unai Emery et une perte de confiance symbolisée par la terrible soirée du 8 mars 2017 face à Barcelone. Malgré cela, le jeune international allemand a su se montrer professionnel jusqu’au bout et clame toujours haut et fort son amour du PSG. Cela même après son prêt puis son retour définitif auprès de son club de l’Eintracht Francfort.

Crédit photos : 20minutes.fr, francebleu.fr

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